Je fais de l’aqua-gym épisode 2

Dans la série des boulets, je vous évite pas mal d’épisodes, mais celui-là je ne pouvais pas m’empêcher de vous le partager.

Je ne vais pas à nouveau rabâcher que je vais à la salle ou que je fais trempette dans une eau chaude pour développer mes muscles, mais il est bon de vous remettre dans le contexte.

Ce sont les vacances, pas d’enfant à la maison (non, maman, ne t’en va pas, je ne vais rien écrire que tu ne pourrais lire) donc j’accepte (je n’ai pas sauté de joie non plus)(il ne faut pas exagérer) d’aller à la salle pour deux cours consécutifs. (Là, normalement, vous êtes censés pousser de grands cris. Ahhhh! Whaow, deux cours consécutifs! Elle est trop forte. Cet été, elle va être la reine du maillot!)(vous n’avez pas pensé ça?) (tant pis). Deux cours consécutifs c’est pas la mort : Yoga et aquadynamic, je ne devrais pas être morte à la fin.

J’arrive à la salle. Toute prête. Parce que je n’aime pas trop me défroquer devant tout le monde. Je change simplement mes baskets et vais m’installer dans le hall pour l’attendre. Je rêvasse et vois une dame passer qui me sourit. Instinctivement je lui souris aussi, en me disant que c’est étrange, parce qu’il me semble la connaître. Je fouille dans les méandres de ma cervelle, mais ne parviens pas à situer d’où. Je me trompe certainement. De toute façon, ici je ne connais pas grand monde. Ma collègue de souffrance musculaire arrive et me donne son tapis de yoga pour que j’aille nous installer. Elle me demande si, sous ma tenue j’ai mis mon maillot. Ah, bé mince, je n’y ai pas pensé. Elle si. Pas grave pensai-je, il y a un quart d’heure de battement entre les deux cours, je le mettrai après.

Le cours de yoga se passe. Entre nous soit dit que, jamais je n’ai vécu un cours de yoga aussi difficile. Mon corps ne voulait rien entendre, même les postures les plus faciles m’ont parues compliquées. Là, j’ai pensé que ce n’était peut-être pas le meilleur jour pour enfiler deux cours l’un après l’autre.

Fin du cours. Je file me changer. No souci (prononcer souçaïe). Je fais glisser mon legging et mon tee-chirt et enfile mon maillot une pièce sans difficulté. Il n’y a personne. Je souffle d’aise et  je file dans l’eau. Inutile de vous dire que les sensations ressenties au yoga n’ont fait qu’empirer. Tout est dur, je me casse la binette pendant les kicks (= Un coup de pied c’est une technique de combat consistant en une frappe réalisée avec une action du membre inférieur dont la surface de frappe est le pied. Ouais, avec de l’eau au-dessus des seins ce n’est pas si simple) (#teampetite, #jaijamaispiedsdansleau) Ma partenaire a l’air de s’éclater. On va dire que ce n’était pas mon jour.

Fin du cours. Elle s’aperçoit qu’elle a oublié sa serviette (non, mais ho, quand même, il y a une justice en ce bas monde). Comme je suis quelqu’un de magnanime et très généreux je lui propose de lui donner la mienne après m’être essuyée (après coup j’ai pensé que la vraie générosité aurait été de lui filer avant qu’elle soit mouillée)(mais j’étais à mon maximum). Je file à mon casier et là, à côté du mien, je vois la dame croisée à l’entrée qui me sourit à nouveau. Impossible en retour de lui rendre autre chose qu’un rictus mal déguisé en sourire. Je lance un petit regard vers les cabines qui ont toutes été prises d’assaut par mes sympathiques collègues de pataugeage.

Donc, là, tout de suite, maintenant, il faut que j’arrive à enlever mon maillot mouillé et enfiler mon legging, rapidement, et sous le regard de la dame que-je-sais-pas-où-je-l’ai-déjà-vue. Je m’essuie rapidement (rapidement, c’est là le problème) Je prépare mon tee-shirt et décide unilatéralement avec moi-même de me passer de soutien-gorge (on s’en fout en fait). J’enlève les bretelles du maillot (elles font slurp slurp et semblent ne pas vouloir se désolidariser de mes épaules) et le roule jusqu’à la taille (j’ai dû prendre deux tailles parce qu’il ne veut pas glisser sous mes poignées d’amour (oui, je le confesse, j’ai des poignées d’amour). J’enfile mon tee-shirt et lance un regard vers ma voisine de casier. Je vous rassure, elle est toujours là. Elle prend son temps, elle. Donc là, tout de suite, maintenant, je vais enlever le bas. Je prie pour que mon tee-shirt soit suffisamment long (il ne l’est pas) (mais on peut toujours prier, non?). Je me dandine parce que s’il faisait slurp slurp pour le haut, il fait slurp slurp slurp pour le bas. Avec la chaleur qui m’envahit je ne suis plus tout à fait sûre de ce qu’il se produit à ce moment là (et en plus j’ai des poils), mais il se retrouve entortillé autour de mes chevilles. J’attrape mon legging. Bon. Ça a bien dû vous arriver cette histoire. D’essayer d’enfiler un legging sur une peau mouillée. S’en suivent quelques longues secondes (minutes?) où, penchée vers l’avant je m’escrime à enfiler ce Putain de #@ de *!!?@@& de trou du cul de legging. En parlant de ça, ma voisine de casier doit avoir une vue plongeante sur le mien. D’ailleurs, elle vient de s’échapper et je ne comprends pas pourquoi elle ne m’a pas dit au-revoir.

Bilan, je suis effectivement morte (de honte)

Ce n’est que plusieurs jours plus tard que j’ai fait le rapprochement avec l’endroit d’où je la connaissais. Et là, misère! C’est une maitresse de l’école de Mister T!

PS1 : inutile de vous dire que je n’ai pas raconté cette anecdote à Mister T « dis chéri Madame X, la maitresse des C… et bien, elle a vu mes fesses ». Non, j’ai pensé que ça ne le ferait pas.

PS2: Ma collègue a réussi à se sécher.

PS3: Vous pouvez maintenant reprendre une activité normale.

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