En vrac et pas dans l’ordre #16

Il est peut-être temps de commencer à vous parler de mon futur livre. Futur? Beh oui, parce que tant qu’il n’existe pas et que personne ne l’a lu, il est toujours à l’état de fantasme et n’existe que pour une poignée de gens qui en ont un peu marre de le voir trainer dans leurs pattes.

  1. Au salon « Le livre Paris » j’ai approché beaucoup de jeunes auteurs. Quand je dis « jeune », ne vous méprenez surtout pas, il y en a certains aussi âgés que moi. On entend par « jeune », « jeune dans la profession ». Bref.
  2. Tous se disent auteurs quand je prends des pincettes pour dire ce que je fais. « Mais faut pas! Si tu écris, tu es auteur! ». Donc je me suis demandée si dans le même ordre d’idées j’étais cheffe, technicienne de surface ou acheteuse pour l’enseigne familiale, mais je n’ai rien dit et j’ai écarquillé les yeux. « Mais alors, tu dis que tu fais quoi  ? » « Heu » (vous ai-je déjà dit à quel point j’avais un sens aigüe de la répartie?)
  3. J’ai donc parlé avec une jeune femme (dont je ne dirai pas le nom ici parce que je ne suis pas certaine qu’elle apprécierait (je ne lui ai pas demandé si je pouvais en fait) (mais dont vous avez pu lire les romans)(oui, oui, oui). Elle est bi-goût. C’est-à-dire qu’elle publie en auto-édition et en maison d’édition. Je me suis étonnée qu’elle ne soit pas attitrée à une maison et elle m’a répondu « et ma liberté alors, tu en fais quoi?! » Je peux vous dire que le truc a fait un petit voyage dans les méandres de mon cerveau.
  4. C’est arrivé pile à point, parce que, attendre des réponses qui n’arrivent pas ou se prendre des râteaux, même très bien tournés, ça va un moment.
  5. Et puis, j’ai eu une illumination: comment je lis moi ? Sur liseuse (et d’ailleurs je ne jure plus que par le format numérique). Donc l’auto édition en E-book est tout à fait appropriée (à mon cas).
  6. J’ai rencontré une équipe très dynamique qui fonctionne comme une maison d’édition sauf qu’on est en auto-édition, avec une offre très souple qui peut correspondre à beaucoup d’auteurs. Une réponse simple et rapide, pour laquelle il y a plein d’avantages (au sujet des droits d’auteur et de la rémunération sur les ventes par exemple (voyez donc comment je me la pète : mes droits d’auteur!) on peut continuer à envoyer le manuscrit à des maisons d’édition traditionnelles (si jamais on veut se faire mal), on peut commercialiser le livre sur d’autres réseaux et le retirer si on en a envie (genre si tout le monde te démonte sur ton livre nul à chier).
  7. Il y avait aussi de jolies histoires qui trainaient au sujet d’auteurs ayant commencé comme ça, et moi les jolies histoires, vous savez ce que j’en pense.
  8. On m’a expliqué qu’il fallait avoir un blog, que celui-ci n’avait pas besoin d’avoir une visibilité de dingo (ouf), qu’il fallait surtout avoir dix personnes qui auraient le statut d’ambassadrices, qui partageraient et inviteraient leur réseau à commander le livre. J’ai compté sur mes doigts, un, deux cinq. Maintenant, j’espère très fort avoir dix ambassadrices parmi vous.
  9. J’ai donc tout mis en place pour une parution mi-mai. Un peu de buzz, un vote en ce qui concerne la couverture. Un prix bas pour permettre aux hypothétiques lecteurs de l’acheter sans avoir l’impression d’y laisser des plumes, la possibilité de l’avoir en papier également (genre que si je fais des signatures je ne bousille pas vos liseuses, ah ah ah, non, mais celle-là, elle ne manque pas d’air!) , une diffusion assez large (grâce à mon ancien métier j’ai l’espoir d’avoir une porte d’entrée intéressante (pour un auteur auto édité), mais chut, on en reparlera)
  10. Autour de moi, on m’a dit que j’étais trop impatiente. Que » quand même quoi, tu pourrais attendre un peu, trois mois qu’est-ce que c’est? » Le problème, c’est que j’avais dans l’idée d’une parution en mai et je ne me voyais pas attendre 2019 (rapport à mon impatience).
  11. Autour de moi on m’a dit que « c’est dingue ce besoin de tout gérer, d’être indépendant, libre... »(avec des points de suspension à la fin)
  12. Autour de moi on m’a dit « de toute façon à chaque fois qu’on t’a dit que c’était impossible, tu l’as fait, alors. » (merci Laurence).
  13. Et puis finalement j’ai reçu une réponse positive d’une maison d’édition.
  14. Donc retriturage de méninges…. ou pas.

Bientôt sur ces pages, sur Instagram et sur Facebook je vous inviterai à voter pour votre couverture préférée (Made by my family)(of course)

La jolie photo de nuages que j’espère inoffensifs est de 贝莉儿 NG on unsplash

Merci pour tous vos commentaires sur le post précédent qui ont tous été posés avec bienveillance. Je ne me fais pas de souci pour moi, voyez-vous, mais plutôt pour les jeunes femmes en général, les miennes, peut-être aussi, sait-on jamais.

Publicités