Dans ma kindle

  • « La drôle de vie de Zelda Zonk » suivi de « Hanna » de Laurence Peyrin

C’est souvent mon problème, quand j’ai aimé un livre, j’ai envie d’en lire d’autres du même auteur. Après avoir beaucoup aimé « Miss Cyclone », j’ai donc embrayé sur ces deux là avec une nette préférence pour le second. Le premier m’avait laissé un goût d’inachevé (malgré un début prometteur) largement réparé par le deuxième. « Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… «  Hanna réfléchit à sa vie et  en fil rouge, la question « est-ce que tout le monde peut changer de vie ? » devient de plus en plus obsédante. Et d’ailleurs, pourquoi faudrait-il changer de vie ?

Dans Hanna, l’héroïne comprend qu’on a tous des secrets et qu’on a tous de petits arrangements avec la vérité. Il y a aussi une idée qui me trotte  dans la tête selon laquelle, en famille, on vit tous selon un rôle  qu’on s’est/qu’on nous a attribué, un rôle immuable malgré le temps qui passe (la rigolote, la râleuse, la tête en l’air, la rigide, l’aventurière….) et duquel il est parfois bien difficile de s’extraire.

  • L’inspecteur Chopra et l’héritage inattendu de Vasseem Kkan: un policier indien avec à la place de l’habituel chien, un éléphant. Imaginez Colombo avec un éléphant et vous aurez à peu près l’idée du bouquin.

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« Le jour où il prend sa retraite, l’inspecteur Chopra reçoit un gros, un très gros cadeau : Ganesh, un bébé éléphant. Légèrement encombrant… surtout quand le policier, lui-même têtu comme un pachyderme, décide de mener une dernière enquête sur le meurtre d’un jeune garçon. Dans la grouillante ville de Bombay, l’inspecteur et son imposant coéquipier partent à la chasse aux criminels. Des bidonvilles aux quartiers opulents, ils découvrent un empire obscur où le crime organisé fait régner sa loi. Et plus l’inspecteur Chopra creuse, plus il déterre des vérités dérangeantes que personne ne souhaite voir éclater au grand jour. Heureusement que « l’agent Ganesh » est là pour l’épauler et, surtout, pour veiller sur lui… » Un policier dans ma Kindle, en ce moment, c’est assez rare pour être souligné. J’ai adoré me laisser absorber par l’Inde. J’ai parfois eu l’impression que l’eau de la mousson ruisselait sur mon dos, j’ai senti les odeurs de nourriture, et collé un mouchoir sur mon nez en passant par certains endroits. Les descriptions sont bluffantes, l’histoire est charmante. Il s’agit du premier d’une série écrite par Vasseem Khan, à voir pour les suivants.

 

  • Amuse-bouche de Stéphane Carlier : J’ai commencé ce bouquin sur un vélo à la salle. Et. J’ai éclaté de rire lors de l’élément déclencheur. Le type envoie un sexto à un collègue plutôt qu’à sa petite amie parce que les deux conversations se sont superposées. Le sexto hors de son contexte est surréaliste et bien sûr la suite n’est pas aussi simple qu’on s’y attend.Le personnage que l’on pense au départ inintéressant s’avère délicieux, plein de ressources et capable de rebondir. Beaucoup d’humour donc, avec en pensée l’idée que cette histoire est peut-être celle d’un drôle de microcosme ministériel.

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« Julien, conseiller des Affaires étrangères, beau gosse ambitieux, vit une histoire avec Pauline, une superbe assistante parlementaire. Un soir, il lui écrit un sexto particulièrement cru qu’il envoie par erreur à Philippe Rigaud, diplomate chevronné à deux ans de la retraite. Une boulette qui fait l’effet d’une bombe dans le quotidien ronronnant du couple Rigaud. Dans celui, surtout, de Marie-Ange, la très sage épouse de Philippe qui, décidée à enquêter sur les infidélités de son mari, est loin d’imaginer ce qu’elle s’apprête à découvrir… »

 

  • Quand tu es parti » de Maggie O Farrel (après « Assez de bleu dans le ciel »). Histoire plus sombre que la première. J’ai eu un peu de difficultés à comprendre où elle voulait en venir, mais je me suis encore une fois prise au jeu de reconstruction des personnages et des époques.

