Et le mouvement

C’est assez paradoxal. Après la montagne, c’est sans doute le mouvement qui caractérise pour moi le mieux le Pays Basque. Il est là, ne s’arrête jamais. Il est doux. Comme une vague. Et permanent. Comme une vague.

Il faut venir au moins une fois au Pays basque pour le ressentir.  Ici, tout bouge, tout le temps. Il parait que c’est la vie qui est comme ça. Que l’océan influe sur les esprits qui bouillonnent et crépitent. Qu’ils ne parviennent pas à s’arrêter. Même un instant.

Il y a les vagues d’abord. Elles viennent lécher les pieds des plus jeunes quand assis sur le plage ils creusent tunnels et construisent châteaux.  A peine a t-on eu le temps de pousser un petit cri, que les voilà effarouchées qui repartent vers le large pour mieux revenir. Je regarde les baigneurs qui montent et qui descendent, qui jouent aux montagnes russes des vagues, qui se jouent de la peur et qui rient, qui soufflent en cadence pour garder le rythme de l’océan. Et les surfeurs qui se délectent des rouleaux. Et pas seulement au printemps.

Il y a le vent aussi qui fait voler les cheveux et pleurer les yeux, qui nettoie les âmes tourmentées et fait s’éloigner les pensées tracassées. Il y a la pluie qui fait accélérer le pas, baisser la tête et sauter les enfants dans les flaques.

Et il y a tous ces gens qui marchent, randonnent, crapahutent, vélotent, montent à cheval, vespatent, roulent au pas, embouteillent , qui standuppaddlent, parapentent, skatent, bougent, kayakent, plongent, yogatent,  sur les chemins de randonnée, sur les routes de campagne, les sentiers littoraux, dans les forêts ou sur les plages, au cœur des villes ou sur les greens, dans les ruisseaux, les vallées ou la montagne escarpée.

C’est la nature même du Pays Basque que de bouger, alors pour ne pas être en reste, le basque se cale à son rythme. Est ce l’un qui fait l’autre, ou l’inverse ?

étoile

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