Carte postale : le train de la Rhune

Quand on arrive à Sare, à environ 10 kilomètres de Saint-Jean-De-Luz, il y a d’abord la longue file colorée et bruyante des visiteurs devant le guichet. , Étrangement elle se résorbe vite, et nous voilà installés sur les bancs en bois verni du train de la Rhune. Des rideaux rayés rouges et blancs obturent les ouvertures en cas de pluie et c’est parti pour un voyage de 35 minutes à la vitesse spectaculaire de 9km heure.

Le voyage laisse le temps d’admirer les paysages grandioses qui s’offrent à nous : les montagnes qui se découpent sur le ciel moutonneux, les forêts dont les différents verts se répondent, les bruyères qui ponctuent les parois rocheuses, les moutons disséminés à flanc de montagne et déposés sur des pierres plates à coups de pinceaux.

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35 minutes de voyage, ça laisse aussi le temps de rêvasser en passant près d’une clairière où quelques mages et sorcières auraient été du meilleur effet, mais surtout, ça laisse le temps d’entrer dans la vie de ses voisins de banc. Il y a eu ces deux jeunes femmes avec chacune un enfant, qui les mitraillaient avec leur téléphone portable, papotant de ce qu’elles avaient fait la veille et ce qu’elles allaient faire le lendemain. Il y a eu cette famille avec ses deux filles, la plus âgée qui souriait devant l’appareil photo alors que la plus jeune tournait ostensiblement la tête à la moindre sollicitation paternelle. Ou bien, lors de la descente, ce couple avec une petite fille de cinq ans environ (j’adore décider de l’âge des enfants) qui lui parlaient en espagnol mais parlaient français ensemble. Bien sûr, je n’ai pas pu m’empêcher d’en chercher le pourquoi. Étaient-ils les grands-parents de la petite? Force a été de constater que la femme savait lire dans mes pensées parce que sitôt que j’ai eu pensé ça, elle n’a pas arrêté de lui dire de faire un sourire à maman, donner la main à maman, aller sur les genoux de papa. Ok message entendu. Alors, parce que les histoires, c’est moi qui les invente, je me suis dit qu’ils avaient adopté la petite fille en Espagne et qu’ils voulaient qu’elle conserve l’usage de sa langue. Mais ça ne collait pas. J’ai pensé que ce devait être des expatriés en  Espagne, où l’enfant était scolarisée et pour plus de commodités ils lui parlaient en espagnol. Bon, moi j’aurais fait l’inverse, mais chacun fait comme il veut. Alors, j’ai tourné la tête et vu ce petit garçon tout seul avec son père qui avait bien du mal à garder les yeux ouverts. Je me suis demandé ce qu’on pouvait faire, là-haut avec un petit bonhomme de deux ans et j’ai fermé les yeux ; j’en avais assez d’imaginer des trucs.

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Les infos pratiques :

Ne cherchez pas le parking, de toute manière il sera plein. Garez-vous le long de la route. Vous ne serez pas les seuls.

Tarifs : 18,5€/ adulte, 11€/enfant, 8€ pour les détenteurs de la carte d’invalidité orange.

Le sommet culmine à 905 mètres d’altitude; les conditions climatiques y sont souvent différentes de celles de la Côte Basque : penser à prendre de quoi vous protéger du froid, de la pluie ou du vent.

Les balades
Il est possible de faire de nombreuses balades à pieds à partir du sommet (voir carte IGN N° 1245 OT-TOP 25). Le sentier de la Rhune, balisé en jaune (itinéraire difficile) vous permet de redescendre à pieds jusqu’à la gare du Col de Saint-Ignace. Il faut environ 2h30 de marche pour la montée et 2h pour la descente. Il y a tout de même 736 mètres de dénivelé ! Le sentier est en plein soleil et non abrité, le terrain est glissant en cas de pluie. Il faut donc être bien chaussé. Bon, nous, on est flemmards, on a fait l’aller-retour en train.
Au sommet, nous avons pique-niqué, les yeux dans le paysage (et les fesses au milieu des crottes de moutons, ce que nous n’aurions pas fait s’il s’était agi de crottes de chiens. Vous noterez ici, l’injustice de la forme des cacas).

C’était un chouette moment, que nous referons, puisqu’il manquait une partie des combattants.

7 réflexions au sujet de « Carte postale : le train de la Rhune »

  1. Aaaaaaah! Mon pire cauchemar! On n’y a toujours pas emmené les enfants à cause de cette soirée où…. Il n’y avait plus de place dans la dernier petit train…. Redescendre à pied, à la nuit tombante, En nu-pieds et jupe…. J’ai un instant envié le groupe juste derrière nous, qui allait être rapatrié en hélicoptère, mais après s’être gamellé dans les rochers -trauma crânien et jambe cassée. Ouch. Il y avait une famille qui s’est perdue car le chemin est mal indiqué. Bref… Nous on est arrivés en bas en seul morceau, soulagés, courbaturés après plus d’une heure de route…Attention à l’heure de la ballade, ça peut aussi tourner au cauchemar!

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  2. Nous venons de passer un long WE à Espelette avec les enfants et le petit train c’était la promesse qu’on leur avait faite avant de partir dans le pays Basque. Nous avons tout apprécié ! l’attente, la montée en train vers les nuages, le plateau avec les crottes de lapin, les sandwiches à l’omelette (sauf Lino), la table d’orientation avec le ciel qui se dégage…bref, c’était chouette ! Je n’ai qu’une envie, refaire le même trajet mais version aventure et sueur : à pieds ! Quel beau pays, le pays basque !

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