La correction des devoirs d’Anne-Laure

  1. Quel est votre plus vieil ami ? Je suis partie sur un ami que je côtoie encore parce que sinon, j’aurais pu vous parler de Dominique qui m’offrait des pâquerettes quand nous avions 5 ans et que je croise de temps en temps. j’ai choisi David, rencontré quand j’avais quinze ans. Hier en somme. En ce moment, on fait un peu la grève du téléphone parce que je suis partie habiter trop loin de sa campagne et qu’il considère que je l’ai abandonné. Du coup je vais l’appeler aujourd’hui!
  2. Quel est votre animal totem ? Le lion (mon dieu, mais quelle originalité)
  3. Dit-on souvent de vous quelque chose qui est totalement faux ? Que je suis froide et inaccessible. Mais PAS DU TOUT, je suis simplement timide.
  4. Quel est le rêve de la semaine qui vous a le plus marqué ? Je nageais à Cénitz, c’était super chouette.
  5. Vous pouvez lire dans les pensées de : à peu près tous mes enfants, souvent je termine les phrases des gens et je tourne les talons une seconde avant qu’on dise un truc qui me déplairait, mais je ne sais pas si on peut considérer que c’est la même chose.

Et voici donc ce que je garde de vos réponses : la réponse 3 de Nolwenn (il parait que c’est caractéristique des bretons  :), de Karine son animal totem (moi, je crois que c’est l’antilope), les rêves de Jodie, la réponse 5 d’Inès, de ChristelleA je garde la 3 (si, si je t’assure <3), la 5 de Peeka/Emilie, de Kiki je garde Alain dont j’entends régulièrement parler mais que je n’ai jamais rencontré (et sa réponse 4 aussi. Je me demande bien ce que ça peut vouloir dire ), la 2 de Christelle02, le rêve d’Anne-Laure <3, le plus vieil ami de So, et celui de 4 de Caroline, et celui de marieal et les plus vieilles amies d’Aurore.

Bonne semaine à toutes, portez-vous bien!

Les devoirs d’Anne-Laure

  1. Quel est votre plus vieil ami ?
  2. Quel est votre animal totem ?
  3. Dit-on souvent de vous quelque chose qui est totalement faux ?
  4. Quel est le rêve de la semaine qui vous a le plus marqué ?
  5. Vous pouvez lire dans les pensées de :

Merci à Anne-Laure, qui à l’épisode 28 avait des tas d’idées.  Si vous aussi avez envie de poser une question la semaine prochaine, n’hésitez pas. Plus on est de fous, plus on rit!

Joyeux week-end!

Pic by Yoori-Co

Vendredi confession, c’est reparti!

Cette année, je découvre certains petits bonheurs  liés à mon activité professionnelle. Et ça pique un peu.

