{Les devoirs•épisode 31}

  1. Quelles sont les sept provinces basques ?
  2. Partagez votre inspiration : amour = ……………….
  3. Dans le livre que vous venez de terminer, y a t’il une phrase qui vous a marqué? (Merci Christelle02)
  4. Quel est le dernier concert auquel vous avez assisté? (Merci Peeka)
  5. Si tu gagnes 100 000 d’eauros au loto, tu fais quoi ? (Merci Kiki)

Des devoirs, c’est parti mon kiki, en voiture Simone, sur les chapeaux de roues.

{Le linge basque}

Tout le monde connait le linge basque : une toile en lin épaisse décorée de sept bandes colorées. Sept bandes pour les sept provinces basques : le Labourd, la Basse-Navarre, la Soule (provinces françaises) et l’Avala, la Navarre, la Biscaye, Guipuzcoa (côté espagnol). A l’origine la toile était utilisée pour protéger les bêtes agricoles contre la chaleur et les parasites.

Le lin a toujours été présents dans les paysages basques leur donnant une touche de violet sur un puissant vert foncé. Le lin  était un tissu sain, dont le rugueux de sa toile nettoyait la peau des bêtes des impuretés accumulées pendant leur journée de labeur.

Les couleurs présentes sur le linge permettait de marquer l’appartenance à un corps de métier : le bleu pour les pêcheurs, le vert pour les agriculteurs, le rouge pour les éleveurs.

Les créateurs de linge basque sont nombreux et il est parfois difficile de faire son choix :

Jean Vier  se distingue par la sobriété des couleurs. La marque dont les collections sont dessinées à Saint Pée sur Nivelle fait revivre, saison après saison l’âme du linge basque. On est ici sur des coloris somme toute assez classiques. Linge de maison et d’office, bagagerie et linge de bain. J’ai acheté mes grandes nappes chez Jean Vier à Bayonne, ainsi qu’une série de linge d’office aux couleurs de Bayonne. (La grise, sur la photo, la beige en bas et la beige et rouge)

Artiga : chamboule davantage les codes du linge basque sans en perdre les attributs que sont sa robustesse et son identité. C’est aussi un univers fait de rayures et de couleurs, pour une large gamme de produits  « malins » pour tous les jours. Linge de maison, sacs, pochettes, parapluie, table, déco, espadrilles et accessoires….

Tissage de Luz : Autre créateur de linge aux sept rayures, coloré et gai situé à Espelette.

1910 Lartigue : La visite de l’atelier s’impose à Ascain ou Bidos pour trouver les produits liés aux arts de la table. Pour l’été 2017, 1910 Lartigue annonce la sortie d’une ligne de vêtements à l’inspiration basque.

Helena : Pour ce qui est du linge de bain, une amie m’avait offert il y a 22 ans une série de serviettes de bains de la marque, serviettes que j’ai toujours ! (Série rouge). Elles n’ont pas bougé, pas un fil n’est tiré, les couleurs sont toujours parfaites. Je recommande.

 

{Le bonheur joue au Jokari}

Elle m’a regardé fixement et le temps s’est arrêté. J’ai d’abord été tentée de lui répondre que je ne savais pas, qu’il fallait qu’elle s’accroche, que ça finirait par passer. « Tout passe, il suffit de faire le dos rond et d’attendre des vents moins forts ». Elle m’a dit « et s’il ne revenait pas ? »  Je ne me souvenais pas m’être demandée si j’étais heureuse, ni ce qu’était le bonheur avant d’avoir trente ans. Et puis c’est sorti tout seul « Le bonheur joue au Jokari  » lui ai-je répondu. Elle a écarquillé les yeux, moi aussi. Il me passait parfois des choses surprenantes par la tête, pourquoi les disais-je à haute voix ? Je devais trouver une explication plus claire au sujet du bonheur.

