Les travaux #1

Avant, je veux dire en juin dernier, quand je l’ai rencontrée pour la première fois et que (naïvement) j’ai susurré sur son épaule « Oh, c’est formidable il n’y a presque pas de travaux. On va pouvoir l’habiter comme ça » (rapport à toutes les horreurs que nous avions déjà vues et pour lesquelles les travaux étaient obligatoires), j’avais une maison. C’est d’ailleurs pour cette raison (et le sol de l’entrée) que j’ai jeté mon dévolu dessus : il n’y avait pas beaucoup de travaux.

Le problème c’est qu’on n’avait pas encore signé le sous-seing, ni l’acte, ni rien. Le dérapage est survenu un peu plus tard, dès lors qu’elle a été à nous. Donc après le 22 décembre dernier. Et avant le 11 janvier. Comme un effet indésirable au mot « propriétaire » et dans un laps de temps assez court, pendant lequel je n’ai rien vu venir.

Et surtout pas que je suis aujourd’hui l’heureuse propriétaire de nombreux tas de poussières/gravats/lambeaux de murs de toutes sortes, murs entre lesquels il n’y a plus d’électricité (qui était la plupart du temps volante), ni de canalisations d’eau (en plomb), mais toujours avec ses carreaux de fenêtre « soufflés à la bouche, Chérie, ils sont trop beaux », qui laissent fort agréablement passer les courants d’air.

La première fois que je l’ai vue, elle était grande, elle était belle, elle sentait bon le sable chaud… heu non, pas tout à fait, mais si on se concentrait bien, que le vent soufflait du sud-ouest, et s’il n’y avait pas trop de nuages,  on pouvait discerner une petite (toute petite) odeur de marée. Au loin. Aujourd’hui, mon tas de gravats sent la poussière et le ciment.

ChériChéri est donc parti lundi soir pour lancer les travaux accompagné de notre Valérie Damidot perso. Il s’appelle Christian, Kiki pour les intimes (autant vous dire qu’en 16 salons et 3 maisons, nous sommes carrément super intimes, on ne compte plus les semaines que MonChéri a passées avec lui, à se cuisiner des pâtes au fromage et bouffer du saucisson sur le canap’ de Seignosse). Kiki n’avait pas vu la maison avant mardi dernier. On avait joué les rebelles super sûrs d’eux,  c’était peut-être un tort pensai-je en mon fort intérieur en ce mardi soir, quand je reçus les premières photos des travaux.

On me raconta alors, que le matin même, croquant allègrement dans un croissant au beurre offert par la communauté de biens qui nous unit ChériChéri et moi, Kiki avait fait un petit tour du propriétaire,  hoché la tête et caressé son menton, puis il avait remonté ses manches et il avait commencé.

Au départ, j’avais opté pour la version light du truc, histoire de pouvoir passer les vacances de février dans la maison pour m’accoutumer. « Il est important de pouvoir s’accoutumer pour mieux se projeter » avais-je argué à ChériChéri qui avait préféré se taire pour avoir la paix (on était au mois de novembre). Je crois pouvoir dire qu’à ce moment là, il savait déjà, mais il a jugé préférable de ne rien me dire. Et Kiki en a décidé autrement. Que ce serait-il passé s’il avait mangé une chocolatine ? L’histoire ne le dit pas. En tout état de cause, j’oubliais bien vite mes idées de vacances en février, et décidais illico que je m’estimerais heureuse de pouvoir flanquer dans un coin un sapin de noël en décembre prochain. Parce que cette semaine, ils ont attaqué la phase démolition.

IMG_5868    

IMG_5876

Le premier jour, j’ai pensé qu’à la vitesse à laquelle ils avançaient, ils auraient terminé le lendemain. Mais le mercredi on m’a dit « Ah bé, on n’a pas beaucoup avancé, c’est le jour 2… » Je ne posais aucune question, je ne savais pas s’il existait un adage concernant le 2ème jour des travaux, je ne voulais blesser quiconque, des fois que quiconque aurait laissé ses outils en plan, je ravalais mes questions et je pris mon mal en patience au rythme des photos que je recevais.

Ça prendrait du temps ? Ça me ferait toujours des vacances. Parce qu’il y a une vérité que j’ai déjà largement expérimentée : ça va toujours plus vite pour démolir que pour reconstruire et vu qu’ils ont démoli des trucs qu’on devait garder (les canalisations d’eau et l’électricité par exemple), je pense ne pas revoir mon mec avant trois mois.

IMG_5881

Avant

 

IMG_5882

Dans ce monde de brutes, je ne me lasse pas de regarder cette photo. Depuis l’entrée nous aurons une jolie vue sur le jardin (minuscule, autant qu’on en profite). C’est incroyable comme quelques murs en moins peuvent changer la donne.

Les inédits ne vont pas tarder à arriver. Désolée pour celles qui ont déjà lu l’histoire. Bises.

2 réflexions au sujet de « Les travaux #1 »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s