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« Hospitalisée dans un coma profond, Alice se souvient : de l’amour fou avec John, un journaliste, fils d’un juif intégriste qui l’a renié ; de l’étrange enfant, puis de l’adolescente fragile et rebelle qu’elle a été ; de l’affection de sa grand-mère Elspeth et des heurts avec sa mère, Ann, beauté froide et énigmatique. Et tandis que toute la famille guette le moindre signe d’espoir, la genèse du drame affleure. »

J’ai adoré les questions en filigrane du bouquin « qu’est-on sensé faire de l’amour qu’on ressent pour une personne quand elle n’est plus là? Qu’advient-il de tout cet amour ? Doit-on l’ignorer, le refouler ou l’offrir à quelqu’un d’autre? » Ces questions étant valables pour plusieurs membres de la même famille. Si vous aimez reconstruire les histoires et chercher l’élément déclencheur qui amène à comprendre comment on a pu en arriver là, foncez!

Téléchargé hier : Le gang des rêves (merci Mam) et la tresse (vingt ans après tout le monde) Bonnes lectures à vous !

 

Vendredi Confession #6

Qui tombait un mardi. Et un jour férié. Le pauvre, je ne sais pas s’il va trouver lecteur, mais les vacances me font souvent cet effet. Je perds l’ordre des jours et j’avance sans trop m’en soucier.

Pour celles et ceux que ça intéresse, qui n’auront rien d’autre à faire, chez qui il pleut, il fait froid ou qu’un vent à décorner les bœufs sévit, pour celles qui sont de garde, seules ou allongées sur la plage, il est maintenant temps de faire un petit retour d’expérience sur les dernières semaines en ce qui concerne mon « projet ».

Les quarante- neuf chapitres sont terminés, d’autant plus que finalement il n’y en a que 40 + 1 (le +1 ayant une véritable importance à mes yeux). Il me manque encore les remerciements qui semblent être vraiment importants, ça fera donc 40+1+1.

J’ai terminé sur la terrasse, face à la mer, un mercredi matin, avec un fichu rayon de soleil dans l’œil qui me forçait à écrire en le fermant (l’œil, pas le soleil). En se levant le matin, mes amours avaient dû sentir quelque chose (et le fait que j’étais levée dès potron-minet, les cheveux hirsutes, les yeux comme ceux d’un panda et pas encore douchée n’y était absolument pour rien). Quand je les ai vus quitter la maison les uns après les autres, j’ai pensé qu’ils avaient dû lire sur mon visage la proximité de la fin (du projet, pas des haricots). Ou le début de leur tranquillité. Il était urgent que ça arrive d’après eux (parce que moi je me trouvais plutôt sympa). J’étais donc seule à la maison (ceci n’étant pas à proprement parlé le signe que j’étais vraiment trop cool) quand j’ai étendu mes jambes sous la table, croisé les mains derrière ma nuque et poussé un long soupir. Je m’étais fixé fin août pour terminer, c’est arrivé en tout début de mois. C’est bien ai-je dit tout haut faisant fuir le nuage qui s’obstinait à rentrer dans le salon.

Une question me taraude encore : doit-on écrire fin à la fin ?

Après deux ou trois jours de flottement, une danse de la joie sur un carrelage blanc purement 90’s, des verres cognés les uns contre les autres, un « c’est bon, maintenant maman, on va pouvoir faire des trucs », j’ai commencé une nouvelle routine, la relecture, beaucoup plus light que la précédente car je ne corrige que deux heures par jour. Il s’agit de la ixième relecture puisque chaque chapitre a déjà été corrigé puis validé par Mr x  tant au niveau de la forme que du fond. Je dois avouer que j’aime bien les corrections. Sans trop savoir pourquoi je me laisse prendre par l’histoire et les personnages qui m’agacent quand ils doivent le faire et me font sourire au bon moment. Pas de souci, ici on ne pleure pas.

Relecture à voix haute. J’ai donc normalement commencé par le chapitre 1 qui était en zone de repos depuis avril dernier et sa validation par Mr X. Le fait d’avoir laissé l’ensemble se décanter plusieurs mois (4 en fait) est très interressant parce que les erreurs ou les facilités sautent aux yeux. Le but est d’alléger l’ensemble. Enlever les redondances, les redites, le remplissage, les mots en trop, les phrases en trop, parfois des passages entiers en trop. Le but est d’entendre la musique, que les phrases glissent en bouche, de retravailler la ponctuation et les silences.

