En vrac et pas dans l’ordre # 14

IL ne se passe pas grand chose dans ma vie en ce moment alors j’avoue avoir un peu de mal à trouver des sujets.

Comme le dit Marieal, l’article sur le conseil de classe a été super édulcoré. J’aurais pu en faire des tonnes. Mais.  Parce que, bien sûr, je n’ai pas fermé ma grande bouche ce jour-là et que ça n’a pas plu à tout le monde. Il se murmure qu’on en parle encore dans les couloirs, mais comme j’ai une fille là-bas, je ne m’étendrais pas davantage, bien que cet histoire puisse vous faire sourire.

1) Au sortir de la réunion, je me suis demandé si je n’avais pas une vision un peu erronée de la situation. Dans la mesure où je suis souvent seule, où je ne me cartonne plus avec personne et que je suis passée maître dans l’accord tacite en quelconque circonstance avec n’importe qui, ce jour-là, les gens étaient-ils vraiment sur la défensive et désagréable avec moi où n’était-ce qu’une vue de mon esprit ? Il semblerait que mon esprit était particulièrement clairvoyant, certains profs s’étant excusés pour l’atmosphère qui régnait et les élèves ayant demandé si j’allais bien. En tout état de cause, j’allais bien.

2) En fait je me suis aussi cartonnée avec Mme A (ce devait être la semaine) que fort heureusement je ne côtoie que peu (deux fois par an c’est déjà trop) (je la laisse avec ChériChéri et tout de suite, elle se sent mieux) (je ne vois pas pourquoi) par téléphone. À un moment je lui ai dit « on a beaucoup de mal s’entendre et ce depuis le début, je préfère que mon mari revienne vers vous pour régler ce problème ». D’autres (moi la première) auraient alors changé d’attitude, essayé de faire un effort (c’est ce que j’ai fait) mais pas elle. Elle a continué à parler (vociférer?) pendant deux bonnes minutes toute seule pour finir par Heu… allo?…. ce à quoi j’ai répondu « merci de votre appel, bonne journée. »

3) Pour les besoins de mon prochain roman je construis un dictionnaire de jolis mots. Eh bien je peux vous dire que j’en ai rencontré certains que je n’avais jamais (jamais) croisés de toute ma vie (entière). Je suis allée puiser chez @Alexandriane sur IG qui a fait un appel aux jolis mots elle aussi et je n’ai pas été déçue. Je ne sais pas encore comment je vais les utiliser mais ils sont là à portée de mes doigts. Parce que je suis gentille, je vous mets quelques-uns des mots rares retenus, et si vous voulez, vous pouvez compléter la liste : amphigouri, valétudinaire, immarescible, impéritie, trôler (je croyais que ça venait de troll mais pas du tout), nyctalope, jubjoter (ah j’adore jubjoter). Il y a aussi les mots dont j’aime la sonorité : trépidation, tintinnabuler, facétie, dodeliner, balivernes, chafouin, superfétatoire (mon correcteur automatique ne connait pas ces mots lui non plus, il souligne à qui mieux mieux) (c’est joli aussi à qui mieux mieux)

4) J’ai une chance extraordinaire, celle d’avoir des amis formidables. J’ai un ami conteur (c’est je pense le plus vieil ami que je conserve encore. Un ami de 35 ans. Vous voyez, c’est précieux. Je pense que c’est le seul qui m’a connue à 15 ans, pas terminée et mal dans ma peau), il s’appelle Toto Cehéro et il a eu un très joli article dans la Dépêche du Midi que je vous partage, parce qu’il dit des choses extrêmement justes et inspirantes telles que «On devient conteur parce que… on se fait attraper par les histoires. Il y a quelque chose d’ésotérique dans ce truc de raconter des histoires. Nous, les conteurs, sommes des passeurs. Les histoires ne nous appartiennent pas. Elles sont vivantes vous savez les histoires, elles se débrouillent pour trouver le chemin, elles choisissent le conteur qui va les raconter…» ou « Parfois, les histoires arrivent vite, mais elles peuvent aussi mettre des années avant de se décider. Et cela n’a rien à voir avec le fait que le conteur soit bon ou mauvais. Il n’y a pas de bon ou mauvais conteur, c’est à la façon de l’écouter que l’histoire peut passer ou ne pas passer. » Dans l’article, il ne parle pas de moi au cours de théâtre (je suis un peu jalouse et vexée)  mais, « je t’aime quand même. »

5) J’en ai une autre (amie, il faudrait suivre un minimum) qui m’a envoyé valdinguer dans mon adolescence ce matin. Elle m’a envoyé une musique à écouter « Je t’aime » de Michel Polnareff. Pif, paf, pouf, je me suis retrouvée dans la chambre de mon enfance, celle chez ma mère, sous les toits tout au bout du couloir (parce que oui, j’ai plusieurs chambres de mon enfance) (bienvenue dans la tribu des enfants de parents divorcés) et ? Ça fait drôle dans le cœur, un peu comme si ça faisait poc. Mais ça, ça vaudrait un article entier.

6) Non, pas de nouvelles (ok vous allez me dire « pas de nouvelles, bonnes nouvelles) (mais il y a des minutes où c’est franchement compliqué pour ceux qui vivent près de moi) (ou même loin des fois) (merci à eux d’y croire quand je n’y crois plus)

7) Le problème, c’est que je me suis fait attraper par une nouvelle histoire.«Raconter des histoires, ce n’est pas anodin. parce que Les histoires se débrouillent pour trouver leur chemin, elles choisissent le conteur qui va les raconter.» » (David Tormena aka Toto Cehero)

8) Avez-vous déjà déjeuné au restaurant (mais pas à l’air libre)(ni en terrasse), en tenant un parapluie ouvert au-dessus de votre tête parce qu’il pleuvait sur votre tête ? Moi oui.

9) Finalement, ma vie est dingue!

Illustration by inèsL

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