Les trucs que je n’ai pas aimés

Tout d’abord je voudrais m’excuser pour mon absence de ce week-end. Après quatre ans de devoirs hebdomadaires j’ai un peu perdu la foi, l’envie ou tout simplement l’inspiration. Je pense vous avoir posé toutes les questions existentielles possibles et je ne vois pas ce que je pourrais encore trouver.

Ce matin voici un billet coup de gueule comme il m’arrive rarement d’en faire. Ce n’est que mon avis et ça n’engage que moi. Et si t’es pas d’accord tu peux aussi passer ton chemin.

  • Pour le décès de France Gall ne voir sur les fils IG de tout le monde que des photos d’elle  jeune. Grande Chérie m’a dit « tu sais, pour Johnny aussi c’était surtout des photos de sa jeunesse ». En vrai, il y avait aussi des photos avec ses filles (et il n’était plus vraiment jeune quand il les a eu).  Je m’interroge : est-ce une forme de jeunisme qui pousse à mettre en avant des photos datant de 40 ans? Est-ce de la nostalgie ? Faut-il faire attention à son fil IG au point de sélectionner des photos de gens jeunes ? Est-ce que les femmes en photo ont une date de péremption?
  • Qu’un acteur puisse être payé 1500 fois plus qu’une actrice pour le même film.  Oui, je sais je reviens à mes combats (stériles sans doute.) Mais Michelle Williams a été payé 1% du salaire de son co-acteur alors qu’elle tient le rôle principal. Ça laisse rêveur, non?
  • L’hypocrisie qui pousse les gens à polémiquer sur tout et surtout sur n’importe quoi. Comme par exemple dans cette histoire. Emily Ratajkowsky est l’égérie Kérastase, je la vois mal vanter le jambon blanc Herta. Elle a simplement écrit « Les cheveux sont une partie fondamentale de la beauté, de la féminité et de l’identité. Tellement heureuse d’annoncer que je suis le nouveau visage de Kérastase! » Et je pense qu’elle a raison. Que vous décidiez de les porter coupés courts voire ras, colorés ou pas, coiffés ou en vrac ou savamment ondulés, il en va de votre conception de votre identité et de votre idée de votre féminité. On peut se sentir ultra féminine avec des cheveux courts. L’inverse est également vrai. Un véritable tollé s’est mis en place alors qu’elle n’a jamais insinué qu’une femme qui perd ses cheveux pour raisons médicales ou génétiques était moins féminine que les autres.
  • Cette guerilla qui pousse une partie des femmes à se jeter contre l’autre, à médire sur leur corps, leur réussite. Parce qu’elles sont belles ou ne le sont pas, trop minces ou pas assez, trop lisses ou trop ridées, trop ceci, pas assez cela. J’ai toujours pensé que les femmes étaient très dures entre elles et avec elles-mêmes, qu’elles se mettaient la barre très haute et s’obligeaient à des choses dont les hommes, bien souvent, se moquent éperdument.   J’ai beaucoup de mal avec ça depuis quelque temps. Nous en parlions avec Grande Chérie la semaine dernière quand nous déambulions dans les rues de Paris. Je lui ai dit que ça passait avec l’âge, mais je n’en suis pas si sûre. Je voudrais voir dans les relations féminines un peu plus de bienveillance, parce que si nous ne sommes pas unies, malgré nos différences, nos faiblesses et nos expériences, comment pourrait-on gagner les combats qui en valent la peine et que je vous ai déjà cités des dizaines de fois ?

Ps : cet article est prêt depuis vendredi matin et hier soir, je suis tombée sur ça. Il faut croire que je ne suis pas toute seule à le penser.

Pic by Christopher Campbell

 

 

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