Relecture après impression en suivant le plan initial entièrement stabilobossé et un peu crade : qui me suit depuis octobre quand j’ai commencé à travailler avec Mr X. Cela permet de fermer les portes ouvertes. L’idée c’est de donner une réponse à une question posée à un moment ou à un autre du roman (j’appelle ça le paiement, je ne sais plus trop pourquoi et j’ai bien du mal à l’expliquer aujourd’hui). La version papier me permet d’élaguer encore. Je déteste les bouquins qui fourmillent d’informations qui n’ont pas véritablement de raisons d’être, si ce n’est à mon avis faire des pages en plus, pages que je tourne allègrement  sans les lire.

Tirer des plans sur la comète : Partie très agréable s’il en est. Il s’agit donc de travailler l’illustration. J’ai la chance d’avoir une illustratrice qui m’a proposé de faire la couverture (^-^), je ne vais pas gâcher mon plaisir. Savoir comment je vais faire pour que l’écrivain qui m’a proposé de le préfacer le fasse réellement. Établir la liste de ce que je voudrais que mes premiers lecteurs  prennent en compte lors de leur lecture, puis pour la fin de l’année lister les maisons d’édition à qui je vais l’envoyer et mettre en place le procédé d’auto-édition sur Kindle Direct Publishing le cas échéant.

Penser au suivant : je crois que c’est une maladie, je ne vois que ça. Cela fait deux ou trois matins que je me réveille en pensant à une nouvelle histoire, de nouveaux personnages et que je pense à ouvrir un nouveau carnet.

Ne pas trop penser à l’article de l’Express et ne pas se demander si on considère faire partie de ces écrivaines.

pic by Araine L

Billet d’excuse

Y a les nuages qui plombent le ciel basque et puis il pleut, alors j’ai pas envie. J’ai peut-être enfin réussi à lâcher prise, et appris à l’aimer pas trop mal alors, il ne faudrait pas que j’ai une rechute trop rapide. Et puis y a les mouches qui bourdonnent et les moustiques qui atterrissent sur les bras et font des marques violacées, pas raccord avec nos tenues.

Je prends le temps de faire autre chose, parfois c’est rien et ça fait du bien. J’avale les livres comme d’autres avalent les kilomètres. J’en fais autant qu’eux. Sans bouger d’un pouce. La nuit, je ne dors pas super bien alors je me rattrape. Le jour. Y a personne pour dire quoi que ce soit. Et puis, de toute façon il pleut. J’ai décidé de laisser faire mon corps comme il veut. Il est assez grand maintenant pour savoir ce dont il a besoin. Encore une semaine.

Et puis je crois bien que j’ai laissé un petit morceau de mon âme là-bas. Face à la mer.  Moi qui dis sans arrêt lui préférer l’océan, me voilà bien embarrassée avec la Méditerranée tatouée au fond de mes rétines. Et ce bizarre sentiment de l’avoir trompé avec elle et sa jupe qui lui bat les chevilles.Alors, je prends mon dernier rêve.

Je me dis que ça ne change pas le monde, que ça ne manque à personne, en gros que ça ne sert à rien.Qu’à ce rythme-là je vais encore avoir des courbatures. Et un brushing à refaire. Que de toutes façons j’ai pas de tenue d’été et aucune envie d’en avoir une, parce que, faut-il le rappeler, le ciel est gris.

Bref, je ne suis pas retournée à la salle.

Pic by Victor L

Une idée des vacances

Les vacances ce sont des magazines, il y en a pour tous les goûts, de la déco et des voitures, des tests de filles, de l’intelligent et du futile, des bouquins à gogo, matérialisés ou dématérialisés, un journal des vacances et un cahier de sudoku, deux-cent cinquante pages à corriger et une petite centaine à écrire encore.

Les vacances c’est un chapeau de paille, et un panier pour aller au marché, une jupe courte et des bermudas, des pieds nus sur la terrasse, sur le sable et des orteils qui frétillent dans l’eau, des lunettes de soleil et de la crème solaire, du sel sur la peau et de longues douches fraîches, des glaçons dans les verres, des boissons de toutes les couleurs et des parasols posés sur une tranche de citron flottante.

