{Fin de match}

Vivre en vacances ce n’est pas de tout repos parce qu’il y a toujours un moment où cela doit s’arrêter et avec la rentrée, nous allons perdre  ce qui a fait l’essence même de la vie à la maison ces deux derniers mois. Depuis quelques jours, il y a comme un petit nuage qui suit chacun de nos pas que nous voulons plus lents et plus courts.

Là bas, nous avions l’habitude de marquer le dernier week-end des vacances par un pique-nique dans les champs, alors hier l’idée d’un pique-nique sur la plage s’est imposée. Ce pique-nique, il a fallu le bricoler avec les moyens du bord, parce que je ne l’avais pas anticipé. Je crois qu’il leur a plu : quiche courgettes/mozza/curry, tartelettes brebis/jambon, labné, melon, jambon, padrones sautés, fruits, chips et tortilla le tout embarqué dans de grands paniers puis étalé sur un plaid venu d’Equateur, et ce fut à peu près tout. Ah, non, j’oubliais ce qui fait l’alchimie de ces moments qui nous tiendront chauds quand nous serons passés de 8 à 4, puis de 4 à 3. Il s’agit d’ingrédients primordiaux sans lesquels aucun pique-nique ne vaut le coup :  appareils (photos et téléphoniques), mets instagramables, sourires XXL, cheveux qui volent, lunettes de soleil sur le nez (même après que le soleil se soit couché), lumière dorée, huile qui dégouline sur les doigts et sel à croquer sous la dent, un coucher de soleil  et le compte à rebours de sa disparition, cerf volant haut dans le ciel (un grand merci à Pascale, l’AVS de JoliPetitCoeur pour son cadeau de départ), sable immobile, vagues et rouleaux déchainés.

Une alchimie qu’il nous tarde déjà de renouveler. A l’automne ou au printemps en attendant l’été prochain.

Pic by @riane

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