  1. Je travaille.
  2. Certains ne comprennent d’ailleurs pas que j’appelle mon activité, un travail. Je cherche à lui trouver un autre nom, mais mes enfants et mon mari m’assurent qu’on s’en fout des autres. J’avoue que j’ai du mal avec ce concept (de s’en foutre des autres). D’ailleurs j’ai du mal avec beaucoup de concepts en ce moment, la cinquantaine, l’amitié, la pluie, l’automne en hiver. Excusez ces digressions.
  3. Donc : je travaille / À la maison.
  4. Certains ne comprennent pas que ces deux petits mots puissent fonctionner ensemble.
  5. Je répète donc : je travaille à la maison.
  6. Si certains ne comprennent pas, mon mari en revanche  a compris ce que ça impliquait :
    • je ne fais pas les courses en dehors des jours que j’accorde à cette activité (le samedi de 11h à 12H), le reste du temps je travaille.
    • je ne repasse pas, si ce n’est au bout de trois semaines quand personne n’a plus rien à se mettre et que je n’ai plus de place pour poser le linge en attente, parce que le reste du temps, je travaille.
    • Quand on veut me joindre, il vaut mieux me laisser un message . Autre solution m’appeler trois fois de suite. Sinon il y a de fortes chances (risques?) que je réponde pas (ou seulement le soir après vingt heures)
    • Mon porte feuille se porte bien, vu que je me tâte pendant trois semaines avant d’aller faire du shopping et que le jour où je suis décidée il pleut/  J’ai pas envie de bouger la voiture/ et puis, j’ai du travail.
    • la salle à manger, le salon et la cuisine sont « mon bureau » et ne peuvent être mis en ordre sans un document signé de ma main en triple exemplaire, parce que toutes ces pages: Ok, vous avez compris : c’est du travail.
    • Quand ChériChéri me demande de faire du public relations (sourire et être une potiche dans un dîner/cocktail/soirée auprès de gens dont les conversations m’ennuient et auxquels je réponds par hochements de tête et des onomatopées), que je fouille dans mon agenda à la recherche d’un autre rendez-vous (mais je n’ai jamais d’autre rendez-vous), bien souvent il renonce à ma présence. Tout seul. Comme un grand. « C’est pas grave dit-il, ce n’est pas important, (je lui avais bien dit!) et puis tu as ton xxx » (remplacez les x par le mot qui convient)
  7. Je refuse d’écouter  toutes les phrases commençant par « est-ce que tu pourrais » non, je ne peux pas plus que toi.
  8. Je n’aime pas trop quand on dit de mon travail que c’est un projet. Non, j’aime pas trop.
  9. Les regards lourds de sous-entendus quand les voisins passent devant la maison et qu’ils me voient sur l’ordinateur. Au choix ils se disent que je suis une geek/ une fainéante/ une mauvaise mère. Peut-être qu’ils ne se disent rien et qu’ils secouent la tête en pensant à Mister T aux prises avec la folle que je suis. Il faut dire que je passe 125 fois ma main dans les cheveux (ne m’appelez-pas MLP), que parfois je ris toute seule. Et même, je pleure. Mais ça, c’est quand je n’arrive à rien ou que Marie (Marie c’est elle) est émue. Du coup je le suis aussi.
  10. Certains me disent « de toute façon, tu ne peux pas travailler 8 heures de rang à cette activité, tu dois avoir plein de temps disponible maintenant » Bien souvent je ne dis rien, mais si tu veux, viens passer une journée avec moi et tu verras si je ne reste pas huit heures (8 heures) assise à ma table. Mes gosses ont testé et finalement ils préfèrent aller à l’école, même quand ils sont malades (mon bureau = le salon = pas de télé)
  11. Du coup quand les gens me voient lire, ils s’écrient « mais là tu ne travailles pas! » Si je travaille, et c’est du temps non encore comptabilisé dans les huit heures, attends, je le rajoute.
  12. J’aime moyen les regards des animateurs qui me voient arriver à l’arrache, les yeux exorbités et les cheveux dressés vers le ciel comme des antennes. La discussion que j’ai eue avec l’une d’elle dans la semaine, au sujet de la cantine (à laquelle Mister T ne veut plus manger) en est un parfait exemple : « de toute façon, si vraiment ça ne s’arrange pas, vous êtes à la maison… » (Tout est dans les points de suspension) Et moi, de me tortiller, de tordre mes doigts (des fois, je me saoule moi -même) « oui, mais enfin, je travaille à la maison » (j’ai bien appuyé sur le mot travaille) et son haussement d’épaules et de sourcils qui s’en sont suivis m’ont  laissé perplexe. Les épaules, j’aurais compris, les sourcils, beaucoup moins.
  13. Et tout ça, Mesdames et Messieurs, pour des clopinettes, parce que ce n’est parce que tu écris, qu’un jour tu seras publiée (mon nouveau mantra) (à se répéter en boucle de six heures à vingt heures)
  14. Ah, oui je vous l’avais dit : ça pique !!

Belle journée en automne!

Un an, presque

Vous approchez des un an de votre vie en vacances et tu dois bien avouer que beaucoup de choses ont changé.

