{S’aimer soi même}

J’ai dû apprendre à m’aimer moi-même. Enfant, j’associais le fait de m’aimer moi même à « faire sa belle » ou crâner » dans la cour du collège. Je me souviens de ces jeunes filles qui faisaient le tour du terrain de hand ball en se donnant le bras et en faisant savamment bouger les cheveux qu’elles portaient longs à chacun de leurs pas, de leurs mains qui caressait une mèche pour l’accrocher derrière l’oreille ou celle qu’elles passaient derrière leur nuque pour soulever la lourde masse ondoyant dans leur dos. Je les disais prétentieuses. Je n’étais pas la seule à le dire, mais bon, dans l’histoire qui nous intérresse, il est utile de préciser que moi, je le disais.

Aujourd’hui je ne sais pas quel mot on utilise, j’espère qu’aucun n’a pris le relai.

Je pensais que s’aimer soi même c’était faire du nombrilisme, ne parler que de soi, toujours de soi, encore de soi. J’avais tort.

Ça vous parait futile et inutile de s’aimer soi-même ? Vous pensez que je suis à mon tour devenue prétentieuse ? Vous pensez que je ferai mieux d’aimer les autres plutôt que de chercher à m’aimer moi-même ?

ET bien non, je revendique le principe du s’aimer soi même. C’est même indispensable pour éprouver du plaisir et trouver du charme à la vie. Pas la trouver extraordinaire, mais simplement agréable à vivre. Imaginez comment seraient les  journées de quelqu’un qui se lèverait tous les matins en se trouvant bête et laid, persuadé de son infériorité et de son indignité à être aimé. Sans doute sa vie affective et professionnelle tiendrait-elle du calvaire.  Et celle de ceux qui l’entourent aussi.

Mais pourquoi diable devrait-on s’aimer soi même ? Pour aimer les autres. Pour s’adapter aux besoins d’autrui sans toutefois s’y aliéner, avoir la capacité de se transformer quand c’est nécessaire. Pour ne pas penser que si l’autre a quelque chose, moi, je ne l’aurais jamais. L’amour de soi nous permet d’accepter nos failles et nos défauts avec indulgence, quoique sans complaisance, nous autorisant ainsi à nous accorder une importance, alors même que nous avons conscience de notre imperfection.

Quelques petites choses à savoir pour commencer à s’aimer soi-même:

  1. Inutile d’avoir une vision précise de soi : il vaut mieux cultiver les illusions positives et s’estimer plus intelligents que ce qu’on est vraiment. La vision de nous-même est une construction de notre esprit, autant la rendre aussi plaisante que possible. Bien sûr, il faut éviter quelques écueils qui porteraient le nom de mégalomanie, nombrilisme et mensonges. A noter, il parait que les gens parfaitement réalistes sont toujours légèrement déprimés.
  2. Se reconnaître quelques valeurs: »je suis plutôt douée là ou là » et appuyer sur ces leviers pour avancer (il est toujours plus facile d’actionner les manettes qui ont un curseur plus élevé que les autres) , se ménager, protéger son territoire intime, sa santé physique et psychique, connaître ses intérêts réels. Il s’agit d’être une « bonne mère » pour soi-même, ou tout au moins une bonne amie avec soi même. « N’est-on pas la personne avec qui nous passons le plus de temps ».
  3. Il est exceptionnel de s’accepter totalement. Cette insatisfaction, inhérente à la nature humaine, permet de croire que la plénitude existentielle n’est pas un mythe. Il aurait suffit d’un rien pour que nous l’atteignions (cinq centimètres en plus, un tour de poitrine plus généreux, des yeux bleus, une appétence pour les maths ou une culture générale légèrement plus vaste par exemple), alors ne soyez pas inquiets, peu de risque pour que vous deveniez imbuvable.

C’était la minute psy suite à une conversation que j’ai eue avec GrandeChérie.  La phrase entre guillemets et en italique dans le texte est d’elle . Dorénavant vous aurez droit à une minute psy sachant que je suis pas psy du tout. Je vous parlerai d’un truc fabuleux que j’ai lu hier sur l’amitié entre filles et un chercheur de Standford, de Pénélope Bagieu et sa théorie sur les femmes que j’adore aussi mais dont j’aurais été tout bonnement incapable il y a cinq ans de ça. Du psy, de la moderie, tout fout le camp je vous dis!

La photo n’a rien à voir avec l’article. Ou peut-être que si finalement.

Publicités

7 réflexions au sujet de « {S’aimer soi même} »

  1. Tu as raison, autant ne pas être de mauvaise compagnie, alors aimons nous nous même.
    j’adore tes mns psy, moderie… avant tes mns sport.😘
    Je vais aussi aller faire un tour sur le lien de marieal

    Aimé par 1 personne

  2. merci. Je suis assez d’accord et j’ai personnellement trouvé un compromis : je ne m’aime pas du tout physiquement (à part mon regard), mais j’ai décidé que je ne changerai pas cet aspect des choses (je suis sure que le poids en plus ou en moins n’a rien à voir, puisque je suis passée par très mince ou par bouboule et ça n’a pas changé), mais globalement, je préfère le miroir de mon âme et de mes humeurs … et là, je sais faire le point sur ce que je suis, sur mes points forts, ceux que je dois travailler … et cela est nécessaire pour être bien et savoir / pouvoir faire le bien autour de soi, en commençant par nos amours.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s