En vrac et pas dans l’ordre

Ce n’est pas aujourd’hui que je vous raconterai ma folle épopée parisienne (ça me gène, ça me gène) (ne cherchez pas, j’ai eu ce gimmick en tête toute la semaine dernière) (on ne se refait pas)

  1. Je me félicite de ne pas avoir de train à prendre jeudi, ni les 36 autres jours de grève prévus jusqu’à juin. OK, je vous l’accorde, c’est peut-être un peu égoïste tout ça, mais bon hein. Il semblerait que la SNCF a arrêté la vente des billets les jours de grève. Du coup, c’est mieux pour les voyageurs, mais à quoi va servir la grève ?
  2. En ce moment je lis des portraits de gens normaux, que l’on croise dans la rue mais qui ont grandi étouffés par un secret de famille plus gros qu’eux. C’est fort, c’est dingue, c’est. Ça vous prend aux tripes (je ne vous mets pas le lien, parce que je ne voudrais pas que ça donne des idées à des romanciers qui traineraient par là) (vu que ça me sert à moi) (désolée les gars/filles, sans rancune)
  3. Dimanche soir, Marie Aline m’a passé un texto : »regarde sur la 2″. Il était 19 heures j’étais juchée sur des escarpins de 8, avec rouge à lèvres (pas sur les escarpins) et boucles d’oreilles (ce qui arrive deux fois par an). « Je peux pas » que je lui ai dit. « C’est Aurélie Valogne, son travail préparatoire me fait penser au tien ». Depuis que je suis rentrée, j’ai un onglet ouvert sur le replay de « 19h le dimanche » que je n’ai pas eu le temps de visionner. Je m’y colle ce matin. Ou pas. Je ne sais pas ce que ça veut dire de moi, cette façon d’attendre avant de faire les choses.
  4. Pour celles que ça intéresse ou qui s’inquiètent (on a tous une bonne raison de s’inquiéter, n’est-ce pas?), je n’ai gardé les escarpins qu’une heure, avant d’enfiler mes baskets.
  5. C’était mieux pour danser jusqu’au bout de la nuit.
  6. Vous m’avez crue ? Je n’ai dansé que jusqu’à minuit et demi (le truc des baskets c’est vrai de vrai). À ma décharge, c’était dimanche soir, le lundi matin je prenais le train à 7h50.
  7. Depuis je fais concurrence à Angélina Jolie quand elle part en vacances.
  8. Il faudrait suivre tout de même! Les valises que j’ai sous les yeux grignotent mes joues. (Vous n’avez jamais vu de photos des valises d’Angelina Jolie?)( une bonne vingtaine de valises siglées la suit dans les couloirs des aéroports)
  9. Inutile de vous dire que j’ai fait sensation avec mes cheveux gris dans le monde impitoyaaaable de dimanche soir. J’oscillais d’une table à l’autre entre « oh mais qu’est ce que tu as fait à tes cheveux? » à un froncement de nez équivoque à un « J’aimerais tant oser » ou « j’adore, ils sont magnifiques ». Mais bon, tous ces gens là sont censés attirer les clientes dans leurs salons de coiffure, pas leur dire de ne plus faire de couleur.
  10. Au salon du livre, on me disait sans arrêt « on se connait, on s’est déjà vu, n’est-ce pas? » Je ne pouvais pas leur répondre qu’ils m’avaient sans doute vue la veille ou l’avant veille, que non, je n’étais pas une auteure connue alors, je me contentais de sourire et de répondre « non, non »; Et de secouer mes cheveux gris pour leur mettre de l’argenté plein les yeux.
  11. J’avais dans l’idée de faire un article sur les nouvelles tendances langagières et puis, comme je me fais penser au lapin d’Alice en ce moment, je crains de ne pas en avoir le temps. Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi au lieu de dire « au revoir » les gens disent « bon courage » et pourquoi au lieu de dire « Ok » ou « d’accord », on répond « pas de soucis ». Il y a un truc qui m’interpelle mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.
  12. Parfois les choses s’entrecroisent. Il y a une semaine, Isabelle m’a demandé si je ne voudrais pas écrire une pièce de théâtre. Au salon du livre, on m’a proposé de participer à un concours de nouvelles. Hier, Agnès m’a dit que le roman que je suis en train de mettre en place serait mieux en pièce de théâtre ou en nouvelle.
  13. J’ai toujours eu mal à la tête, mais jamais je n’avais dit que j’avais la migraine et puis, la semaine dernière deux jours de mal de tête, de nausée,d’impression d’avoir la tête dans un étau et de murs qui dansent. Je me suis résolue à appeler ça « migraine ». Mister T dans sa grande sagesse m’a dit « t’as qu’à boire du jus de pomme, ça ira mieux après ». J’ai bu du jus de pomme. Et ? C’est allé mieux au bout de quinze minutes. Vraiment mieux. Je ne comprends rien à ce gosse, il a des fulgurances incroyables. D’un autre âge. Sans les cheveux gris.

Pic from Unsplasch

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