Les vacances c’est un fauteuil en rotin, une chilienne, une serviette de plage, un matelas posé au sol et un autre gonflé d’air qui parcourt la piscine.

Les vacances c’est un paysage, un dépaysement, une plage, une calanque, un château ou un musée, des ruelles étroites plombées de soleil ou tapies dans l’ombre fraîche, un port de pêche ou une ville grouillante, un marché matinal et un coucher de soleil.

Les vacances ce sont des activités que l’on retrouve ou des découvertes, des appareils photos en bandoulières, des pinceaux, des doigts qui courent et des notes de musique qui s’élèvent, du partage, des sourires et des yeux au ciel, des portes qui claquent et des câlins qui font du bien.

Les vacances surtout c’est le temps qui s’étire, qu’on oublie, après lequel on ne court plus et qui nous porte d’un bout à l’autre de la journée, tranquillement.

Faites-en ce que vous voulez, mais surtout fabriquez-les à votre image, comme bon, vous semble, de bric et de broc, ne succombez pas à la pression qui veut que des vacances doivent absolument être extraordinaires. Elles peuvent aussi être simples ou complètement gâchées. Ça ne sera pas grave et laissez-vous porter.

Parce que les vacances c’est souvent trois fois rien, alors voilà, on va rien faire.

 

 

 

 

 

Carte postale : le train de la Rhune

Quand on arrive à Sare, à environ 10 kilomètres de Saint-Jean-De-Luz, il y a d’abord la longue file colorée et bruyante des visiteurs devant le guichet. , Étrangement elle se résorbe vite, et nous voilà installés sur les bancs en bois verni du train de la Rhune. Des rideaux rayés rouges et blancs obturent les ouvertures en cas de pluie et c’est parti pour un voyage de 35 minutes à la vitesse spectaculaire de 9km heure.

Le voyage laisse le temps d’admirer les paysages grandioses qui s’offrent à nous : les montagnes qui se découpent sur le ciel moutonneux, les forêts dont les différents verts se répondent, les bruyères qui ponctuent les parois rocheuses, les moutons disséminés à flanc de montagne et déposés sur des pierres plates à coups de pinceaux.

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35 minutes de voyage, ça laisse aussi le temps de rêvasser en passant près d’une clairière où quelques mages et sorcières auraient été du meilleur effet, mais surtout, ça laisse le temps d’entrer dans la vie de ses voisins de banc. Il y a eu ces deux jeunes femmes avec chacune un enfant, qui les mitraillaient avec leur téléphone portable, papotant de ce qu’elles avaient fait la veille et ce qu’elles allaient faire le lendemain. Il y a eu cette famille avec ses deux filles, la plus âgée qui souriait devant l’appareil photo alors que la plus jeune tournait ostensiblement la tête à la moindre sollicitation paternelle. Ou bien, lors de la descente, ce couple avec une petite fille de cinq ans environ (j’adore décider de l’âge des enfants) qui lui parlaient en espagnol mais parlaient français ensemble. Bien sûr, je n’ai pas pu m’empêcher d’en chercher le pourquoi. Étaient-ils les grands-parents de la petite? Force a été de constater que la femme savait lire dans mes pensées parce que sitôt que j’ai eu pensé ça, elle n’a pas arrêté de lui dire de faire un sourire à maman, donner la main à maman, aller sur les genoux de papa. Ok message entendu. Alors, parce que les histoires, c’est moi qui les invente, je me suis dit qu’ils avaient adopté la petite fille en Espagne et qu’ils voulaient qu’elle conserve l’usage de sa langue. Mais ça ne collait pas. J’ai pensé que ce devait être des expatriés en  Espagne, où l’enfant était scolarisée et pour plus de commodités ils lui parlaient en espagnol. Bon, moi j’aurais fait l’inverse, mais chacun fait comme il veut. Alors, j’ai tourné la tête et vu ce petit garçon tout seul avec son père qui avait bien du mal à garder les yeux ouverts. Je me suis demandé ce qu’on pouvait faire, là-haut avec un petit bonhomme de deux ans et j’ai fermé les yeux ; j’en avais assez d’imaginer des trucs.

