Et la pluie, on en parle ?

La semaine dernière, lasse de la pluie qui tombait contre mes vitres je vous avais concocté un article sur la pluie. Et puis, il s’est mis à faire beau alors j’ai un petit peu changé mon fusil d’épaule, je ne voulais pas vexer le soleil qui se pointait timidement. Donc je vous pose une question existentielle « pleut-il vraiment beaucoup au pays basque? » C’est une vaste question à laquelle les habitants d’ici répondent qu’ici, il ne pleut pas, « il fait vert », et il fut un temps où je disais : « moi, j’aime bien la pluie. »

Mais ça, c’était avant. Avant d’habiter ici. En l’an de grâce 2017/2018.

Avant qu’il se mette à pleuvoir en plein milieu de mon été (août) et que la piscine ne soit que très peu utilisée (en revanche inutile de la remplir à cause de l’évaporation comme c’était le cas dans mon ancienne vie)

Avant que ça continue tout l’automne (toute l’automne?) et puis l’hiver aussi. Et puis en janvier encore. En janvier où, parait-il, il a plu tous les jours, sauf deux (source journal Sud-ouest). En janvier où il est tombé au pays basque 257 litres par mètres carrés (d’ici fin janvier les services météorologiques prévoyaient 40 litres de plus) (aujourd’hui, je ne sais pas où nous en sommes) (mais on m’a dit samedi que dans le Lot et Garonne il était tombé la même quantité de pluie). Ici, où il pleut deux fois seulement par jour, de minuit à midi et de midi à minuit.

Avant que je sois obligée d’aller au conseil de classe de Petite Chérie à pied,  parce que ma voiture était au garage, (et que je me constate que ces P* d’automobilistes sont peu soucieux des piétons, bien à l’abri dans leur habitacle, ils accélèrent et aspergent les piétons) (j’inventerais bien une amende forfaitaire pour tous ceux que ça amuse d’éclabousser les piétons)(je ne sais pas si c’est la pluie que je n’aime pas ou les automobilistes)

Avant que mes enfants ne rentrent trempés de l’école ou du lycée et sentent le chien mouillé.

Avant que ma peau soit tellement hydratée qu’elle en est fripée et que mes cheveux frisent de façon totalement autonome (mais pas comme j’aimerais qu’ils le fassent)

Avant que mes mollets soient trempés bien qu’abrités par un parapluie (parce qu’ici, les parapluies ne doivent pas être trop grands faute de quoi ils se retournent à cause du vent)

Avant que les endroits où enfin s’abriter ne soient pris d’assaut et que plus personne n’ait envie de regarder son voisin, tout aussi trempé que lui.

Avant que je ne croise que des mines renfrognées et que le sujet abordé en priorité soit lié au temps. Et moi, je déteste parler du temps.

Avant que les insectes ne soient tous morts noyés dans d’abominables souffrances.

Avant que nous n’ayons épuisé tous les films et séries disponibles sur Netflix et ailleurs.

Avant que le service nettoyage de la ville passe à 5 heures du matin pour nettoyer la voirie pour cause de boue sur la chaussée.

Avant que les fleurs n’aient pourri et que la pelouse ne soit plus qu’un vague marécage.

Oui, il pleut vraiment beaucoup au pays basque et même les basques en ont assez! (mais ils ne vous l’avoueront jamais!)

Merci Hellocoton d’avoir mis cet article en vedette des coups de cœur humeurs

 

Crédit photo Sud-ouest

 

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