Dans ma kindle #5

Je déjeunais vendredi avec une amie, quand elle m’a demandé ce que j’avais lu récemment, parce que je n’avais rien partagé ici.  Je me suis gratté la tête et ai frappé mon front de ma paume. J’ai plongé la tête dans mon sac et en ai ressorti ma kindle. Histoire de faire le point, parce que,

je déteste ces temps de disette littéraire, où rien ne trouve grâce à mes yeux. C’est assez frustrant et plutôt déconcertant parce que, je me demande pourquoi cela m’arrive maintenant. Est-ce que je n’aime pas ces bouquins parce-que: (rayer la mention inutile) : ils ne sont pas intéressants / j’ai la grosse tête / je ne sais plus lire / ou bien y a t-il une autre raison? Plus obscure encore? (genre ils sont nuls, mal écrits, j’aurais fait mieux?)

Mon idée, avec mes lectures, était aussi de faire un article par livre mais je me rends compte que je ne sais pas faire aussi long. Quelques mots et puis m’en vais, vous laissant seule à décider de la suite (l’acheter ou pas?)

Je vais vous parler de deux livres lus fin août. le premier conseillé par Caro « je m’appelle Lucy Barton » de Elizabeth Strout et le « Gang des rêves » de Luca Di Fulvio, conseillé par my mum. C’est assez amusant, parce que je prenais un thé avec une dame hier (je dis dame, mais je vous rassure, si elle parle de notre rencontre d’hier elle dira peu ou prou « j’ai pris une menthe à l’eau avec une dame hier ») et je lui ai parlé de ces deux livres qu’elle n’avait pas lus. « Ho, tu me donnes envie, je vais essayer de les trouver » s’est-elle exclamée.

« Je m’appelle Lucy Barton »: Hospitalisée à la suite d’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère avec laquelle elle avait perdu tout contact.  Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse du père, et pour finir son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déroule ainsi, à l’abri des murs de la chambre d’hôpital et des diagnostics qui tombent et des examens supplémentaires. J’ai été conquise par l’écriture de cette auteure, incisive et fluide, par les deux portraits de femmes qu’elle dresse, par les personnages périphériques que sont l’hôpital et la chambre, le médecin, la vue sur l’extérieur, les non-dits. Ce n’est pas vraiment un roman. Il surprend et bouleverse. Il fait réfléchir à comment devenir qui l’on est, sans renier ce que l’on a été.

LucyBarton

 

« Le gang des rêves ». Je me suis laissée influencer. C’est assez rare que ma maman me dise « tu devrais lire ça » parce qu’en général c’est plutôt l’inverse (ok sauf pour les policiers). Je ne savais rien de l’histoire (je n’ai pas lu la quatrième) et me suis laissée faire. Bon. Au début, je me suis dit « mais c’est quoi ce B* ». Je ne m’attendais pas à ça. Mais alors, pas du tout! J’ai persévéré (bien que je me sois sentie prise en otage) et j’ai bien fait.  Je ne vais pas vous mettre de résumé, parce que si vous ne connaissez pas (encore) l’histoire, laissez-vous faire et plongez! L’écriture est fluide et agréable à lire, les images mentales coulent de source. On voit. On y est. On s’attache aux personnages, on alterne les époques (oui, encore et j’adore ça). Il y a de la résilience dans ce bouquin et de la foi. En l’autre, en la vie, en ses rêves

Le-gang-des-reves

 

Pic de couverture by james Tarbotton from Unsplasch

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