Vendredi confession # 16

Cette semaine il a fallu que je fasse des choses nouvelles. Des choses que je n’avais jamais faites. J’adore les premières fois, mais ce ne fut pas de tout repos. Ça vous dit de venir dans mon Moi, Me and I ?1) J’ai dû créer ma page auteur.

Donc, déjà, il y a dans cette première phrase une information d’une importance capitale : j’ai une page auteur. Maman, j’ai une page auteur. Les enfants, vous savez quoi, j’ai une page auteur. C’est quoi une page auteur ? C’est quoi une page auteur ?! C’est une page qui est censée parler de moi en tant qu’auteur et Librinova (la maison d’auto-édition que j’ai choisie) permet à ses auteurs de se faire connaître de leurs lecteurs de cette façon. Il parait que ça fait plaisir aux lecteurs de connaître un peu de la personnalité des auteurs. (Donc là tu te demandes, sous quel angle tu as envie qu’ils te connaissent parce que parfois, t’es vraiment chiante.) (en même temps, il faut pas leur mentir aux lecteurs)

Et puis, je n’ai jamais écrit de biographie ! Va donc voir les autres ce qu’ils ont fait que je me suis dit. (Parfois je me parle tout haut, pendant les vacances scolaires c’est assez terrible, les enfants me regardent  comme si j’étais folle).

J’ai donc lu les biographies de 185 auteurs (à peu près, en vrai j’ai pas compté) et ? J’ai découvert un truc de fou (décidément) : ils parlaient d’eux à la troisième personne. Et puis c’était des trucs super sérieux genre « après un master en histoire sur Aristote, V.J. décide de vulgariser le personnage et le met en scène dans des histoires palpitantes ». Le problème c’est que là, y a rien qui me fait palpiter.

Je sentais l’angoisse de la page blanche monter. Encore une fois, je n’allais pas y arriver. Impossible de parler de moi à la Alain Delon, j’avais encore plus qu’avant (et ce n’est pas peu dire) le complexe de l’imposture.

Au bout de deux heures de tergiversations, d ‘effaçage et de sidération, j’ai accouché de quatre lignes (deux heures pour quatre lignes : je ne suis pas du tout rentable!) Voilà ce que ça donne : « Je suis de celles que l’on charge d’écrire les discours d’hommage aux enterrements ou celui du témoin au mariage de leur meilleur ami, même quand je ne participe ni à l’un ni à l’autre. De celles qui s’encombrent de listes en tout genre, juste pour le plaisir de les rédiger, mais qui les oublient sans arrêt. De celles qui lisent tout, n’importe où, n’importe quand : pour rêver, apprendre, pleurer, m’agacer ou rire aux éclats.
Il fallait bien qu’un jour où l’autre, je franchisse le pas et que j’écrive un roman. »

L’avantage avec Librinova c’est que je peux changer quand je veux, genre demain, si ça ne me plait plus (il y a des risques)

2) L’onglet presse.

Sur la page auteur, il y a un onglet presse. Ouais. Chez moi, il est vide.

3) Et aussi la possibilité de mettre une photo de moi

Ouais beh c’est vide aussi chez moi, j’envisage d’y mettre l’illustration de couverture.

4) La couverture de « Parce que la vie ne suffit pas » a été choisie avec un chiffre de 25 voix contre 19 pour l’illustration 4, 7 voix pour la 2, et 4 pour la 5. Voilà donc ce que ça devrait donner ! (dans la vraie vie il y a eu des Hiiiiii et des sauts de cabris, des saltos arrières et des Yahi!) (j’adore les yahi!)

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5) Vent fort mère agitée (la suite)

Du coup, on ne m’arrête plus (c’est un peu le problème avec moi). Depuis quelques semaines, ma mère retape « Vent fort, mère agitée » (parce que le croirez-vous si je vous dis que j’ai égaré le texte?) pour que je puisse l’auto-éditer. Je fais un peu l’autruche quant à mes droits d’auteur de ce bouquin et espère les avoir récupérés (sans en avoir le coeur net) ( et donc, sans vraiment être tranquille) (mais au bout de cinq ans tout de même).  Comme on me l’a souvent demandé, j’ai décidé de l’enrichir de la phase « après l’arrivée de Mister T ». J’y travaille donc. (Peut-être ne pourra t-on plus l’appeler « le petit livre jaune » parce que j’ai maintenant besoin d’un identité d’auteur. (non, je me la pète pas, c’est un fait : il faut que mes lecteurs puissent reconnaître mes livres)(comme vous reconnaissez ceux d’Aurélie Valogne ou de Michel Bussi)

6) Je suis allée chez des médecins

Ça, vu mon grand âge, ce n’est pas la première fois que  je le fais, mais quand on déménage, on change de médecins (et donc on les rencontre pour la première fois) et quand on a du retard sur le suivi médical, on va les voir les uns à la suite des autres. Dans leur questionnaire il y a toujours la question « et, vous faites quoi dans la vie ? » Donc là, j’ai deux options de réponses : Je suis chef d’entreprise (ce que je ne suis plus vraiment) ou je suis auteur (ce que je ne suis pas tout à fait encore).  Le médecin me demande alors « et, vous écrivez quoi ? » Ah, ah, ah! Je suis souvent tentée de répondre « des livres de cuisine » ou « des manuels de bricolage » mais mes lèvres refusent de me suivre : « des romans » prétendent-elles, les crétines! « Ah » me répond-on. Une fois remis du choc (apparemment ça fait toujours un choc aux gens, étant donné le silence qui s’installe), il s’ensuit une série de questions auxquelles je réponds immanquablement « il sort en mai ». « Ho, je vais l’acheter » (ouais, on y croit tous)

Illustration de couverture Inès Longevial (j’aimais bien aussi cette fille sans yeux qui réfléchit au sens de sa vie)

A demain pour les devoirs!

 

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