Les devoirs du week-end • épisode 42

Alors, voilà, hier soir ChériChéri et moi fêtions nos un an à Bayonne. Nous avons décidé d’aller manger au restaurant pour fêter ça. Ça et les vacances. Déjà, il a fallu trouver où. Ça nous a pris longtemps. Quand nous nous sommes décidés, la pluie nous a surpris en route. J’avais oublié de prendre mon parapluie, arguant que nous étions en juillet et que même si les nappes phréatiques étaient à un niveau alarmant, fallait pas non plus exagérer, quoi!

Bon, bref, la météo n’a rien voulu savoir de ma rébellion et donc, il a plu. Truc vachement étonnant ici en 2017 (je me souviens qu’en 2016 il ne pleuvait jamais, c’était juste pour me tromper, je crois) (et donc cette année, je ne sais pas qui a décidé de me mettre à l’épreuve). Avant de trouver où s’abriter, (sous un arbre, sous une tonnelle, sous un rideau de devanture) on s’est fait saucer. C’est bête, j’avais fait un brushing, histoire d’être jolie tout ça, tout ça. On s’est planqué sous un magnolia et on a attendu. Mes fringues étaient trempées et comme il faisait quand même chaud, je crois bien que ça sentait un peu le chien mouillé. J’ai fait celle qui. Cherchait ce putain de chien.

C’était le premier jour des vacances, alors j’ai prié pour que ça s’arrête vite. J’ai pas dû bien prier, ou alors, là haut ils en ont marre que je pense à eux uniquement quand j’ai besoin d’un truc, le fait est que l’orage a éclaté. Il y avait des éclairs dans tous les coins du ciel. Ho là, là aussi et encore là. ChériChéri en a eu assez de mes cris et il m’a embrassé. Voilà que maintenant en plus du chien qu’était planqué quelque part, j’avais des papillons dans le ventre et mes bras étaient remplis de chair de poule. Une vraie ménagerie.

À un moment, ça s’est arrêté alors on a couru au restau. Comme on est un peu fous on a demandé à manger dehors, sous le parasol. « En même temps, au point où vous en êtes… » c’était tout à fait ça. Donc on a mangé (des trucs super bons) et on a bu (un peu, beaucoup peut-être, en fait à un moment j’ai plus compté). On a beaucoup parlé aussi (et longtemps). On a fini par rentrer, parce qu’il n’y avait plus personne, sous un orage toujours incroyable. Pas de tonnerre mais on se serait cru en plein jour. J’ai rien dit j’ai fait que regarder le ciel qui m’envoyait des signaux. En plus, quand je bois, je parle plus. Et même que parfois je pleure (ais, pas là). Par contre dedans ça parlait. Il y avait un tas de gens que j’avais pas entendu depuis longtemps. C’était rigolo. Sauf qu’après quand j’ai voulu qu’ils ferment leur G***, eux ils voulaient toujours blagasser (mot inconnu mais vous aurez compris ce qu’il signifie). À un moment je crois que j’ai été obligée d’aider Goldorak à terrasser les forces de Véga, c’est alors que Capitaine Flam est arrivé et là ce fut la fiesta. (Quand je vous dis qu’il y avait longtemps que je les avais pas vus.) Je rassure mes enfants, point d’éléphants roses nulle part!

Ce matin, j’étais donc très fatiguée.Mon oeil droit ne voulait rien entendre et mon oeil gauche n’en faisait qu’à sa tête. Ils ne se sont pas mis d’accord. Donc moi, je suis restée couchée, il pouvait pas m’arriver grand-chose de grave.

J’ai décrété de façon très autoritaire que vous seriez en vacances et moi aussi par la même occasion. La durée initiale des congés est fixée à un mois. D’ici là, on verra si Goldorak et Capitaine Flam me relâchent, à moins qu’ils m’amènent au pays de Candy, comme dans tous les pays, on s’amuse on pleure on rit, il y a des méchants et des gentils, et pour sortir des moments difficiles, avoir des amis c’est très utile, un peu d’astuce d’espièglerie, c’est la vie de Candy (pour la chanson dans la tête, c’est cadeau)

Les jolies fesses en photo n’ont rien à voir avec les miennes. J’dis ça, j’dis rien.

 

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