A quoi ça ressemblait? Est-ce que ça faisait mal ? Ou pas du tout en fait? Le voyait-on quand il était là, devant nous, ou bien après, quand tout était fini ? C’était quoi le bonheur ? Il se cachait où ? Je ne savais pas ce qu’était le bonheur mais étais-je capable de reconnaitre le malheur ?

Dans mon monde, il faut absolument être heureux. Ho, je ne suis pas la seule et c’est devenu un enjeu majeur à la vie de ce siècle. Maminette me disait que le bonheur ça ne se trouvait pas dans les salades (Dommage, à l’époque j’étais végétarienne et je ne mangeais que ça), que le bonheur n’existait que si on avait connu le malheur. « Oui mais c’est quoi Mamie, le malheur ? » J’avais bien compris qu’une mauvaise note en maths, un petit copain devenu celui de ma meilleure amie, des parents divorcés, ce n’était pas « le vrai malheur ». Une ombre passa devant ses yeux. Elle m’a dit « c’est marcher à Laparade, voir des gens morts, alignés le long de la route, des soldats allemands qui t’empêchent de t’arrêter quand il y a quelqu’un que tu connais, et toi qui n’a qu’une idée en tête, ne pas t’arrêter, pour ne pas y passer aussi ». J’ai dégluti. Ah oui! Donc le malheur c’était vraiment malheureux. Alors, c’est quoi le bonheur Mamie « c’est dormir dans un champ de blé, regarder les étoiles et te dire que ni lui ni toi, n’êtes allongés au bord de la route. »

Sa réponse était belle, mais, nous n’étions pas en temps de guerre, de fait, pourrais-je trouver le vrai bonheur ?

Alors, comme les autres encore une fois, je me suis mise à le chercher un peu partout.  Il y a eu cette période, où en véritable stratège, j’avais tenté  de le débusquer partout. Je ramassais des cailloux, je faisais sécher des fleurs. J’inventais des images. Je dansais dans la cuisine. Je l’ai cherché dans toutes les petites choses de la vie quotidienne. J’en faisais des caisses. Comme si demander une bonne et vraie dose de Bonheur, celui avec un grand B,  n’était pas possible, nous devions nous satisfaire de mini bonheurs.

Mon bonheur est devenu une succession de tout petits bonheurs que j’ai collectionnés et rassemblés sur une cordelette douce autour de mon cou. J’avais peur qu’ils ne s’effacent ou pire, que je les oublie.

C’est à ce moment là que j’ai appris une chose essentielle. Alors que j’avais parfois été terrifiée à l’idée qu’on naissait avec une jauge de bonheur, de chance, ou de sérénité sensée se vider entièrement si l’on n’y prenait garde, j’ai appris que le bonheur ne faisait qu’aller et venir. Et ce qui était dingue, c’est qu’il revenait. Comme la balle de Jokari. Il ne revient pas toujours sous la même forme, ni avec les mêmes yeux, mais, oui, il revient. Il n’est pas éternel, mais ne peut pas disparaître totalement d’un coup d’un seul. Ce n’est pas une chose aisée, le Bonheur, et très souvent il fait mal, parce que le bonheur existe uniquement parce que le malheur, le vrai, l’a précédé. Et aussi, parce que quand il est là, on a qu’une peur, que déjà il ne s’efface.

Mais si on pense au Jokari, alors il s’agit juste d’attendre que l’élastique se tende à son maximum. Et se relâche. Alors la balle revient.

 

 

{ La saison du demi-pêche}

Je ne bois pas ou pour ainsi dire pas. Je n’en suis pas spécialement fière et l’ombre qui passe dans les yeux des gens attablés avec moi lorsque je commande un Perrier tranche en dit long : « Celle-là, c’est une ancienne alcoolo! »

Et bien même pas.