Mister T d’abord. Il a des copains alors qu’avant il n’avait que des copines. Il joue au foot (gardien de but, si, si, si) et connait les mots « corner », « touche » et leur signification,  il fait du tennis (le papa de son meilleur ami est prof de tennis. C’était le truc improbable selon moi, mais « il n’est pas si nul que tu le penses, loin de là »), il fait aussi du basket, il joue à la pelote à main nue (et toi avec, les bleus dans le creux de ta main en attestent), à la pala (avec petite chérie), il danse le mutxiko (pas toi) , a pris 10 centimètres (!) et autant de kilos (non, tu rigoles). Tu attends avec impatience qu’il se mette à chanter dans un choeur basque, la main sur le coeur justement, qu’il demande à jouer au rugby, ou qu’il rentre en te disant « egun on izan nue, ez duzu? ou un truc dans le genre.

En ce qui te concerne, tu as maintenant diverses options quand t’as pas trop le moral : tu vas voir l’eau salée. Tu fermes les yeux et tu entends l’océan rugir, tel un animal contraint de rester à sa place. Tu goûtes les embruns sur tes lèvres et tu collectionnes les larmes de sirène dans le fond de tes poches. Tu vas regarder le soleil se coucher, et accessoirement boire un demi pêche, tu vas courir sur le sable en pleine tempête. Des fois, tu te crois à noël alors que tu es en mai, c’est bien fait pour toi puisqu’à noël tu portais un tee-shirt. Tu vas marcher, ah oui, tu marches beaucoup, d’ailleurs il parait que ça se voit, mais t’en sais rien parce que t’as pas tes yeux au niveau de tes fesses.

Quand il ne fait pas beau, tu te dis que c’est pas grave parce que tu habites en vacances, qu’il fera beau dans une semaine et que tu seras toujours là et comme tu as tes jolies bottes en plastique tu sautes dans les flaques. C’est un peu pathétique quand même. Surtout pour Mister T.

Il t’arrive de sortir de chez toi en espadrille. Pas les espadrilles à la mode avec talon, jolie bride sur la cheville et tout et tout. Non, les véritables espadrilles plates, que tu roules parfois sur le talon parce qu’on t’a dit que ça faisait swag (pour toi, avant, ça faisait mamie). Tu as vraiment du mal à porter des chaussures à talons, parce qu’ici tout le monde est en baskets. Tu t’en fous un peu, voire ça te plait bien, mais ChériChéri pas du tout.

Il y a beaucoup de gens qui viennent te voir et tu trouves ça super chouette qu’ils se préoccupent autant de ton moral.

Le matin, tu dis Egun on et muxus et ça ne te pose plus du tout de problème.

Tu vas au cinéma toute seule. C’est con, mais t’aimes bien ça. Personne ne te voit chialer, surtout que ton problème d’hyper émotivité s’est encore aggravé, vu que maintenant tu pleures devant « Chasseurs d’appart » ou pendant un docu sur ABBA. Par contre il semblerait que le problème que tu rencontrais avec l’école se soit calmé, vu que ton coeur ne se serre pas quand tu déposes ton fils à la grille et que tu ne pleures plus en réunion parent/prof.

Tu vas à la salle. Et depuis quelques jours tu t’en fous complet de lever ton popotin alors qu’il y a du monde. Le monde, tu le vois plus et il parait que ton popotin va bien (merci).

 

 

 

 

 

 

La correction

  1. Votre semaine a été précise/pressée/précieuse ? précise et précieuse. C’était une semaine comme je les aime.
  2. Si vous deviez vous faire faire un tatouage, que choisiriez-vous ? Avant je rêvais d’une étoile sur mon pied, aujourd’hui ce serait un dessin de mon étoile, à l’endroit où elle veut.
  3. Dans quoi allez-vous vous lancer ? Alors donc je me tâte, mais la politique m’attire de plus en plus, et puis le basque (depuis le temps que j’en ai envie) et puis le surf.
  4. Qu’est ce qui vous a choqué cette semaine ? Comment les gens continuent à se moquer de Mme Macron au prétexte de son âge. Samedi nous étions chez des amis, j’ai sorti à une femme de mon âge toute ma théorie. Ça me hérisse les poils.
  5. Si vous habitiez au ciel, que prendriez-vous de haut ? La connerie.

