Les règles Pixar

Même dans mon ancienne vie, je puisais allègrement dans les règles Pixar pour trouver l’inspiration de changer les concepts. Innover. Modifier. Mon meilleur ami m’a dit un jour « en fait toi, t’es une créatrice qui se laisse enfermer. »Je n’ai jamais eu la sensation d’être emprisonnée parce que justement je ruais dans les brancards pour tout foutre en l’air et recommencer. Même aux endroits où on ne m’attendait pas. Surtout dans ces endroits là.

Alors, vous comprendrez aisément qu’encore aujourd’hui, pas une semaine ne passe sans que je ne les lise. Les 22 règles Pixar. Parce que je suis certaine qu’elles peuvent tout à fait illustrer la vie. Simplement et sans qu’on ne soit obligé d’écrire, de créer ou d’inventer. Si ce n’est, sa propre vie.

Que ceux qui ne connaissent pas les studios Pixar lèvent le doigt.

La première fois qu’on les a croisés, c’était en 1995. On a tous fondu devant les aventures d’un cow-boy et d’un justicier de l’espace ( Toy Story). Depuis cette année-là, chacun de leurs films est attendu avec impatience et obtient de façon quasi unanime les vivas de la foule (spectateurs ou critiques).

Quand elle fut embauchée par l’entreprise, une employée au storyboard reçut 22 conseils de ses collaborateurs. Elle les aurait alors regroupés et compilés.  Les règles circulent abondamment sur le net, un petit clic dans Google et vous les aurez toutes en une seule fois, mais je voulais surtout vous partager celle qui me parle. Aujourd’hui.

Règle n°4

Il était une fois ___. Tous les jours, ___. Un jour ___. C’est ainsi que ___. C’est ainsi que ___. Jusqu’au moment où ___.

Je trouve que cette règle est parfaite pour illustrer la fameuse sortie de la zone de confort.

« Il était une fois Marie. Tous les jours elle allait au boulot, elle le faisait plutôt bien, même si elle aspirait à autre chose, mais tout était encore très confus pour elle. Un jour elle reçut comme cadeau de non-anniversaire une invitation. C’est ainsi qu’elle se retrouva projetée au milieu d’inconnus qui partageaient les mêmes rêves qu’elle. C‘est ainsi qu’elle entreprit sa transformation personnelle pour devenir celle qu’elle rêvait d’être. Les choses avançaient bien, jusqu’au moment où empilant les pierres unes à unes,  elle se rendit compte qu’elle n’était pas au bon endroit et qu’elle risquait d’échouer dans sa tentative.  »

« Il était une fois Eléonore. Tous les jours elle chekait ses mails, rangeait les sms et surfait vers des contrées lointaines avant de prendre son poste. Elle rêvait à ce qui serait si, elle espérait qu’un jour enfin, elle inventait des prénoms pour plus tard. Un jour une photo apparut sur l’écran de son téléphone. C’est ainsi qu’instantanément elle se transforma en une maman. C’est ainsi qu’elle remua ciel et terre les mélangeant à l’envi pour distendre le temps et réduire les kilomètres. Jusqu’au moment où (la suite reste encore à écrire)… »

Il était une fois Ernest et Hildegarde. Tous les jours quand ils ouvraient les yeux c’était pour mieux plonger dans ceux de l’autre. Ils tendaient une main pour toucher une épaule ou un ventre chaud. Ils se levaient du même pied, toujours le bon. Un jour l’un des deux ne put se lever. Il faisait un peu plus froid et puis la routine commençait à les guetter. L’autre continua néanmoins le chemin, mais rien ne tournait plus rond. Il n’était pas équipé pour les carrés et c’est ainsi qu’il prit un chemin à angle droit, puis un autre et encore un autre. C’est ainsi qu’il se perdit dans la forêt. Il finit par arriver dans la maison d’un monstre horrible perclus de rhumatismes, qu’il devait masser énergiquement au risque de se faire dévorer. Jusqu’au moment où il se mit à fredonner une chanson. Le monstre se boucha les oreilles et lui interdit de recommencer. Mais notre héros chanta plus fort encore cette chanson qui restait dans le cerveau toute une journée « libérée, délivrée, je ne reviendrais plus jamais ». Le monstre se roula par terre en poussant des hurlements. Notre héros s’enfuit. (Bon l’histoire ne dit pas s’il retrouva le chemin de la maison, mais vous aurez saisi l’idée générale).

À votre tour maintenant : Il était une fois ___. Tous les jours, ___. Un jour ___. C’est ainsi que ___. C’est ainsi que ___. Jusqu’au moment où ___.

Pic by Austin Chan from Unsplach

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