Vendredi confession #3

Donc. Les rencontres littéraires des Belles pages à Guéthary. C’est passé: I did it!

Et comme je suis très gentille, je vous dis tout. (On dirait que pour de faux on est vendredi. Parce que vendredi, ce sera dimanche ou quelque chose dans le genre avec cette semaine de trois jours!)

Tout a commencé Vendredi 19 mai. Sans doute avant, mais l’histoire ne le dit pas.

22h34 : Moi à PetiteChérie : Dis chérie, tu aurais un marqueur genre Posca?/ Oui (Déballage des marqueurs) C’est pourquoi? C’est pour demain, pour qu’Il dédicace un carnet Moleskine. (Il = Grégoire Delacourt)

22h40 : J’essaie des couleurs sur la couverture d’un carnet (=foutu car moche, je vais le jeter, je n’aime pas les choses moches)

22h45: Je vais prendre le blanc. Blanc sur noir, ça va claquer!

22h47: Je vais aussi prendre orange. Orange c’est dynamique ou rose? T’en penses quoi de rose ? Non rose, pour un mec je ne suis pas sûre. Il ne va pas apprécier d’écrire en rose (mon père détesterait ça je pense) (il a quel âge, au fait Grégoire D?)

23h35: Aller-retour sur mon matelas: bleu c’était pas mal ou vert espoir. Vert espoir ce serait peut-être mieux.

Dans la nuit : J’ai rêvé que je nageais à Guéthary. Est-ce que c’est un signe ? Si oui, ça veut dire quoi ?

Samedi 20 mai

8h48 : J’ai la diarrhée. Super! Qui a dit que je n’avais plus de stress et que ma vie était d’une simplicité effarante? Pas mon mari en tout cas. Il commence à en avoir assez de jouer les psy au petit déjeuner.

8h54: Je ne suis pas obligée d’y aller en même temps.

8h55: Je peux toujours faire celle qui a oublié en disant à 17h30 « Merde, j’ai oublié d’aller à Guéthary! »

10h30 : J’essaie tous les hauts (noirs) et tous les pantalons/jupe (noirs) que je trouve dans mon dressing. J’hésite entre plusieurs noirs, celui-ci ou celui-là ? Bon, et bien ce sera noir.

13h45 : Il est temps que j’y aille. Je devrais peut-être me changer (des fois que noir quand même), des fois que j’aurais froid (le stress me donne froid), m’habiller moins cool (des fois qu’il m’adresserait la parole), m’habiller moins chic (des fois qu’il serait en jeans), prendre un cours de répartie accéléré avec Kiki (des fois que)

14h30: Là, il faut vraiment y aller. Je vais être en retard. « Quoi mon cœur, tu veux que je t’aide à faire tes devoirs? Mais oui, donne-moi ton livre ».

14h45: « Non, mais qu’est-ce que tu fous, maman, t’es encore là? Allez, file! Tout de suite! »

14h55: « Maman, t’as oublié tes posca! »

15h02: « Et tes carnets! »

15h03: La mort dans l’âme PetiteChérie me demande « tu veux que je t’accompagne? »

15h03: « Non, ma chérie c’est gentil. » (ça c’est ce qu’elle entend)(ce qu’elle n’entend pas : oui, ma chérie, viens donc avec moi, tu me tiendras la main, je ne suis qu’une toute petite fille, en vrai de vrai, tant pis si tu te fais chier tout l’après-midi) / « Bon, bé alors vas-y! »

15h07: Oh hé, ça va ! C’est dingue quand même, on n’est même plus libre de se mettre en retard comme on le souhaite !

15h10: Putain, je vais être en retard! Y aura pas de place pour se garer.

15h11 : Je pourrais faire demi-tour et dire que je n’ai pas pu me garer. Guéthary c’est minuscule. Ou leur dire que j’ai pas trouvé le fronton (non, ce mensonge ne tiendrait pas, ils savent parfaitement que je sais où il est)

15h30 : Ah dis-donc y en a une juste là! Bon, c’est un signe vous croyez ? (Un signe de quoi?)

15h35: Je suis tout de même en retard. Je vais peut-être avoir chaud après avoir couru comme ça. Et je vais me péter une cheville avec mes talons. C’est bien ma veine! Ah non, en fait, j’ai enfilé mes converses roses. Elles sont magiques.

15h40 : J’y suis! Y a pas beaucoup de monde. Je m’approche du barnum. À l’entrée il y a une dame (Isabelle = je vous en parlerai plus tard = le monde est tout petit) qui fait dédicacer un livre.

15h41 : Putain, putain putain, respire Nathalie, ne fais pas comme si t’en avais rien à foutre, ça nous changera. Respire je te dis, c’est. LUI!

15h42 : Donc c’est lui. Grégoire Delacourt. En fait, il est grand, elles sont rigolotes ses lunettes, il a des converses (=c’est un signe, non?), il est super couvert, il va crever de chaud. Ou pas. Peut-être que le trac ça lui donne froid. Un pont commun ?

