Vendredi confession #13

Merci pour tous vos gentils commentaires sur l’article précédent. ils m’ont fait chaud au coeur !

Et comme, du coup j’avais la patate, je me suis dit qu’un petit vendredi confession ne serait pas mal pour terminer la semaine. Vous êtes partants ?Je crois qu’il est temps de faire le point :

  • Je n’ai aucune réponse d’aucun éditeur : ni de ceux à qui j’ai envoyé le manuscrit par mail (il y a deux semaines), ni de ceux auxquels je l’ai déposé (la semaine dernière)
  • Vous allez me dire que c’est normal, il faut du temps, blablabla
  • Du coup, je me dis que c’est normal que je n’aie pas de réponse, puisque c’était nul
  • Cinq minutes après, je me raisonne : je me dis que finalement, compte tenu de certains livres qui atterrissent entre mes mains et en toute objectivité, par certains côtés, ce n’est pas si nul que ça (et à nouveau je m’enroule dans des écharpes de « et si »)
  • Mais si c’était pas nul, j’aurais déjà une réponse
  • Mais, si (bref vous avez saisi l’enchainement de mes pensées) (parfois, je me fatigue toute seule)
  • Je me fais penser à moi en Avril 1984. Mais que s’est-il passé en 1984 ? Je suis allée chez le coiffeur et j’ai rencontré le fils du coiffeur qui rentrait d’un an à Paris où il avait appris le métier. Mon cœur s’est subitement trouvé propulsé dans la totalité de ma fibre capillaire, que la main du dit coiffeur malaxait consciencieusement tout en me regardant dans le miroir (ah les miroirs des coiffeurs). Je ne peux expliquer qu’à un moment son genou soit venu cogner le mien (lui, prétend que c’est mon genou qui est allé se collé au sien) (oui, j’étais déjà pour la parité). Quelques jours après je l’ai invité à ma boum (c’est pas désuet ce mot « boum », ça me fait penser à Vic dans « la Boum ») (et c’était tout à fait ça). J’oscillais entre il va veniiiir et il va jamais veniiir, il va veniiiir, il va jamais veniiir. Bref Pour conjurer le sort (et sans doute parce que je sentais inconsciemment que ça allait me manquer) j’ai embrassé sept garçons avant qu’il arrive (il était le seul à travailler). Et ? Je l’ai embrassé aussi (c’est lui qui embrassait le mieux) (du coup, je l’ai gardé)
  • Bref, comme je n’ai pas de réponses (des éditeurs! Quand même il faudrait suivre un minimum!), je rafraîchis ma boite mail toutes les dix minutes.
  • J’ai choisi mon ancienne boite pro, qui fait vraiment super pro (genre c’est pas une yahoo, gmail ou hotmail). Je sais qu’avec celle-là, aucun mail ne peut disparaître.
  • En même temps, ce n’est pas plus confortable, la possibilité d’un mail qui disparait peut être un espoir!
  • Je checke ma messagerie téléphonique toutes les dix minutes.
  • Dès qu’un numéro inconnu apparait je retiens ma respiration et je me remémore ce que je devrais hypothétiquement dire, mais ça tombe toujours sur : la CAF, le plombier, le transporteur UPS, à croire qu’ils se sont donnés le mot pour ne pas que je m’ennuie.
  • Avec tout ça, je n’ai pas le temps de faire grand-chose d’autre.
  • Mais je n’arrive pas à me dire que si jamais ça ne marche pas, je vais arrêter d’écrire, ni que je vais retourner à mes anciennes activités (j’essaie, pourtant, j’essaie).

Pic by Eder Pozzo

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