Quinqua Power #2

Il y a vraiment un truc injuste avec le concept de cinquantaine.

Pour certaines d’entre nous, elle arrive à quarante-huit ans, pour d’autres c’est à cinquante-deux, moi ce sera à quarante-neuf  ans et huit mois (je vous fais grâce des jours, heures et minutes, je ne suis pas matheuse pour deux sous).

Elle ne m’a pas prise en traitre.

Je savais parfaitement qu’elle allait arriver. Il y avait déjà eu la trentaine, plus sympa que la vingtaine, la quarantaine que tout le monde décriait et qui m’a pourtant ravie et offert mes plus belles années. Attendez, je crois bien que je disais ça de la trentaine. Peut-être alors que dans dix ans, je dirais de ma cinquantaine qu’elle était chouette finalement!

En attendant, bim, la voilà, pile à l’heure au rendez-vous et je me la prends en pleine face. Enfin, autour de ma taille serait plus juste.

Pour l’instant, personne ne m’a encore dit « t’aurais pas pris un peu toi ?! »  De toute façon,  je n’ai besoin de personne pour ça. Je suis parfaitement capable de voir que mon corps m’échappe légèrement, que ses contours se floutent malgré les heures passées à la salle (du coup j’ose à peine imaginer où en serait mon tour de taille si je n’avais pas changé de vie (dans mon ancienne vie je ne serais jamais allée à la salle, je n’aurais pas marché non plus, y avait trop de côtes, ni fait du vélo,pour les mêmes raisons que précédemment)).

À la maison, il n’ y a pas de pèse-personne, donc je ne peux pas dire de combien de kilos en trop je suis maintenant l’heureuse propriétaire, mais c’est un fait, j’en ai adopté quelques-uns. Ils sont mignons bien que légèrement collants, et rien à faire, ils ne veulent pas aller voir ailleurs si j’y suis. Vu qu’il m’est absolument impossible de ne manger qu’une pomme par jour, que quand je regarde les recettes spéciales quinquas, il n’y a pas grand-chose de différent avec ce que je cuisine déjà, j’ai dû revoir ma garde-robe.

Donc, exit les pulls chauves-souris, que quand tu lèves un bras, t’as le côté qui te remonte jusque sous les seins. Avant, quand je redescendais le bras le pull redescendait lui aussi, maintenant il a la fâcheuse idée de rester coincé au dessus de mon si mignon bourrelet. Exit aussi les jeans et pantalons taille basse qui le mettent particulièrement bien en valeur (mon bourrelet). Je ne jure plus que par les pantalons taille haute  et je voue une adoration sans borne pour les blouses avec un décolleté en V. Oui en V, parce qu’il y a tout de même un avantage à la situation, j’ai pris trois tailles de soutiens gorge en un hiver ! Tout n’est pas à jeter dans la cinquantaine…

 

 

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