Nos salles obscures

Je trouve qu’en matière de cinéma, cette fin 2017 est assez folle. Il y avait sept films que nous voulions absolument voir. Il y en avait pour les grands et les petits. Mais comme toujours, ce sont ceux des petits qui ont gagné. Pour l’instant.

Paddington 2 de Paul King

Paddington coule des jours heureux chez les Brown, sa famille d’adoption, dans un quartier paisible de Londres, où il est apprécié de tous. Alors que sa tante Lucie, qui toute sa vie a rêvé de voir Londres, va bientôt fêter ses 100 ans, Paddington est à la recherche du cadeau idéal. Il l’a trouvé dans la boutique d’antiquités de Mr Grubber à Portobello Road : un magnifique livre animé dont chaque double page se déplie en 3D pour offrir un panorama sur un monument londonien. Mais, ancien, ce livre a beaucoup de valeur. Pour pouvoir se l’acheter, Paddington décide donc de travailler comme laveur de vitres et d’économiser penny après penny. Mais un jour, le livre est volé. Accusé à tort, Paddington est condamné à 10 ans de prison… Les Browns (Hugh Bonneville, Sally Hawkins…), sa famille d’accueil, vont tout faire pour tenter de l’innocenter ! Tandis que les soupçons se tournent vers un comédien sur le retour campé par un Hugh Grant assez génial.

La suite du premier volet qui nous emporte à nouveau dans un Londres semblable au Paris d’Amélie Poulain. Jamais on ne se pose la question de la vraisemblance de cet ours vivant à Londres. L’animation est tellement bluffante qu’on se prend à rêver d’adopter un ours tel que lui.

Coco de Lee Unkrich et Adrian Molina Pixar

Miguel, un petit Mexicain, vit dans une famille étrange, où la musique a été bannie depuis des générations lorsqu’un aïeul chanteur a abandonné sa femme et sa fille pour faire carrière. Sauf que Miguel joue de la musique en secret. Le jour de la Fête des morts, alors qu’il emprunte la guitare de celui qu’il pense être son ancêtre, à même son caveau, le voilà propulsé au Pays des morts -curieusement traduit en « royaume des ancêtres » dans la version française.

Dans ce monde délirant où immeubles et maisons sont empilés, Miguel rencontre un tas de gentils squelettes, dont certains défunts de sa famille, en partance, le temps d’une journée de fête, pour le monde des vivants. Mais pour y rentrer avec eux, Miguel doit retrouver l’ancêtre chanteur : la course contre la montre commence…

Ce film aborde beaucoup de tabous, répond à quelques questions existentielles et oscille entre grands moments de joie et passages plus graves. Les décors colorés, la poésie, un graphisme somptueux à base de têtes de mort ou de pétales de souci orange, ces étonnantes chimères colorées qui protègent les défunts, cet esprit festif puisé à même les cimetières, où tous -adultes et enfants- célèbrent leurs morts en musique. Une ode au souvenir et au respect des anciens.

Santa et Cie de Alain Chabat

Un film de Noël par excellence, même pour ceux qui ne croient plus tout à fait à l’existence du bonhomme en rouge. Ça tombe bien, ici, il est habillé en vert!

Rien ne va plus à l’approche du réveillon : les 92 000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps ! C’est un coup dur pour Santa (Claus), plus connu sous le nom de Père Noël… il n’a pas le choix : il doit se rendre d’urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède. À son arrivée, il devra trouver des alliés pour l’aider à sauver la magie de Noël.

Beaucoup de chouettes trouvailles visuelles, un univers de Santa qui ressemble aux livres pop-up que nous feuilletions avec les enfants pour attendre le jour J et bien sûr, une jolie série de jeux de mots. À la maison on ne dit plus « tu me fais chier » on trouve la version de Santa bien plus adéquate. Il y a ces gamins dont on se demande s’ils savent qu’ils jouent la comédie tellement leurs interventions tombent juste, la féérie de noël dans la trépidante vie parisienne (qui me donne envie d’aller à Paris). On a rigolé au souvenir que PetiteChérie a vu le père noël voler dans les airs « voilà, il était exactement comme ça ». Et selon les âges, on ne rit pas aux mêmes moments les uns et les autres, et ça j’adore.

Et vous, qu’êtes-vous allé voir ?

 

 

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