Je garde de Marieal son tatouage (et il n’y a pas d’âge, l’année prochaine serait une bonne date!), la réponse 1 de Karine, le recul de Jodie, les étoiles de ChristelleA, les tatouages de Sophiefromthetrain que je suis ravie de retrouvée, le projet de longue date de Tine (mais le jeu c’était de dire quoi, maintenant ma curiosité est éveillée), la semaine de Corine, la Passacaglia de Claude, le choc de Ma Bretagne et moi qui en a choqué beaucoup, la réponse 3 d’Aurore, les photos pour Anne-Laure, souvent donné en réponse aussi.

Belle semaine à toutes, sous le soleil j’espère, et la chaleur!

Les devoirs•épisode je ne sais plus

Les semaines de quatre jours c’est chouette! Sauf que cette histoire de devoirs revient un peu trop vite à mon goût. On a à peine corrigé qu’il faut trouver de nouvelles idées.

  1. Votre semaine a été précise/pressée/précieuse ?
  2. Si vous deviez vous faire faire un tatouage, que choisiriez-vous ?
  3. Dans quoi allez-vous vous lancer ?
  4. Qu’est ce qui vous a choqué cette semaine ?
  5. Si vous habitiez au ciel, que prendriez-vous de haut ?

J’espère de tout coeur que les nouvelles arrivées cette semaine vont se prêter au jeu des questions des devoirs. Le but du jeu est toujours de répondre sans se prendre la tête, y prendre plaisir, y repenser si besoin, et puis allez renifler l’air du temps.

Joyeux week-end!

Pic by Alondra Olivas

C’était quand ?

C’est quand qu’il a commencé à t’aimer ? Lui.

Je n’en sais rien.

Peut-être était-ce dans cet échange de regard ce jour là, notre premier jour ensemble. Dans ma main qui le tenait pour partir en balade ou quand ma main, encore elle,  qui lui caressait le crâne et ses cheveux courts. Est-ce le jour où je l’ai pris contre mon cœur et l’ai serré aussi fort qu’il pouvait le supporter, jusqu’à ce qu’il arrête de pleurer silencieusement ? Est ce la première fois où je l’ai grondé et où je lui ai fait comprendre que je l’aimais tellement fort que je ne le laisserai pas devenir quelqu’un dont je ne puisse être fière. Est-ce ce jour là qu’il a commencé à m’aimer ? Le premier jour où il m’a dit maman ?

Est ce le jour où il a été tellement malade qu’il a pensé que je ne resterai jamais près de lui aussi longtemps, ce jour où je lui ai murmuré que ce n’était pas grave, que j’étais là, qu’il avait le droit d’être malade. Ou bien un de ces premiers matins où il n’osait pas se lever et restait sagement assis dans son lit à regarder ce qui l’entourait, ces matins là, où il savait que je n’étais pas loin et que, pour peu qu’il bougea légèrement, j’arriverai dans la seconde.

C’est peut-être les jours où je ne sais plus, les jours où je lui fais confiance et qu’il mène la danse de son sourire bizarre qu’il apprend à gommer pour un autre, plus conventionnel dans notre monde occidental. Ou bien est-ce les jours où je sais où l’on va et que je lui dis qu’ensemble ce sera mieux.

C’est quand qu’il a commencé à m’aimer ?

La première fois qu’il m’a dit je t’aime, ou la première fois qu’il m’a demandé pourquoi nous étions allés le chercher, lui et pas un autre ?

La première fois que je suis revenue le chercher à l’école ou bien la première fois où je suis arrivée en retard  et qu’il m’attendait derrière la vitre.

Ou alors, il y a quelques semaines, quand, après l’avoir grondé pour une broutille (être resté sur les écrans alors que le timer avait sonné depuis longtemps) tout est parti en quenouille. Ce jour là, à bout de souffle il m’a dit « sors de ma chambre je ne suis pas ton enfant ». J’étais préparée à « tu n’es pas ma mère ». Sa phrase m’a donc séchée. Je l’ai pris contre moi et lui ai rappelé que quand nous nous étions rencontrés les battements de mon coeur le calmaient très vite. On a renouvelé l’opération. Il s’est calmé en une minute chrono. « Tu n’es peut-être pas mon fils mais moi, je suis ta mère, il n’y a que le coeur d’une maman qui puisse avoir cette magie là » lui ai-je dit.

Mais, il ça il le savait déjà.

Un petit retour en Adoptie, il y avait longtemps…