{Happy V}

J’avoue que quand j’ai commencé, je me suis demandée si je serai douée. C’est une déviance que j’ai, de toujours commencer par me préoccuper de ça.

Est ce que je serai douée ?

Pour le bonheur, pour élever des enfants (qu’ils soient tous ministres, président ou l’un d’entre eux aura t-il le pied droit de Platini ?(mal barré)) pour diriger une entreprise (Apple n’a qu’à bien se tenir), pour supporter des collaborateurs, au violoncelle (soliste à l’opéra de Paris?), au ju jitsu (peut-être serai je championne de France?), au macramé (en faisant des œuvres qu’on s’arracherait), pour l’écriture (un best seller par an?), pour adopter (et si mon fils était Steve Jobs).

Je m’étais dit, c’est pas gagné gagné cette histoire.  Il y aura peut-être un problème d’atavisme, d’hérédité, peut-être de gène (on ne les connait pas tous, hein?) de psychogénéalogie (la grande mode ici).

Bref quand j’ai commencé, c’était il y a 33 ans et je dois dire que ce mec a de la constance. Parce que 33 ans plus tard, ce n’est toujours pas moi qui me réveille en disant « happy Valentine my love » (je ne suis pas douée). Je déteste Valentin et l’obligation d’offrir un truc ce jour là. Précisément. Alors qu’il y a 364 autres jours dans l’année susceptibles d’être justement les bons pour montrer qu’on est là, qu’on s’aime. Il y a les jours de rien, les jours de mou, les jours de joie et tous les autres.

Un doute me saisit à l’instant. ChériChéri lit-il mon blog ? Je ne suis vraiment pas douée.

Chéri, je ne suis pas contre le fait d’aller au restaurant, de louer une chambre d’hôtel (on a un parquet qui grince, c’est l’enfer) (merde mes enfants lisent aussi ce blog) (en même temps, comment ils croient qu’ils sont venus au monde) (ils le savent) (sauf Mister T, peut-être) ( mais lui, quand on dit « on monte faire la sieste » il répond, « ouais bé moi je veux un petit frère, n’oubliez pas »)(ça veut donc dire qu’il sait comment on fait les bébés) (il est mignon, il n’a aucune idée de l’âge qu’on peut avoir) .

Bon, j’arrête, je crois que je m’empêtre. Allez, hop, je retourne à mes amis de papier (ils me gonflent un peu, refusent le rapport au temps que je leur impose, mais maintenant je ne peux plus les abandonner lâchement comme je l’ai déjà fait avec Joséphine. Y a quelqu’un qui veille au grain) (et merci pour le chocolat)

 

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