15h43 : Je lui sors ma tirade « Bonjour, j’ai tous mes livres, enfin vos livres » (là, je décide de retirer mes lunettes de soleil) (ça l’amuse) (il lui en faut peu)(va falloir que je reprenne, j’en étais où au fait?) « J’ai tous vos livres dans ma Kindle est-ce que vous pourriez signer sur mon carnet? » « Non, je ne signe que sur le corps! » (lard ou cochon? Je suis sensée faire quoi = je vais rire (putain que je suis conne, pourquoi je ris?) « Bien sûr » me répond-il (il sort son bic) (je dégaine mon Posca) « Ah! oui, vous êtes équipée! » (non, ne ris pas) « équipée, et pas toujours folle vous savez » (sourire)(ça l’amuse)(ouf parce que quand même, qu’est-ce que je suis allée lui sortir?)(il y avait un sous-entendu là dessous?)  « C’est sur la couverture que j’aimerais que vous écriviez. » « Mais il est neuf, il sera foutu après! » « Mais non il ne sera pas foutu. Je pourrais vous donner celui-là, mais lui, il est vraiment moche » (je sors un carnet tout rempli de la vie de Marie et de notes) (il feuillète) (je répète : il feuillète) (putain, pourvu qu’il n’y ait pas de fautes) (il lit : « écrire, c’est une façon de dompter la fureur qui est en moi ») (regard appuyé) (putain, pourquoi le marque page était-il placé à cet endroit?)(Alerte rouge, il faut changer de sujet) « sur celui là, j’écrirais ce que vous direz tout à l’heure, à la conférence » (et là, j’ai vu très nettement l’inspiration arriver) (malgré ce que dit Musso, l’inspiration c’est pas des conneries) (ça a une couleur) (bleue, en ce qui le concerne) (#appelezmoidanieltammet) (là, il écrit) (c’est un peu long en fait) il me rend mon carnet et me dit « je tiendrai ma promesse » (je fais une moue dubitative, je fais très bien les moues dubitatives) « si, si. Vous me l’envoyez (il me donne son adresse mail) et je vous le préfacerai! ». Il me demande ma carte (bé, j’en ai pas) « la première chose que vous ferez en rentrant ce soir, c’est commander des cartes » il me fait la bise. Me dit « à tout à l’heure » et je m’éloigne.

15hjenesaispascombien ou peut-être quatreheuresmoinsquelquechose: Putain, je vais tomber, c’est malin, mais je ne sais pas marcher sur des nuages! Attendez, il faut que je trouve un endroit où m’asseoir. Les marches du fronton ça sera parfait. Le problème c’est qu’il va falloir que je me relève pour aller me rasseoir dans la salle de conférence. J’aurais bien besoin d’un cours accéléré de conduite sur nuages.

16h : J’ai réussi. J’ai réussi. Je suis assise au premier rang (c’est pas ma faute, c’est les nuages) ET j’ai un autographe de Grégoire Delacourt! Tu crois que ça se voit. Je souris niaisement. Je pense que les gens autour doivent me prendre pour une demeurée. Je m’en fous, je les reverrai jamais.

16h03 : Ah et bien si en fait. Isabelle est à côté. « Bonjour » / »Bonjour »

16h05 : Entrée de Jean-Louis Fournier ET Grégoire Delacourt (je les mets dans ce sens pour ne pas en faire trop)

16h05 : Maintenant arrête de sourire

16h05 : Tu peux faire semblant que t’en n’as rien à foutre

16h05 : putain c’est trop dur!

16h05: Et bien souris (pauvre fille) (c’est fou, tout ce à quoi on pense en une minute)

16h05 : hochement de tête dans ma direction (non, arrête, ne te retourne pas pour vérifier que c’est pas à celle qui est derrière toi) (putain, pourquoi tu t’es retournée?)

16h42 : fin de la conférence. Est-ce que tout le monde a l’impression qu’il leur a parlé en personne?

16h42 : Il a dit deux ou trois phrases dont je jurerais qu’elles m’étaient adressées. Ok, on va dire qu’elles m’étaient adressées. Et puis franchement il m’a parlé. C’est sûr.

16h45 : C’est con, j’avais prévu de demander à Foenkinos une dédicace. Mais là je ne me sens pas d’y aller. Grégoire D m’a fait un tel cadeau que j’ose pas y aller. Tant pis j’y vais pas. De toute façon j’étais pas venue pour lui.Vous avez besoin que je répète que j’étais juste venue pour Grégoire D ? Non, vous avez compris.

16h47 : Je vais rester pour la conférence de Foenkinos.Ce sera toujours ça de pris.

16h48 : C’est normal que j’ai envie de dire « J’ai assisté à la conférence de Grégoire. Je vais assister à celle de Foenkinos » (trouvez l’erreur)

16h50 : « Bonjour, je peux vous demander ce que vous faites dans la vie ? Vous connaissez Grégoire D ? » Putain et pourquoi mon cœur a-t-il décidé de sortir de ma cage thoracique? Je hoche la tête alors que je voulais dire non « j’en étais sûre! »…

(suite à un prochain épisode)

PS 1: Photo prise by myself, Vous les voyez mes petits nuages ?

PS 2 : Étoile, c’est parce que j’avais une étoile autour du cou et pas du tout parce que je le regardais avec des étoiles dans les yeux (ne vous inquiétez pas ChériChéri n’est pas jaloux. Enfin, pas encore) (mais ça pourrait venir)

PS 3: Beaucoup de putain dans cette histoire, mais il faut ce qu’il faut! Les « putains » sont comme une respiration. En fait.

 

 

11 réflexions au sujet de « Vendredi confession #3 »

  1. P….. c’est mieux qu’un polar ton récit, au petit déj avec le café qui refroidit tout seul et les comprimés qui attendent patiemment leur tour c’ est le top, mais c’est qui ? il a écrit quoi ? J’avoue mon ignorance et bats ma coulpe éclaire ma lanterne

    Aimé par 1 personne

  2. P….. il faut attendre la suite.
    P….. je crois que c’est mon mot fétiche, je sais c’est mal mais je l’ai très (trop) souvent sur les lèvres. Mais maintenant je sais pourquoi : c’est une respiration.
    P….. merci !

    Aimé par 1 personne

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