Tic-tac

Hier, j’ai attrapé le tout nouveau calendrier de la Poste. Ça, voyez-vous, c’est un grand changement entre ma vie d’aujourd’hui et ma vie d’avant. Avant je ne voyais jamais le facteur. Même quand j’étais à la maison. Les 500 mètres à faire (en voiture) pour aller de la boite aux lettres à la maison s’il y avait un recommandé, étaient trop difficiles. Du coup, il me foutait la paix avec son calendrier. Le facteur d’aujourd’hui, je le vois presque tous les jours. Il me fait un signe de la main quand il passe en vélo. Du coup, j’ai un magnifique calendrier avec des moutons qui descendent d’une colline (qu’elle est même pas au Pays Basque). Il ressemble comme deux gouttes d’eau à celui accroché chez Maminette. Vous pensiez que je parlais du facteur? Vous avez déjà vu un facteur accroché au mur de l’escalier ?Bon, revenons à nos moutons. Hier, j’ai attrapé le tout calendrier 2018 de la Poste. Dessus il y a le numéro des semaines. Vous voyez où je veux en venir ?

J’ai fait un rapide calcul et j’en suis arrivée à la conclusion que la semaine 50 commence le 11 et termine le 17. En 2017. Que la semaine 50 c’est dans quatre jours (4 jours).

J’ai réservé mon billet de train pour Paris (quand je donne la date, il parait que ma voix s’altère, d’ailleurs je crois que je peine à respirer rien qu’en écrivant que je monte à Paris pour) (vous savez quoi). Je n’ai pas pris de place pour Igor-le-chat. Ni pour une paire de c* d’ailleurs, il va falloir que je fasse avec ce que j’ai en stock.

Depuis, il y a deux ou trois choses que je me suis mise à faire frénétiquement : les courriers d’intention aux maisons d’édition (p* je viens de rater un battement de cœur, je suis peut-être atteinte d’une maladie auto-immune inconnue. Qui peut savoir ?)  Les résumés du livre. Je dis « les » parce qu’il y en a plusieurs. Il y a le synopsis classique, la quatrième de couv’ et le résumé détaillé chapitre par chapitre demandé  par plusieurs maisons d’édition (genre que comme ça, ils n’ont pas besoin de lire le bouquin). Le tout dans le même ton que le roman (alors que celui sur lequel je travaille est radicalement différent), qui donne envie de lire la suite (mais sans donner la fin).

Et puis, vous allez penser que ça n’a aucun rapport avec le sujet : j’accroche frénétiquement mes cheveux tous les jours (je les détache vingt fois dans la journée, pour les rattacher. Je voudrais dire mieux, mais ce n’est que rarement le cas). Du coup, j’envisage de me faire couper les cheveux. C’est là que le rapport avec le sujet entre en scène : cette envie doit être un toc. Dès qu’un truc important survient dans ma vie, je ne pense plus qu’à ça : changer de tête. Couper mes cheveux, ou arrêter la coloration, ou les laisser pousser. Tout dépend de la situation de départ. J’ai encore quatre semaines devant moi avant de me décider. Mais si changer de tête équivalait au succès ?

Comme vous pourrez le remarquer, ce post est rangé dans la catégorie « t’as pas peur? »  Si!

Pic from unsplasch by Denise Jonhson

 

 

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