{Dans ma Kindle}

Il est temps de vous faire un petit retour sur ce que j’ai lu. De nombreux livres sont venus enrichir ma bibliothèque en ce début d’année. J’ai été saisi d’une frénésie cliqueuse. Il y a des romans dont j’attendais la sortie avec impatience, mais que je n’ai pas encore ouvert, des que je n’attendais pas et que j’ai pas lu non plus. Il y en a que j’ai lu sur papier et ça c’est la vraie nouveauté. Ce qui est le plus marquant c’est que ces derniers temps j’ai commencé beaucoup de livres sans parvenir à en terminer beaucoup.

e=MC2 mon amour de Patrick Cauvin. Je vous en avais parlé. Je me faisais une joie de le retrouver. Ado je l’avais adoré mais pas ce coup-ci. Non, je trouve que c’est très daté années 80 et puis j’ai vieilli sans doute. Je crois qu’il ne faut pas relire les livres qu’on a aimés. Enfin certains, parce qu’il y en d’autres, à l’écriture plus intemporelle, que j’aime toujours autant.

Article 353 du code pénal de Tanguy Viel : Je l’ai lu en entier, mais, en biais, c’est un de mes travers. Ha ha ha. « Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec. Il faut dire que la tentation est grande d’investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu’il soit construit. » Sujet intéressant parce qu’il s’agit de débattre sur la conscience des juges, du problème de l’intime conviction., et donc sur sa propre conscience. Qu’aurions-nous fait en pareille circonstances? La tension est palpable. On y parle très bien de la Bretagne, dont on voit les paysages, on s’amuse avec les mouettes guetteuses. On se prend au jeu. Aurait-on fait comme le juge ?

La délicatesse du homard de Laure Manel : Une amie m’en avait parlé et j’ai voulu voir ce qu’elle y avait vu. J’avoue que je n’ai pas tout à fait vu la même chose, mais je l’ai lu en entier avec plaisir. Ce qui, vous l’aurez compris, n’était pas gagné d’avance. C’est une histoire d’amour à deux voix distinctes, d’une écriture simple avec des chapitres courts, le rythme est calme mais sans trop de longueurs (on va de rebondissements en rebondissements.)

On ne voyait que le bonheur de Grégoire Delacourt. Décidément je crois que j’adore cet auteur. Il a toujours des phrases que je voudrais avoir écrites  et des images que j’aurais voulu avoir vu en premier. A lire même si, parfois, je me dis que c’est un peu convenu de dire qu’un livre est beau parce qu’il montre le cruel, le sombre et le violent et notre humanité pas si jolie que ça. Il vient au salon du livre les Belles Pages à Guéthary. Je vais y aller aussi.

L’atelier des miracles de Valérie Tong Cuong : Galerie de personnages attachants peints avec finesse dans ce roman censé lui aussi nous parler de notre humanité. Je trouve pourtant que l’ensemble manque de réalisme. On ne sait finalement rien de ce qui se joue dans l’atelier, que paf, ils sont déjà sortis. Plaisant à lire mais pas plus.

Trois jours chez ma mère de François Weyergans : parce qu’il parle d’écriture.

Ceux que je n’ai pas réussi à terminer « De tes nouvelles » De Agnès Ledig, « Comment papa est devenue danseuse étoile » de Gavin’s Clemente-Ruiz, « L’amie prodigieuse » de Elena Ferrante (Entre autres. Je garde les autres pour plus tard, mais pour ces trois là, je crois bien que c’est définitif).

Et vous quel sont les mivres que vous avez aimés en mars ?

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