Dans ma kindle

Deux très chouettes livres dans ma kindle en ce début juillet qui s’annonce boulimique, sachant que j’en ai lu deux autres dont je ne vous parlerai pas). Donc, voici deux livres que je vous conseille de part la justesse de l’écriture la précision des émotions et l’économie avec laquelle cela est fait. En ce moment c’est ce que je cherche dans mon travail: l’économie.

Quand on n’a que l’humour d’Amélie Antoine :

l'humour

C’est l’histoire d’un humoriste adulé dont le spectacle doit être retransmis en direct sur TF1 devant des milliers de spectateurs. Une personne ne sera pas au rendez-vous et cette absence fera tout basculer. Ce roman est construit en deux parties. Dans la première on s’attache à la vie d’Edouard Bresson, son enfance, les drames qui l’ont jalonné et ont fait de lui qui il est devenu. On suit sa quête  du bonheur quand être connu fausse pas mal de choses. Dans la deuxième partie, on suit son fils dans un jeu de piste à travers la France à la recherche de son histoire et celle de son père. Une belle écriture, sensible, une description très juste des émotions, des liens pères/fils, de la difficulté de créer et de la solitude dans laquelle elle fait parfois se noyer les gens. Ici, pas de passage grandiloquent, pas de manichéisme. Juste la vie et les petits arrangements qu’on a tous avec elle.

Miss Cyclone de Laurence Peyrin :

Mi-Cyclone

« A l’ombre du Cyclone, les célèbres montagnes russes de Coney Island, là où New York se jette dans la mer, Angela et June, deux jeunes filles que tout oppose, se construisent ensemble dans une amitié indéfectible. L’amitié féminine, dans sa force et sa singularité, est racontée ici de manière lumineuse par Laurence Peyrin, à travers quatre temps de la vie d’Angela et de June. Quatre temps décisifs qui coïncident avec quatre événements marquants de l’histoire. »

Rien de fantasque, on s’attache à la vie de deux femmes diamétralement opposées mais qui cherchent la même chose : le bonheur. Une vie tranquille, avec quelques rebondissements qui amènent à des choix de vie. On se dit « moi j’aurais pas fait ça » et puis très vite « ah, si peut-être… » Jolie plume aussi, concise, précise, elle ellipse pour laisser le lecteur libre d’imaginer la suite avant de donner la réponse. Beaucoup d’émotion jusqu’à la fin, qui nous fait finalement tout reconsidérer.

Oui, de bien jolies lectures.

Une réflexion au sujet de « Dans ma kindle »

  1. merci! je sens que Miss Cyclone va rejoindre ma liste de lecture dans ma Kobo.

    Et je profite de cet article pour te parler d’une de mes réflexions sur le rapport au temps dans les romans, inspirée de mes lectures du moment : en ce moment je peine à lire le Dieu des petits riens d’Arundahthi Roy , que je voudrai quand même finir car c’est un livre dont on dit que c’est un chef d’œuvre et aussi parce qu’il parle de l’inde, alors que je n’ai eu aucun mal à lire « Assez de bleu dans le ciel » de Maggie O’farrel.

    Ces deux romans ont pour caractéristique de ne pas être construit dans un espace temps linéaire. Au cours des différents chapitres, nous sont révélés des détails qui paraissent peu importants quand on les lit, mais dont on comprend plusieurs chapitres plus loin l’importance qu’ils ont eu dans l’histoire qui nous est racontée. Et je trouve que c’est tout le charme du livre de Maggie O ‘Farrel , que l’on comprenne par exemple plusieurs chapitres plus tard l’importance de cette voix entendue à la radio , ce détail insignifiant qui finit par changer le cours de plusieurs vies. Tout n’a pas en effet pas besoin d’être expliqué dans chaque chapitre. l’important c’est que le lien soit fait à un moment.

    Par contre, je crois que j’ai du mal à lire le Dieu des petits riens parce que , contrairement au livre irlandais, celui ci n’a aucune continuité chronologique au sein d’un même chapitre. On passe instantanément dans ce livre de l’enfance à l’âge adulte, ou le contraire, avec des digressions ,des paroles de chanson, des versets poétiques rendant difficile une lecture qui est déjà fractionnée puisque je lis essentiellement le soir au coucher.
    Tout au contraire, chaque chapitre de Maggie O’farrel était une petite histoire. le tout rassemblé racontant une grande histoire. On peut le soir arrêter sa lecture à la fin d’un chapitre sans perdre totalement le fil de l’histoire.
    Tu sais pourquoi j’aborde ce point précis de l’analyse de ces deux lectures, en espérant que mon avis sur ces deux livres pourra t’intéresser.

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