Des devoirs et des vœux

Elle est arrivée, cette pauvre petite 2018 remplie de tout un tas d’espoir(s), qui, au moment où l’on s’est embrassé, se sont entrechoqués au dessus de nos têtes comme des bulles de savon irisées.

Entamer une nouvelle année, c’est comme ouvrir un livre. On a envie de tourner les pages plus vite, de connaitre la suite, on espère sourire et puis rire,  rencontrer des gens  qui nous tiendraient la main et nous accompagneraient plus loin sur le chemin, on voudrait des rebondissements et des larmes de crocodile, on voudrait que notre coeur batte plus vite, on voudrait surligner des passages entiers, les disséquer, les apprendre par coeur.

1 Quel souvenir garderez-vous de 2017 ? Tout ce que je n’ai pas écrit ici. Ce qui se passait du côté de nos coeurs. À l’abri des grands vents et des mers agitées. Ce qui nous a fait pleurer et crier, ce qui nous vrillait le ventre ou nous a fait chanter à tue-tête dans la cuisine ou la voiture, ce qui a fait battre nos cils pour effacer nos larmes.

2 Que vous souhaitez-vous pour 2018 ? Que la vie me suffise

3 Qu’avez-vous prévu de faire pour la journée du 1er janvier ? Nous n’avions rien prévu, nous sommes allés déjeuner face à l’océan déchainé, nous avons regardé les gris du ciel et des vagues se mélanger et Carmen avancer. Nous nous sommes collés sur le canapé, j’ai reniflé l’odeur de leur cou avant qu’ils ne repartent et enlacé leurs doigts avant de les lâcher.

4 Quel problème minuscule qui vous tarabuste grandement voulez-vous laisser à la porte de 2018 ? Il n’y a aucun problème minuscule, il n’y a que la vie qui bouillonne.

5 Qu’aimeriez-vous arrêter en 2018 ? De courir après quelque chose qui n’existe pas. J’aimerais savoir me contenter de, et ne pas espérer davantage. Mais ça, vraiment, ça va être difficile.

Je garde tout de vous. Votre fidélité aux devoirs et à mon blog,  vos commentaires qui me tiennent chaud quand je trouve ailleurs un texte légèrement pompé sur un des miens, votre amitié affectueuse.

Cette année, je vais fêter mes dix ans de bloguerie. En dix ans j’ai rencontré quelques unes d’entre vous, et c’était si doux que je vous garde encore à portée de mes doigts, sans doute parce qu’il y a cette autre chose qui sous-tend le virtuel. En dix ans, j’ai dû écrire des milliers de textes dont certains squattent le fond de mon ordinateur bien au chaud près de mon disque dur qui ronronne. D’autres, comme l’histoire de « Maël l’ange polisseur » oseront peut-être devenir réels ( ce texte avait été écrit pour notre premier noël à 6, au Vietnam). En dix ans j’ai été plusieurs fois à deux secondes de renoncer, mais faute de savoir à quoi j’ai continué. Il parait que ceux qui ont réussi n’ont jamais abandonné.

Je vous souhaite une merveilleuse année 2018. Mettez-y ce que vous voudrez, vous êtes les mieux placés pour connaître la teneur de vos rêves. Mais surtout mettez-y de la vie. J’ai un pensée toute spéciale pour Chrystel et Laurence en ce début d’année. Elles savent pourquoi.

Et puis, vous pouvez suivre les aventures de mon premier roman sur IG à l’adresse  @lavienesuffitpas, je serai ravie de vous y retrouver.

Pic by Amy Reed

 

 

Publicités