Deux ans ici

 » Le 27 janvier 2016, à 14 heures 32 minutes et 45 secondes, une mouche bleue de la famille des Calliphoidae capable de produire 14 670 battements d’ailes à la minute, se posait rue des roches noires à Agen, ancienne patrie des Nitiobriges, et ce malgré le froid qui régnait ce jour-là ».

A la même heure, à deux pas de la cathédrale, le vent s’engouffrait comme par magie par la porte entrebâillée d’un restaurant, faisant  valser les miettes de pain savamment disposées en forme de rosace par une main enfantine sans que personne ne s’en aperçoive.

Au même instant, au premier étage de la rue du Nouvion, quelqu’un, dont nous tairons ici le nom, effaçait de son répertoire téléphonique les noms et prénoms de dizaines de personnes qu’il ne reverrait pas, arguant que c’était sans doute mieux ainsi, la faute au destin.

Toujours à la même heure, dix doigts pourvus de quatre bagues représentant chaque enfant de la famille entamaient une danse au-dessus des touches d’un clavier. Sur le capot relevé la pomme lumineuse se mettait à clignoter. Quelques secondes plus tard naissait FromBaionaWithLove  »

L’article s’appelait « une autre histoire ». Ce n’était pas le premier que j’écrivais. Ailleurs, je sévissais déjà et comme je suis une SDF du blog, une espèce de nomade des internets ou une vagabonde des sites devant l’Éternel, From Baiona With Love était en fait le troisième de mes blogs. Un blog qui fête donc aujourd’hui ses deux ans. Il babille joyeusement, fait ses nuits et sautille sans que je ne lui tienne la main.

Cette année, je fêterai aussi mes dix ans de bloguerie. J’avais commencé par le blog « Vent fort, mère agitée » qui abritait toutes les « histoires d’avant lui », le petit bonhomme que nous attendions. Le blog s’est transformé en un petit livre jaune comme vous avez pris l’habitude de l’appeler et a disparu d’internet.

Depuis deux ans vous savez à mon propos des choses absolument essentielles :

Ancienne DRH  née dans une ville où l’on cuisine le jambon en sauce, elle a grandi dans la ville des pruneaux et vieillit dans la ville du jambon. Un retour aux sources en quelque sorte puisqu’elle va saluer son arrière grand-père dont le nom est inscrit en doré sur le monuments aux morts de l’autre côté de l’Adour et dont le petit nom était Cyriaque.

Nathalie n’aime pas : les chaînes sensées transmettre le bonheur et la santé ou le malheur à quiconque les casserait, Nathalie a tendance à vouloir mettre 2 r à mourir parce que mourrir c’est pire que mourir, n’aime pas avoir les cheveux mouillés ni regarder les émissions de téléréalité, alors regarder les émissions de téléréalité les cheveux mouillés est bien au-dessus de ses forces.

Nathalie aime : rêvasser devant la fenêtre et dire le soir qu’elle a super bien travaillé, changer tous les draps de la maisonnée le même jour, plier ses petites culottes avec soin comme dans les films hollywoodiens, se souvenir des jolies choses, revenir dans les rues qui ont vu sa jeunesse.

Mais ce qu’elle aime par-dessus tout c’est vous retrouver ici. Chaque matin, ou presque.

Pour fêter les dix ans de bloguerie, j’offrirai un exemplaire dédicacé de « Vent fort, mère agitée » (tirage au sort parmi les commentaires)

Pour fêter les deux ans de From Baiona With Love, j’offrirai un « jambon de Bayonne » et deux exemplaires dédicacés de mon prochain roman (ah, ah, ah) Tirage dans les commentaires.

Merci à ma famille à mes enfants et mes amis de participer, histoire que je ne prenne pas le plus grand vent de l’histoire d’internet.

 

 

 

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