Mon premier cours de Body jam

Avec quelques heures de recul, je peux considérer qu’hier de 17h30 à 18h15 j’ai vécu mon dépucelage de cours collectif en salle avec une ambiance musicale que mes enfants ne m’auraient jamais cru capable de supporter.Dans la série des premières fois, voilà, ça, c’est fait!

Pour répondre à vos questions que je sais nombreuses, sachez que je me suis achetée des chaussures, et malgré ce qu’a prétendu ma fille quand elle les a  vues « ho elles sont mignonnes pour des sans-marque », ce sont des Reebok, qui servent à peu près à tous les sports, même si avec, le vendeur d’Intersport n’est pas certain que je puisse faire les J.O. Pourtant, étant donné mes résultats d’hier soir, il n’en sait strictement rien, le benêt.

J’ai mis une culotte. Oui, parce que ma maman elle dit qu’une fille doit toujours mettre une culotte, alors je voulais pas la décevoir. Imaginez qu’hier soir je sois morte d’une crise cardiaque sur le parquet de la salle. Imaginez qu’on lui dise « Nathalie est décédée » (parce que les gens ils disent décédée) « Nathalie est décédée à la salle » (déjà, ça lui aurait fait mal) mais si en plus elle avait appris « Nathalie est décédée à la salle et elle ne portait pas de culotte » je pense qu’elle ne s’en serait pas remise. Mais bonne nouvelle, c’est que cette culotte là a été estampillée hier « Culotte spéciale salle », parce qu’elle n’a pas bougé d’un pouce. Non, pas d’un pouce et aucun de mes doigts n’a cherché à la remettre en place .

La musique s’est mise en route. J’ai pensé que mes enfants (ces angelots) n’avaient jamais mis la musique aussi fort de leur vie alors que je leur gueulais  « baisse ta P* de musique ». J’ai promis hier soir de ne plus rien leur dire. Parce qu’il y a une nuance entre la leur et celle de la salle: la leur je l’aime bien. Donc là, la musique donne, donne, donne ( ^-^) et moi j’essaie de suivre, suivre, suivre. J’entends vaguement le mot slide (ça veut dire glisser), je glisse donc mon pied vers la droite, mais Marie Aline a correctement suivi les instructions, elle, elle slide à gauche. Ok. Excuse-moi. Ça va? Elle n’a pas le temps de me répondre elle a repris la choré, P* la choré, je l’avais oubliée celle-là.

Bon, pour vous la faire courte, Stéphanie nous montre des pas (que j’arrive à faire). Je suis super contente, je compte un, deux, trois, un deux trois quatre. J’y arrive toujours même quand elle nous fait accélérer. En fait, il suffit juste de compter plus rapidement. CQFD. Puis, elle en montre d’autres. Et devinez quoi, j’arrive aussi à les faire. Finalement je m’épaterai presque. Ou alors, on me cache quelque chose. On me cachait simplement qu’il allait falloir enchainer tous les mouvements les uns aux autres. J’essaie (je vous assure, j’ai essayé).

Malgré ma crainte de voir mon périnée lâcher (le salaud, parfois il me joue des tours, il faut dire à sa décharge que j’ai eu 4 enfants, le pire pour mon périnée étant le dernier), je suis allée boire plusieurs fois. Rapport à la quantité d’eau qui quittait mon corps. A cette occasion, j’ai donc découvert que je transpirais et que donc, peut-être, si je ne transpirais pas les autres fois, c’est peut-être que je ne faisais pas assez d’effort.

Au bout de vingt minutes (20 minutes) Marie Aline m’a demandé si l’heure affichée sur l’horloge était la bonne. J’ai opiné de la tête (toute autre chose étant au-dessus de mes moyens). Elle m’a dit « je croyais qu’on était là depuis au moins une demi-heure! »Ok, dix minutes pour vous, ce n’est pas grand-chose, pour nous, c’était beaucoup.

Puis, Stéphanie a parlé dans notre direction, Marie Aline était de dos, je lui ai dit « je crois qu’elle nous parle, mais je n’entends rien ». « Moi non plus » qu’elle m’a répondu. Peut-être en fait que je ne suis pas sourde. Une petite victoire mais de courte durée puisqu’à la fin de la séance Marie Aline m’a dit « je ne savais pas que tu connaissais les mots… » Bé non je ne les connais pas (d’ailleurs je ne les connais toujours pas), je ne savais même pas que Stéphanie parlait. Je faisais tout au visuel.

Je dois avouer qu’à un moment j’ai lâché l’affaire (Marie Aline, non) mais je m’y suis remise vaillamment. À la fin, ils ont applaudi. Je pense que c’est moi qu’ils applaudissaient. Un dépucelage grand-format, devant une vingtaine de personnes, ce n’est pas rien!

Pour répondre à Valérie : il y avait quatre garçons hier soir. Il y avait D que je croise régulièrement (surtout aux trucs que je tente une fois et auxquels je ne reviens jamais.) D que je voudrais bien acoquiner avec ma copine Laurence. Mais, ni lui ni elle ne le savent. Il y en avait deux autres sur lesquels je ne me suis pas attardée. Ah oui, il y en avait un un autre. Une espèce de Dieu de la salle. Je crois que j’ai rencontré la réincarnation de John Travolta (Ah, bon? Il n’est pas mort?)

Et puis, parce que c’est vous, je vous laisse visionner la vidéo de moi qu’ils ont tourné hier soir à la salle.

 

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