{De la constance}

Dans la correction des devoirs, nous parlions de constance dans certaines réponses que vous donniez. C’est un joli prénom, Constance. Et il m’a amené à réfléchir.

Je crois bien que je n’ai jamais été d’une grande constance. Je suis la fille qui commence le ju jitsu en octobre et arrête en février par exemple, qui décide de se mettre au sport et arrête au bout de trois semaines, fait du violoncelle pendant sept ans et n’y a pas touché depuis trois ans. J’ai fait cinq ou six métiers différents dont certains ont à peine duré un an (juste histoire de comprendre que ça n’allait pas le faire du tout). Je suis celle qui renonce à créer un bullet journal parce qu’il sera inutile au bout d’une semaine, du fait du manque de constance justement, ou celle qui a eu de superbes amitiés qui se sont effritées et qui ne fait pas grand chose pour renouer les liens.

Je me lasse vite d’à peu près tout et j’ai une grande capacité à tourner la page. Je n’ai aucune constance ni discipline sur le long terme. Sauf ici. Et peut-être dans mon mariage. A moins que ce soit mon mariage qui ait une grande constance avec moi.

ChériChéri m’a dit samedi, ou était-ce vendredi, « en fait, tu es une créative. C’est l’idée qui te fait kiffer, mais la réalisation te saoule ».

Je ne savais pas qu’il me connaissait aussi bien. Il a finalement tout à fait raison. Oui, la réalisation me saoule.  C’est pourquoi je m’étonne d’être encore ici. Enfin ici, je veux dire sur un petit blog, quoi, parce que même si j’ai changé trois fois de crèmerie, j’écris toujours. J’écris encore. Et ça fait neuf ans que ça dure. Rien n’avait duré autant jusque là. Et ça, je vous assure, c’est un record. Absolu. Toutes catégories.

Je publie en moyenne 3 articles par semaine, sans compter les devoirs et leur correction (ce sont d’ailleurs les devoirs qui me demandent le plus de recherches) (ce qui en fait, fait 5 articles par semaine), sachant que j’ai 28 brouillons en attente et 12 articles sur l’air du temps qui n’ont jamais été publiés, l’air du temps étant changeant par définition (mettre un article sur Noël à Pâques, ce n’est pas terrible). Récemment une amie avec qui je déjeunais me disait « je ne sais pas comment tu fais pour écrire chaque jour « . Et si je vous disais que je ne sais pas moi même ? Certains matins, je m’étonne à trouver encore un truc à vous raconter (comme aujourd’hui par exemple).

Quand je m’assoie à ma table, il me vient comme une espèce de joie à l’idée de lire vos commentaires, une joie en comprenant que la question existentielle qui n’en ai jamais vraiment une, vous intéresse, une joie à voir que vous vous répondez sans que j’aie besoin d’intervenir que vous avez créé ici, une sorte de communauté, bienveillante qui plus est. Et tout ça en à peine un an. Voilà, c’est cette idée qui me fait kiffer.

Et si tout vient avec l’idée, je ne suis pas sortie de l’auberge. Parce que des idées, j’en ai à peu près toutes les quinze secondes.

Et vous, êtes-vous davantage dans l’idée ou dans la réalisation ?

Et puis en vrac :

J’ai lu quelque part (peut-être était-ce ici d’ailleurs, on peut donc me faire confiance) que quand on partage ses avancées sur son travail, ça le fait avancer. Je suis très heureuse de vous annoncer que mon premier chapitre a été entièrement validé. Je sais ce que vous allez penser, un chapitre sur quarante-neuf ça peut paraître peu, il était temps depuis le temps qu’elle nous bassine (je me bassinais moi même), et puis d’abord c’est qui qui a validé, mais, voyez-vous il n’y a pas de petites joies. Et celle-là est tombée hier en toute fin de journée, extrêmement bien. Tout comme les six récentes personnes qui ont aimé ma page FB. Je ne compte pas vous savez, enfin, si. En fait.

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