Ici-Cancun

J’ai un peu froid. Le froid, c’est un vieux pote que j’ai l’habitude de côtoyer. Il s’invite quand j’ai le trac, quand j’ai peur, quand je m’éloigne d’eux. Comme si leur présence à quelques jets de pierres me tenait chaud. Me remplissait. La nuit quand je n’arrive pas à dormir. La veille d’un jour important. Et parfois, le lendemain aussi.

Le froid n’est qu’une des nombreuses alertes que me lance mon corps. Et peut-être mon cœur. Mais entre mon cœur et ma tête il y a des « rivières infranchissables, des passages à niveaux fermés ». Mon corps est pourtant des plus consciencieux. Il revient à la charge à intervalles réguliers et sous diverses formes.Des fois que je ne comprendrais pas.

J’aurais étalé sur moi une couverture et peut-être replié mes jambes après avoir ôté mes chaussures. Je fixerai l’écran accroché au siège devant moi. Je retiendrais mon souffle  tant jusqu’à ce que nous ayons dépassé la grande flaque bleue. Du bleu. Une immensité de bleu en dessous de nous. J’aurais le vertige sans doute, mais pas celui qui va avec l’altitude, celui qui accompagne l’éloignement.  Le vertige de l’espace retrouvé. Celui qui me fait tourner la tête, parce que je n’en ai plus l’habitude. Et me coupe le souffle.

Le ciel sera bleu aussi. Clair et pur tout la haut. Ou alors sera t-il moutonné de nuages joufflus. Je me prendrais à rêver  que je peux sauter dedans et virevolter dans leur douceur. Comme tout le monde. Je compterais les fuseaux horaires qui défilent. Si j’y arrive. Parce qu’en apnée, rien n’est moins sûr. La grande flaque est grande et si je dois retenir ma respiration tout ce temps, ça risque d’être compliqué. Je crois bien qu’il y aura aussi cette sensation de fatigue qui s’abat sur moi dès que je pose mes pieds dans un avion.

Nous finirons par arriver. Là-bas.

Là bas, j’aimerais retrouver l’énergie, celle qu’on emmagasine quand on perd ses repères, celle qu’on gagne à regarder ailleurs, plus loin que ne portent nos yeux. Retrouver tous les battements de mon coeur. Un à un. Et la poésie dont je m’entoure, découvrir des couleurs dont je ne soupçonne pas l’existence et des paysages dont je ne sais rien.

J’espère revenir en vous disant de partir à votre tour. Même si ce n’est que quelques jours. Même si ce n’est pas au bout du monde. J’espère revenir en ayant trouvé une partie de ce que je cherche. Une partie de moi même, adoucie, un peu d’inspiration brute et de la paix surtout. Essentielle.

Je pars dans un bout du monde. De l’autre côté de mon océan chéri. Je pars. Comme toujours avec déjà au cœur l’impatience du revenir et de les retrouver.

Pour suivre notre aventure mexicaine retrouvez-nous sur Instagram @frombaionawithlove

ecc81toile

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3 réflexions au sujet de « Ici-Cancun »

  1. J’aime partir de l’autre côté de l’océan. La vie que j’ai vécue là-bas y était douce et paisible. Elle me manque cette vie.
    Bon repos et bonnes vacances.
    Barbara
    PS : instagram : c’est un compte privé ?

    Aimé par 1 personne

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