#Margauxtherapy

Je vous ai déjà parlé de mon obsession du moment. Enfin, je crois que je l’ai fait, mais peut-être que ce n’est pas ici.Bon, alors je vais reprendre pour que vous compreniez.

En ce moment je suis donc obsédée. Non, pas la peine de vous laisser parcourir par un frisson, on a beau être le lendemain de la Saint Valentin, je ne suis pas obsédée dans ce sens là du terme. Non, en fait je suis obsédée par le fait de retrouver La minute.

Cette obsession n’est pas nouvelle mais elle a connu un regain d’intérêt par la faute  d’Antoine PAJE et de son livre Et elle me parla d’un érable, du sourire de l’eau et de l’éternité. Je ne connaissais pas le pitch du livre. Je ne savais même pas que quelqu’un d’autre que moi pouvait avoir avoir ce genre de préoccupation. J’avais choisi ce bouquin parce que je trouvais le titre top et l’illustration de la couverture, itou (ça veut dire pareil). A la lecture des premiers chapitres je me suis remise à chercher quand avait eu lieu la première minute.

Je me suis souvent posé ce genre de question, parfaitement inutile je dois bien l’avouer. Par exemple « à quelle minute précisément a t-on pris la décision de vendre la maison/de changer d’orientation professionnelle/d’adopter un petit bonheur/ou n’importe quoi d’autre? » Quelle est la minute décisive où tout a basculé. Est-ce parce qu’on a décidé/réussi à être à son écoute, ou bien cela tient-il à autre chose? Grandes questions que de partir à la recherche de l’élément déclencheur. Il y en a toujours un. Un papillon à l’autre bout de la terre, un Tsunami en Asie, un volcan en Islande ?

Donc, en ce moment, je me demande quand s’est produite La Minute qui nous a conduits jusqu’ici. Ailleurs, j’ai pu dire qu’il s’agissait du 27 août 2013 en revenant d’une visite chez un ophtalmo qui m’avait dit que pour JoliPetitCoeur, il nous faudrait déménager. Cependant nous aurions pu choisir Bordeaux ou Toulouse pour nous expatrier. Ce n’était donc pas la bonne minute.

Et puis, ce matin, je crois que je l’ai (re)trouvée en ouvrant un carton. Tout au fond du carton, elle y était. Je l’ai vue, elle scintillait. J’ai souri aux nombreux souvenirs qui remontaient à la surface comme de petites bulles qui explosaient contre mon front. J’étais allongée sur mon lit. La baie vitrée de la chambre entrouverte laissait entrer un petit vent printanier. Je tournais les pages du livre et découvrais amusée des situations de la vie basque qu’elle racontait avec tant de bonheur que je crus illico que tout était possible. Puisqu’elle avait réussi, peut-être pourrais-je moi aussi réussir. De l’autre côté de la cloison la vie battait son plein, la musique sonnait fort et leurs cris m’avaient contrainte à l’exil, dans ma chambre.

Je n’ai qu’à fermer les yeux et tout revient. Je fais durer l’instant, surtout parce que pour l’heure, je suis assise sur un canapé qui n’est pas des plus confortables, dans une pièce où rien ne me ressemble et qui fait écarquiller les yeux des copines de PetiteChérie quand elles pénètrent dans la maison pour la fête de fin de période.

Je souris à nouveau. La première minute est là, entre les pages de « La tectonique des plaques ». Tout ça, c’est la faute de Margaux Motin. Oui, tout le monde ne peut pas avoir Matthieu Ricard ou Christophe André comme mentor. A l’époque, j’en avais choisi une autre qui se prénommait Anna, mais c’est Margaux qui s’est imposée sans qu’elle ne fasse de bruit. Elle a creusé son sillon tranquillement. C’était en 2013 aussi. Il devait y avoir une conjonction de planètes cette année là. Un truc avec la tectonique des plaques, sans doute. GrandeChérie avait acheté le livre et je lui avais piqué. Je me souviens avoir ri. Mais ri à faire pipi à la culotte. Comme tous les livres que j’aime je l’avais refermé pour le déguster, sans pourtant réussir à tenir très longtemps. Et puis, je suis tombée sur une planche. Cette planche:

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Alors voilà, comme dirait l’autre, c’est peut-être à cette minute précise que tout a basculé, quand à la place du top marchant sur la plage avec sa petite fille, je me suis vue moi marchant dans le sable en suivant des yeux un petit garçon basané courant sur la plage.

Ce livre, je l’ai retrouvé ce matin au fond d’un carton qui n’aurait jamais dû atterrir dans notre transit. Ce matin je l’ai feuilleté, j’ai à nouveau ri. Et puis j’ai tout compris, quand la minute a roulé sur mes genoux. Il y a de ces minutes qui comptent. #Margauxthérapy

 

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2 réflexions au sujet de « #Margauxtherapy »

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