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Les infos pratiques :

Ne cherchez pas le parking, de toute manière il sera plein. Garez-vous le long de la route. Vous ne serez pas les seuls.

Tarifs : 18,5€/ adulte, 11€/enfant, 8€ pour les détenteurs de la carte d’invalidité orange.

Le sommet culmine à 905 mètres d’altitude; les conditions climatiques y sont souvent différentes de celles de la Côte Basque : penser à prendre de quoi vous protéger du froid, de la pluie ou du vent.

Les balades
Il est possible de faire de nombreuses balades à pieds à partir du sommet (voir carte IGN N° 1245 OT-TOP 25). Le sentier de la Rhune, balisé en jaune (itinéraire difficile) vous permet de redescendre à pieds jusqu’à la gare du Col de Saint-Ignace. Il faut environ 2h30 de marche pour la montée et 2h pour la descente. Il y a tout de même 736 mètres de dénivelé ! Le sentier est en plein soleil et non abrité, le terrain est glissant en cas de pluie. Il faut donc être bien chaussé. Bon, nous, on est flemmards, on a fait l’aller-retour en train.
Au sommet, nous avons pique-niqué, les yeux dans le paysage (et les fesses au milieu des crottes de moutons, ce que nous n’aurions pas fait s’il s’était agi de crottes de chiens. Vous noterez ici, l’injustice de la forme des cacas).

C’était un chouette moment, que nous referons, puisqu’il manquait une partie des combattants.

Dans ma kindle

Deux très chouettes livres dans ma kindle en ce début juillet qui s’annonce boulimique, sachant que j’en ai lu deux autres dont je ne vous parlerai pas). Donc, voici deux livres que je vous conseille de part la justesse de l’écriture la précision des émotions et l’économie avec laquelle cela est fait. En ce moment c’est ce que je cherche dans mon travail: l’économie.

Quand on n’a que l’humour d’Amélie Antoine :

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C’est l’histoire d’un humoriste adulé dont le spectacle doit être retransmis en direct sur TF1 devant des milliers de spectateurs. Une personne ne sera pas au rendez-vous et cette absence fera tout basculer. Ce roman est construit en deux parties. Dans la première on s’attache à la vie d’Edouard Bresson, son enfance, les drames qui l’ont jalonné et ont fait de lui qui il est devenu. On suit sa quête  du bonheur quand être connu fausse pas mal de choses. Dans la deuxième partie, on suit son fils dans un jeu de piste à travers la France à la recherche de son histoire et celle de son père. Une belle écriture, sensible, une description très juste des émotions, des liens pères/fils, de la difficulté de créer et de la solitude dans laquelle elle fait parfois se noyer les gens. Ici, pas de passage grandiloquent, pas de manichéisme. Juste la vie et les petits arrangements qu’on a tous avec elle.

Miss Cyclone de Laurence Peyrin :

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« A l’ombre du Cyclone, les célèbres montagnes russes de Coney Island, là où New York se jette dans la mer, Angela et June, deux jeunes filles que tout oppose, se construisent ensemble dans une amitié indéfectible. L’amitié féminine, dans sa force et sa singularité, est racontée ici de manière lumineuse par Laurence Peyrin, à travers quatre temps de la vie d’Angela et de June. Quatre temps décisifs qui coïncident avec quatre événements marquants de l’histoire. »

Rien de fantasque, on s’attache à la vie de deux femmes diamétralement opposées mais qui cherchent la même chose : le bonheur. Une vie tranquille, avec quelques rebondissements qui amènent à des choix de vie. On se dit « moi j’aurais pas fait ça » et puis très vite « ah, si peut-être… » Jolie plume aussi, concise, précise, elle ellipse pour laisser le lecteur libre d’imaginer la suite avant de donner la réponse. Beaucoup d’émotion jusqu’à la fin, qui nous fait finalement tout reconsidérer.

Oui, de bien jolies lectures.

Vendredi confession #5 qui tombait un jeudi

Il y avait super longtemps que je n’étais pas venue vous raconter des trucs de la plus haute importance et que vous mourrez d’envie de savoir. Ne rougissez pas, la curiosité est un bien joli défaut et comme je le dis souvent à Mister T « tu n’es pas curieux, tu veux savoir ». Donc voici un petit vendredi confession qui tombait un jeudi et qui parlait de livres, d’adoption et de recettes.

