Dans ma Kindle#8

Un jour que je me baladais à la FNAC et que je regardais les titres sur les couvertures, il y en a un qui m’a fait de l’œil. Je voue une passion pour les titres et celui-là avait tout pour me plaire : la beauté des jours de Claudie Gallay.

D’elle j’avais lu « les déferlantes » et « l’amour est une ile » que j’avais beaucoup aimés. Je m’empressai donc de retourner le livre pour lire la quatrième de couverture (j’aime aussi beaucoup les quatrièmes de couv’) : Jeanne mène une vie rythmée par la douceur de l’habitude (…)(entre les parenthèses c’est très long)(j’aurais dû me méfier). « À travers la figure lumineuse de Jeanne et la constellation de personnages qui l’accompagnent et la poussent vers un accomplissement serein, Claudie Gallay compose un roman chaleureux et tendre sur la force libératrice de l’art, sur son pouvoir apaisant et révélateur. Et sur la beauté de l’imprévisible ». Dixit, les éditeurs.

Claudie Gallay, c’est une valeur sûre. Il y a des mots qui me percutent : « l’habitude et la douceur », « lumineuse », « constellation de personnages », « un roman chaleureux », « force libératrice de l’art », « la beauté de l’imprévisible »… De plus l’héroïne a une cinquantaine d’années et mène une vie normale au détail près qu’elle voue une fascination pour Marina Abramovic. C’était peut-être le deuxième signal de méfiance mais, à ma décharge, je ne connaissais pas Marina A.

Jusque là, ça vous tente ? Moi aussi. D’un clic j’ai téléchargé le roman. Et après? Au début on se dit que Jeanne c’est Amélie Poulain devenue vieille : elle aime le train de 8h01 et invente des vies aux passagers, elle aime suivre des inconnus dans la ville, déguster des macarons que son mari lui offre et en deviner le parfum alors qu’il les achète dans un ordre bien précis, jouer à celui qui tamponne le plus d’enveloppes au travail avec son chef Nicolas. Le problème c’est qu’Amélie Poulain et Marina Abramovic, ne vont pas forcément ensemble. C’est pas une rigolote la Marina et il a vraiment fallu que je m’accroche pour arriver au bout. Je cherche encore où se cachent la beauté de l’imprévisible et la figure lumineuse de Jeanne, ne parlons pas de la beauté des jours. Par contre les détails macabres de l’art selon Marina A, c’est bon merci, je pense pouvoir écrire une thèse dessus.

Alors. Comment dire. Il ne faut pas toujours croire les quatrièmes de couverture.

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