{Blogging or not blogging?}

Hier, Violette écrivait un article sur l’existence des blogs, leur pérennité ou leur mort imminente (qu’on nous annonce depuis environ 8 ans) et leur ligne éditoriale. Surtout, elle s’interrogeait sur la difficulté à exister des « blogs à mots » à côté des « blogs de mode ». Et comment font-ils pour exister aujourd’hui où le nombre de blog est croissant  et où l’image prime sur les mots, où la rapidité doit être la norme ?

Quand j’ai commencé la « bloguerie », il s’agissait avant tout de raconter nos « histoires d’avant Lui », notre Number Four. C’était le 15 octobre 2008. L’adoption est un processus long et nous avions conscience qu’il allait louper plein de choses de notre vie, alors même qu’il existait déjà, quelque part. J’avais besoin de mettre en mots les tsunamis d’émotions par lesquels nous passions, parce qu’il était difficile de les partager avec des gens n’ayant pas vécu la même histoire. J’ai donc consigné un souvenir par jour, un humeur du moment, une émotion, raconté les personnes que je croisais et expliqué à l’enfant ce qui l’attendait . Ce blog avait des allures de journal intime je vous l’accorde, et j’assume totalement. Il m’a permis de poser des mots sur une aventure, et quelle aventure! Il m’a aussi permis de faire des rencontres, de celles que je n’aurais jamais faites si j’étais restée à me morfondre pendant quatre ans à attendre que ça arrive. Ça c’était le premier blog « Vent fort, mère agitée ».

Puis vint l’enfant et avec lui « Dans les yeux de Tanh » où je racontais notre vie à six, vue à travers les yeux extra-ordinaires de cet enfant. J’ai ensuite fait une incursion dans la « bloguerie » privée où seuls une poignée d’invités ont toujours la clé et puis, comme notre vie changeait à nouveau, je suis arrivée ici.

Mes blogs coïncident tous avec des tournants importants de notre vie. Je prends le temps de me poser et de mettre des mots sur ce que nous vivons. Seulement, voilà, les gens heureux n’ont pas d’histoire et il est parfois difficile de trouver une anecdote qui ait du sens  et résonne chez d’autres que moi.

Ici, forcément, comme je mets plus de mots que de photos et qu’il faut parfois être accroché pour aller à la fin de l’article, il n’y a pas de cadeaux de dingo à gagner, pas de collab avec des marques génialissimes et pas de monétisation non plus.

Alors, pourquoi bloguer? Parce que je crois bien que je ne peux pas m’en empêcher, et même quand je savais que je n’étais pas lue, je bloguais encore, c’est dire! Oui, mais pourquoi bloguer? Pour semer des paillettes dans nos vies (la mienne, la leur et la vôtre j’espère), partager, prendre le temps de dire, profiter du moment plusieurs fois (j’aime bien revenir en arrière et lire ce que j’avais écris le 4 octobre 2010), me souvenir et m’auto congratuler aussi. Ne nous le cachons pas.

Mais je suis aussi une fervente lectrice de blogs. Ce que j’y cherche?

  1. Qu’il y ait à lire. Déjà. Et pas qu’il n’y ait qu’un seul article par semaine, voire par mois. J’aime lire et je commence ma journée par les blogs au petit déjeuner!
  2. Qu’ils m’apprennent des trucs (quelle série regarder, quel livre lire, quel concert aller voir, où aller manger…)
  3. Qu’ils m’inspirent :  je ne fais jamais les DIY, mais j’aime que les blogs me donnent à voir la vie différemment.
  4. Qu’ils me donnent de l’émotion, m’amusent, me mettent les larmes aux yeux ou expriment la colère que je ne sais pas exprimer.

Et vous, qu’attendez-vous des blogs que vous lisez ?

Pic by Toa Heftiba Unsplasch

Publicités