Les talons hauts

C’est parti pour un petit billet bizarre, qui n’a peut-être pas sa place ici. Les talons hauts? Mais tu en portes toi, des talons hauts?

Dans mon armoire à chaussures il y a des boites à l’intérieur desquelles il y a des escarpins de toutes les couleurs qui s’ennuient sérieusement depuis que nous sommes arrivés ici. 

Il y a une petite dizaine d’années (non, n’insistez pas, je n’en dirais pas plus), je me suis prise d’affection pour « les talons hauts ». Tu sais, ceux qui te font la cuisse longue et le galbé élégant. Ceux qui, sur les autres vont avec tout (mais pas sur moi, va comprendre), ceux que chericheri regarde avec joie (ou lubricité, au choix). Ceux qui te donnent l’assurance d’affronter les dragons. J’en ai acheté un nombre conséquent et porté quelques-uns plus d’une fois. mais toujours me revenait à l’esprit un ou deux problèmes liés au port de talons hauts.

  1. La peur : Le problème quand je mets des talons c’est que j’ai la trouille de : me tordre la cheville/mettre mon talon dans une bouche d’égout/ rencontrer une rue pavée/ m’enfoncer dans la pelouse mouillée. Je me concentre tellement que je ne vois personne autour de moi. Le rictus que j’arbore en cette occasion n’est pas des plus élégants et je me cramponne au bras de ChériChéri comme un noyé à sa bouée.
  2. L’âge  avancé : Quand je porte des talons je me donne l’impression d’être une vieille personne de quatre-vingts ans  qui tient tout particulièrement à l’intégrité de son col du fémur. Pour moi marcher sereinement plus de quelques mètres avec des talons est impossible. Marcher sereinement, ce n’est pas marcher en se concentrant sur les moindres trous, feuille éventuellement glissante, flaque d’eau ou autres merveilles qui jalonnent le parcours.
  3. L’air : Quand je porte des talons, j’ai l’air tout à fait con . Je ne me l’explique pas, c’est ainsi. Ou vieille (cf 2) Quand le talon est trop petit j’ai l’air d’une mémère, quand il est trop haut je marche comme une mamie. Ça ne me fait jamais cet effet sur les autres et souvent je me dis « tiens j’ai une paire comme ça je devrais peut-être la porter comme elle », mais quand j’arrive devant le miroir, il se bidonne. Bref, il me fait bien comprendre que la fille de 1m65 qui se reflète sur lui, ce n’est pas moi. Moi, je suis la petite, celle qui mesure 1m57 et qui rentre pieds-nus du restaurant parce que, quand même, c’est joli des talons, mais associés à un verre ou deux ça devient dangereux et puis ça fait mal. Rien ne vaut ma plante des pieds sur l’asphalte, sauf quand elle rencontre un gravillon!

 

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