  1. Il y a donc eu la fête de l’école. Comme chaque année je m’étais inscrite pour tenir un stand. Mister T avait choisi « tirs au but ». Quand je me suis présentée aux maman de l’APE, je n’ai pas tout de suite compris pourquoi elles souriaient quand je leur ai annoncé. Ça n’a duré que deux secondes parce qu’après, tout est devenu clair. J’étais censée arrêter moi-même les buts. Bon, inutile de dire que j’ai modifié illico les règles et que chaque tireur devait s’engager à arrêter les buts d’un autre gamin. Ils étaient ravis. Et moi aussi, assise à l’ombre sur ma murette. De plus ma boite à jetons a été dézinguée en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
  2. J’ai écrit 32 chapitres de mon livre, soit plus de la moitié. Je suis super contente que ça avance aussi vite même si j’ai l’impression que je travaille parfois à vue. Il va falloir que passe à la prochaine étape : trouver des lecteurs pour qu’ils me donnent leur impression, chose peu aisée, l’auteur étant parfois à fleur de peau quand il s’agit de son bébé.
  3. Je suis allée au cinéma voir « comment j’ai rencontré mon père ». Malgré le pitch super intéressant de mon point de vue, je suis restée sur ma faim. Ce film ne parle pas du tout de l’attachement père/enfant comme je l’imaginais, ni de la parentalité adoptive, ni vraiment des migrants. Sur France Inter j’avais entendu une chronique qui disait que c’était un film poignant (je sais pas où, ou bien mon empathie a fondu au soleil), plein de tendresse (ok, ça peut-être, mais pas sûr non plus) le pire, je crois, c’est que j’ai regardé mon portable toutes les dix minutes et ça c’est malheureusement un signe.
  4. La BD: Sur IG @margauxmottin a présenté une bd sur l’adoption « l’adoption » de Zidron et Monin en deux tomes.  C’est l’histoire de la petit Qinaya, une jeune Péruvienne de 4 ans dont les parents sont décédés dans un tremblement de terre et qui est adoptée en France. Mais c’est aussi l’histoire de Gabriel, qui va devoir apprendre à devenir grand-père alors qu’il n’a même pas eu le temps d’être père. Petit à petit, un amour fort va se nouer entre les deux. (Tome 1) Bon, bon, bon comment dire? J’ai ri, j’ai pleuré aussi, on pourrait dire que j’ai beaucoup aimé. Et puis une boule s’est logée dans mon estomac et j’ai espéré qu’ils ne tombent pas dans le cliché, mais. Il faut croire que les clichés ont la vie dure. Parce qu’au milieu de moult possibilités, les auteurs ont choisi de raconter une adoption qui n’a pas été faite dans les règles. Forcément. Je ne sais pas ce qui les a inspiré ni si c’est tiré d’une histoire réelle, parce que les réflexions sont d’une justesse infinie. Ce qui m’agace, c’est qu’encore une fois on stigmatise les adoptants « prêts à tout pour avoir un enfant ». Dans le tome 2 on suit Gabriel sur les traces de la petite Qinaya, on s’éloigne de l’adoption et on se concentre sur les réflexions du grand-père à propos de la parentalité, de la mort des enfants, de l’âge… Je vous laisse juge, vous me direz.
  5. Après avoir eu ma période avocat, j’en suis à ma période mangue. Je vous livre mes recettes best of : tartare de mangue à la menthe : couper la mangue en petits carrés, ciseler la menthe, couper un fruit de la passion. Mélanger les ingrédients et si vous préférez en version plus sucrée ajouter une cuillère à café de sirop d’agave. La version salade : mangue + 3 riz + 1/2 poivron rouge, jaune et vert en lanières (je le précuis 2 minutes au micro ondes pour mieux le digérer)+ basilic +menthe + oignon vert ou rouge +jus de citron + cacahuètes ou noix de cajou concassées + copeaux de noix de coco. On mélange tous les ingrédients, un peu d’huile et du vinaigre de mangue (si vous avez sinon juste le citron) on refroidit et on déguste.