Je suis de celles qui pensent qu’on peut s’amuser sans toutefois boire exagérément. C’est moi qui ai inventé le slogan « sans alcool, la fête est plus folle. »

Certains boivent pour oublier ou dormir. L’alcool ne me fait rien oublier, bien au contraire. Mes petits démons viennent ricaner près de moi, roulent sous la table, volettent au dessus de mon crâne quand ce n’est pas directement à l’intérieur, en grimaçant de leur lèvres tordues. Ils ont suffisamment de constance pour m’accompagner  jusque dans ma chambre en sautant de marches en marches et ne pas me quitter jusque tôt le matin.

Il y a bien entendu des dommages collatéraux au fait de ne pas boire. Par exemple, quand, pour on ne sait quelle raison, vous acceptez un verre de quelque chose, vous êtes déjà très joyeuse à la deuxième gorgée. Ça a au moins un avantage,  celui de ne pas vous coûter une blinde avant d’avoir la bizarre impression de marcher sur des nuages, mais ChériChéri trouve ça nettement moins amusant parce qu’à ce moment là, il peut tout faire tout seul. Vous n’êtes plus en capacité de faire quoi que ce soit.

La fois d’après, vous agitez votre main devant votre verre ou la posez dessus en un signal sans appel : non, merci. La plupart du temps, il faut convenir que les autres tournent la tête ostensiblement en un « elle fait vraiment chier celle-là ». Sans doute pensent-ils que je les juge, mais loin de moi tout ça. Non, moi je ne veux juste pas me retrouver nez à nez avec un de mes démons.

Et puis , j’ai découvert le demi-pêche. Le demi-pêche, c’est un joli paysage parce qu’en pensée me revient le souvenir de la première fois où je l’ai siroté :  en regardant l’océan à mes pieds, assise sur un muret de pierres sèches. Le demi-pêche est aussi une musique, le fracas des vagues en contrebas s’est, ce jour là, insinué en moi. Le demi-pêche est une saison, celle des apéros, du ciel bleu, des jupes un peu courtes et des jours qui rallongent. Le demi-pêche, c’est les gens que j’aime avoir autour de moi.

Bref je déclare la saison du demi-pêche ouverte et c’est tant mieux, parce qu’on a eu deux chapitres de plus à fêter!

 

{La correction • épisode 30}

  1. Tout est bon dans le cochon, mais vous, vous préférez quoi ? (Foire au jambon oblige). Quand nous sommes arrivés au pays basque, j’ai découvert l’araignée de porc. Je n’avais jamais mangé ce morceau, inexistant sur les étals lot et garonnais. Mister T l’adore grillé à la plancha, mais je crois que l’incontournable jambon (mais pas de Bayonne , nous préférons le Bellota) a une place prépondérante sur nos tables.
  2. Aujourd’hui, j’accepte de : Laisser le vent en faire à sa guise
  3. A quand remonte la dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois ? (merci ChristelleA) hier soir. Première crise d’ado de mister T… oui on est pourtant bien loin de l’âge dévolu aux crises… ça promet…
  4. Jusqu’à quel âge peut-on avoir des cadeaux ? (Merci Claude) A 102 ans nous offrions encore des chocolats à Maminette, je ne vois donc pas d’âge limite. La seule limite étant l’inspiration.
  5. Quel est le rêve de gosse que vous avez réalisé (on excepte avoir des enfants, un mari et le travail que l’on fait) (Merci Marieal). Franchement je n’en sais strictement rien.

Je garde de la réponse 3 de Christelle A, le morceau de porc préféré de Karine, le rêve réalisé de Marieal, les coiffeurs de Christelle02, la réponse 1 de Corinne, la dernière première fois de Kiki, et la 2 de Lau parce que je sais qu’elle vient de loin, le salamanca et  l’eau dans le vin d’Ariane, l’âge des cadeaux d’Anne-Laure, les rêves de Caroline, la fête des grands-mères de Claude, la première fois d’Aurore (je déteste, j’ai toujours peur d’avoir mal positionné la voiture et qu’elle soit cabossée à la sortie!), le cocido espagnol de la grand-mère de Guilou, le vélo électrique de Coco.

Joyeuse semaine! Pour nous, les vacances commencent, ouf!

