Billet d’excuse

Y a les nuages qui plombent le ciel basque et puis il pleut, alors j’ai pas envie. J’ai peut-être enfin réussi à lâcher prise, et appris à l’aimer pas trop mal alors, il ne faudrait pas que j’ai une rechute trop rapide. Et puis y a les mouches qui bourdonnent et les moustiques qui atterrissent sur les bras et font des marques violacées, pas raccord avec nos tenues.

Je prends le temps de faire autre chose, parfois c’est rien et ça fait du bien. J’avale les livres comme d’autres avalent les kilomètres. J’en fais autant qu’eux. Sans bouger d’un pouce. La nuit, je ne dors pas super bien alors je me rattrape. Le jour. Y a personne pour dire quoi que ce soit. Et puis, de toute façon il pleut. J’ai décidé de laisser faire mon corps comme il veut. Il est assez grand maintenant pour savoir ce dont il a besoin. Encore une semaine.

Et puis je crois bien que j’ai laissé un petit morceau de mon âme là-bas. Face à la mer.  Moi qui dis sans arrêt lui préférer l’océan, me voilà bien embarrassée avec la Méditerranée tatouée au fond de mes rétines. Et ce bizarre sentiment de l’avoir trompé avec elle et sa jupe qui lui bat les chevilles.Alors, je prends mon dernier rêve.

Je me dis que ça ne change pas le monde, que ça ne manque à personne, en gros que ça ne sert à rien.Qu’à ce rythme-là je vais encore avoir des courbatures. Et un brushing à refaire. Que de toutes façons j’ai pas de tenue d’été et aucune envie d’en avoir une, parce que, faut-il le rappeler, le ciel est gris.

Bref, je ne suis pas retournée à la salle.

Pic by Victor L

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