{A comme Adopter, B comme Bonne nouvelle}

Mais jusqu’à quand?
Le monde de l’adoption internationale était en émoi depuis le mois dernier. Le gouvernement envisageait de fusionner l’AFA (Agence Française de l’Adoption) qui officie à l’international exclusivement et concerne les ministères des affaires étrangères et de la justice et Enfance en Danger  chapeauté par les ministères de la famille et des affaires sociales.
Je vous passe les détails mais en gros, s’il y avait dissolution de l’afa pour créer une autre agence, cela aurait entrainé des retards dans les dossiers de parents déjà en attente, voire (malgré ce que les sénateurs en disaient) un arrêt complet des dossiers. De plus, une nouvelle accréditation de l’AFA vers les pays d’origine aurait permis à certains pays de renégocier leurs accords et la France n’est pas en position de force pour négocier quoi que ce soit et ce pour de multiples raisons.
Mardi dernier, la ministre de la famille, Laurence Rossignol, a déclaré  à l’Assemblée nationale, que le gouvernement n’avait pas trouvé de « véhicule législatif qui permette, dans un temps rapproché, de procéder à la fusion entre les deux organismes ». « Nous ne ferons rien qui puisse inquiéter davantage les familles et mettre en cause les procédures en cours », a-t-elle aussi précisé. Laurence Rossignol continue néanmoins à défendre l’intérêt de cette fusion, envisagée « dans un contexte de baisse constante des adoptions internationales ». « Ce n’est pas un service à rendre à l’adoption internationale que de laisser les choses en l’état et de ne pas procéder à ce regroupement. Demain ou après-demain, il faudra néanmoins le faire », a estimé la ministre.
Ce n’est pourtant pas un changement d’entité juridique qui changera quoi que ce soit à la baisse inévitable du nombre d’adoptions à l’international, estime Nathalie Parent, Présidente d’Enfance et Famille d’Adoption, de plus, une fusion entre l’AFA et Enfance en danger serait compliquée à gérer du fait même qu’ils ne sont pas sous la houlette des mêmes ministères.
Plutôt que de fusionner les deux instances, les associations concernées préféreraient que le champ d’action de l’AFA soit étendu à l’adoption nationale. « Si le gouvernement veut agir en faveur de l’adoption, lance Nathalie Parent, il ferait mieux de s’occuper en priorité des pupilles de l’État dont il est responsable ».
Plus de 1 200 enfants adoptables en France ne trouvent en effet pas de parents.
Source : La croix 12 octobre 2016
{Quand, en 2007, nous avons cherché quelqu’un pour nous accompagner dans notre projet d’adoption, nous avons cherché. Cherché. Cherché. Mais vous imaginez bien qu’un couple ayant déjà trois enfants biologiques (oui, je sais, c’est pas beau comme mot, mais il a le privilège que vous le compreniez) n’était pas prioritaire (c’était peu de le dire.) La seule entité à accepter notre candidature fut l’AFA.
Une fois notre projet identifié, les papiers remplis, compilés dans un dossier, partis vers d’autres cieux, nous sommes rentrés dans la fameuse Waiting List des Philippines en octobre 2009.
A l’époque en être à ce stade signifiait : devenir parents à plus ou moins brève échéance. A l’époque, toujours, cela voulait dire 18 mois pour les Philippines. Bien sûr l’AFA avait ses zones d’ombre et ses limites : pas de coup de fil pour nous dire où le dossier en était, et pour peu qu’on soit en Province, absolument rien n’était mis en place, ni séminaire sur la parentalité adoptive ni accompagnement, rien en fait.
Finalement, ce n’est pas l’AFA qui a fait de nous les parents de Tanh et il n’est pas né aux Philippines.
Aujourd’hui les missions de l’AFA sont d’informer, conseiller et accompagner les parents dans leur projet d’adoption, elle permet aussi une adoption dans les meilleurs conditions possibles quant à la clarté du dossier de l’enfant et à l’intérêt supérieur de l’enfant.}
Pic David Schap
Publicités