Merci d’avoir acheté mon livre

Oui, merci de t’être procuré mon livre. Comment tu as fait reste un mystère pour moi, mais nous sommes le 11 mai et il va bientôt arriver dans ta liseuse ou dans ta boîte aux lettres (double salto arrière). Tu vas peut-être le commencer ce soir (papillons dans le ventre, voire fourmis noires et grouillantes).
Il est temps que tu saches une chose très importante :  j’aime tous les lecteurs potentiels, et toi aussi. Qui que tu sois.

Même si tu n’as pas acheté « Parce que la vie ne suffit pas » en connaissance de cause:

  1. Tu as trente ou quarante ans et tu as tout le temps avant d’avoir l’âge de Marie, tant mieux parce qu’on oublie assez vite qu’elle a presque 50 ans. C’est juste une femme qui voudrait avoir le courage de faire ce dont elle a envie. Esker milak à toi, lecteur.
  2. Tu as vu le livre chez un libraire, il t’a fait de l’œil et tu ne l’as pas reposé (vu qu’il y en a des milliers d’autres, je peux considérer que j’ai eu beaucoup de chance), j’imagine que la couv’ a joué un rôle dans ta décision : genre, tu rêvais d’avoir chez toi une toile de Inès L. Acheter ce livre était une aubaine et tu envisages maintenant de découper la première de couv’ pour l’encadrer. Esker Milak quand même (je ne suis pas rancunière pour deux sous)
  3. Tu ne l’as pas acheté en connaissance de cause, même que tu ne sais pas du tout de quoi ça parle mais tu soutiens l’effort des jeunes auteurs anonymes auto-édités de premier roman, même quand ils ne sont plus tout à fait jeunes. Esker Milak.
  4. Il était sur la table basse chez ton pote, entre les cacahuètes et les Pringles. Comme tu t’emmerdais copieux tu l’as pris en main et tu l’as feuilleté. C’est là que ton pote t’ a dit, « Ah, beh, vas-y, prends le », dans un grand élan de générosité (là encore deux solutions : il s’en est débarrassé (mais il n’y a pas de hasard et en fait, tu avais rendez-vous avec Marie) ou il pense qu’il pourra peut-être te plaire (message subliminal?) Esker milak.

Si tu l’as acheté en connaissance de cause :

  1. parce que tu aimes les parcours initiatiques des femmes de 50 ans. De trois choses l’une, soit tu as l’âge qu’il faut ou tu ne vas pas tarder à l’avoir, soit tu veux comprendre à quoi peut rêver ta mère, cet être étrange qui croit avoir encore quinze ans, ou dernière possibilité, tu veux draguer la meilleure amie de ta mère, quoi qu’il en soit esker milak (même si je ne suis pas la meilleure amie de ta mère)
  2. Tu suis mon blog assidument et tu te demandes si « un jour ça arrive de réaliser ses rêves? » (Je ne saurais trop te dire que oui) (j’en ai réalisé plein), tu te disais « ouais tenir un blog c’est une chose, écrire un roman ça en est une autre » (tu as bien raison) « est-ce qu’elle va me faire rire ? (pas sûr), pleurer (non, je ne crois pas), me donner envie de me réinventer (c’est bien possible) » Esker milak
  3. Tu es de ma famille (de mon ordre et de mon rang, Celle que j’ai choisie, Celle que je ressens, Dans cette armée de simple gens) tu as téléchargé 12 exemplaires du livre en format numérique et commandé trois versions papier. (Les formats numériques ne prennent pas trop de place mais une fois qu’un exemplaire papier du livre te servira à coincer la table de ta grand-mère qui est bancale, qu’un autre fera office de sous-plat, que feras-tu du troisième ?) Esker milak, je t’aime.
Merci, donc, d’avoir acheté mon premier roman lors des pré commandes. Oui, je sais c’est assez obscur ce truc de précommande, en fait, ça permet au livre de bondir directement à une place intéressante dans les statistiques. Maintenant, il faut l’acheter en vrai.
Attention le livre passera à 2,99 euros dans son format numérique à compter du 20 mai 2018.
Esker milak (1000 mercis)
Pic by Kadeeja Lasser
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