{Les devoirs • Episode 30}

J’adore le chiffre 30. C’est un de mes chiffres préférés. Alors vive l’épisode 30 des devoirs!

  1. Tout est bon dans le cochon, mais vous, vous préférez quoi ? (Foire au jambon oblige)
  2. Aujourd’hui, j’accepte de :
  3. A quand remonte la dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois ? (merci ChristelleA)
  4. Jusqu’à quel âge peut-on avoir des cadeaux ? (Merci Claude)
  5. Quel est le rêve de gosse que vous avez réalisé (on excepte avoir des enfants, un mari et le travail que l’on fait) (Merci Marieal)

Bon week-end pascal à tous et bonne chasse aux œufs aux petits (et aux plus grands). Chez nous une grande impatience s’est emparée de Mister T depuis qu’il sait que le lapin de Pâques n’existe pas. Hier, quand nous avons fait les courses et que nous sommes passés à côté du stand  » œufs en chocolat en tout genre » il m’a regardé d’un oeil noir « Et, Mam, tu prends rien? »  j’ai continué en feignant la surdité (elle a parfois bon dos, celle-là).

La chasse va t-elle tenir ses promesses ?

{Et le jambon ?}

Pendant une trentaine d’années, quand je disais où j’habitais, on me répondait « Ah, oui, comme les pruneaux! ».

Depuis quelques mois, quand je dis où j’habite , on me répond « Ah, oui, comme le jambon ».

Je crois que les gens connaissent les villes par les mets/aliments/nourriture dont elles sont l’emblème. Il y a donc les Cannelés de Bordeaux, les Muxus de Saint Jean de Luz, les Calissons d’Aix en Provence, les Madeleines de Dax, les Bêtises de Cambrai, la Tomate de Marmande, le Citron de Menton. Et vous devez en connaitre bien d’autres.

Hier a débuté la  foire au jambon. Elle date de 1492 et en est donc à sa 555ème édition. C’est une vieille dame honorable que la Foire au Jambon.

Le jambon est donc à l’honneur sur les deux rives de la Nive. Ferme les yeux, je t’embarque dans un avant goût de fête.

Regarde, là, les messieurs vêtus d’une longue toge en velours rouge avec un col vert vif et dont l’épaule est recouverte d’insignes et de pins. Ce sont les messieurs de la Confrérie du Jambon. Ils sont chargés d’élire le Meilleur Jambon. Ils sont la caution de la foire.  Regarde les, ils partent défiler dans toute la ville.

Regarde, là c’est Pottoka et ses amis. Pottoka c’est la mascotte de l’Aviron Bayonnais. Il est rigolo non? Il tire son nom des poneys traditionnels basques qu’on appelle Pottok. Ariane qui a été la photographe officielle des journées du handicap mercredi l’a pris sous toutes ses coutures. Il faut dire que Pottoka est un cabottin. On continue ? Ecoute la musique sur le Carreau des Halles. Un cours de Zumba ou tu préfères regarder les danseurs de Mutxiko ? Moi aussi, cette année c’est sûr, je vais m’essayer à cette danse traditionnelle qui se danse en cercle. J’en ai toujours eu envie. Si tu veux, on peut suivre aussi les musiciens et les fanfares qui se baladent et font le tour de la ville?

L’année dernière je pensais que nous ne pourrions jamais assister à la Finale de l’Open de Pelote, et bien cette année, nous y sommes invités.  Mister T saute de joie, tant il adore la pelote. Je ne comprends pas cet enfant qui n’aime que les sports qui le mettent en danger (golf, tir à l’arc, pelote).

On pourra aller prendre un cours de cuisine ou regarder les concurrents du concours d’omelette au jambon, on pourra se régaler au Village des charcutiers en grignotant avec les doigts des casse croutes à tomber. Avec nos loulous, on ira visiter la Ferme qui y est adossée  où cochons, lapins, poules et ânes feront le bonheur des enfants.

Alors, ça te tente ?

Et la photo ? Et bien il y a du jambon!