Vendredi Confession #6

Qui tombait un mardi. Et un jour férié. Le pauvre, je ne sais pas s’il va trouver lecteur, mais les vacances me font souvent cet effet. Je perds l’ordre des jours et j’avance sans trop m’en soucier.

Pour celles et ceux que ça intéresse, qui n’auront rien d’autre à faire, chez qui il pleut, il fait froid ou qu’un vent à décorner les bœufs sévit, pour celles qui sont de garde, seules ou allongées sur la plage, il est maintenant temps de faire un petit retour d’expérience sur les dernières semaines en ce qui concerne mon « projet ».

Les quarante- neuf chapitres sont terminés, d’autant plus que finalement il n’y en a que 40 + 1 (le +1 ayant une véritable importance à mes yeux). Il me manque encore les remerciements qui semblent être vraiment importants, ça fera donc 40+1+1.

J’ai terminé sur la terrasse, face à la mer, un mercredi matin, avec un fichu rayon de soleil dans l’œil qui me forçait à écrire en le fermant (l’œil, pas le soleil). En se levant le matin, mes amours avaient dû sentir quelque chose (et le fait que j’étais levée dès potron-minet, les cheveux hirsutes, les yeux comme ceux d’un panda et pas encore douchée n’y était absolument pour rien). Quand je les ai vus quitter la maison les uns après les autres, j’ai pensé qu’ils avaient dû lire sur mon visage la proximité de la fin (du projet, pas des haricots). Ou le début de leur tranquillité. Il était urgent que ça arrive d’après eux (parce que moi je me trouvais plutôt sympa). J’étais donc seule à la maison (ceci n’étant pas à proprement parlé le signe que j’étais vraiment trop cool) quand j’ai étendu mes jambes sous la table, croisé les mains derrière ma nuque et poussé un long soupir. Je m’étais fixé fin août pour terminer, c’est arrivé en tout début de mois. C’est bien ai-je dit tout haut faisant fuir le nuage qui s’obstinait à rentrer dans le salon.

Une question me taraude encore : doit-on écrire fin à la fin ?

Après deux ou trois jours de flottement, une danse de la joie sur un carrelage blanc purement 90’s, des verres cognés les uns contre les autres, un « c’est bon, maintenant maman, on va pouvoir faire des trucs », j’ai commencé une nouvelle routine, la relecture, beaucoup plus light que la précédente car je ne corrige que deux heures par jour. Il s’agit de la ixième relecture puisque chaque chapitre a déjà été corrigé puis validé par Mr x  tant au niveau de la forme que du fond. Je dois avouer que j’aime bien les corrections. Sans trop savoir pourquoi je me laisse prendre par l’histoire et les personnages qui m’agacent quand ils doivent le faire et me font sourire au bon moment. Pas de souci, ici on ne pleure pas.

Relecture à voix haute. J’ai donc normalement commencé par le chapitre 1 qui était en zone de repos depuis avril dernier et sa validation par Mr X. Le fait d’avoir laissé l’ensemble se décanter plusieurs mois (4 en fait) est très interressant parce que les erreurs ou les facilités sautent aux yeux. Le but est d’alléger l’ensemble. Enlever les redondances, les redites, le remplissage, les mots en trop, les phrases en trop, parfois des passages entiers en trop. Le but est d’entendre la musique, que les phrases glissent en bouche, de retravailler la ponctuation et les silences.

Relecture après impression en suivant le plan initial entièrement stabilobossé et un peu crade : qui me suit depuis octobre quand j’ai commencé à travailler avec Mr X. Cela permet de fermer les portes ouvertes. L’idée c’est de donner une réponse à une question posée à un moment ou à un autre du roman (j’appelle ça le paiement, je ne sais plus trop pourquoi et j’ai bien du mal à l’expliquer aujourd’hui). La version papier me permet d’élaguer encore. Je déteste les bouquins qui fourmillent d’informations qui n’ont pas véritablement de raisons d’être, si ce n’est à mon avis faire des pages en plus, pages que je tourne allègrement  sans les lire.

Tirer des plans sur la comète : Partie très agréable s’il en est. Il s’agit donc de travailler l’illustration. J’ai la chance d’avoir une illustratrice qui m’a proposé de faire la couverture (^-^), je ne vais pas gâcher mon plaisir. Savoir comment je vais faire pour que l’écrivain qui m’a proposé de le préfacer le fasse réellement. Établir la liste de ce que je voudrais que mes premiers lecteurs  prennent en compte lors de leur lecture, puis pour la fin de l’année lister les maisons d’édition à qui je vais l’envoyer et mettre en place le procédé d’auto-édition sur Kindle Direct Publishing le cas échéant.

Penser au suivant : je crois que c’est une maladie, je ne vois que ça. Cela fait deux ou trois matins que je me réveille en pensant à une nouvelle histoire, de nouveaux personnages et que je pense à ouvrir un nouveau carnet.

Ne pas trop penser à l’article de l’Express et ne pas se demander si on considère faire partie de ces écrivaines.

pic by Araine L

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