La fête de l’école

S’il y a quelque chose que j’apprécie, ce sont les fêtes de fin d’année scolaire. Elles me nourrissent et font la maman que je suis. Leur souvenir se transforme en perles pures de nostalgie en quelques heures seulement.

Merci pour tous ces moments que vous m’avez offerts. Mes chéris.

J’ai vu des parents souriants, des tendus, des confiants, des pressés, à peine arrivés et déjà repartis, des qui venaient pour la première fois, des qui se tenaient la main, des qui étaient de vieux habitués, des qui savaient tout mieux que les autres, des qui surveillaient d’un oeil les courses poursuites, des qui étaient venus seuls, des dont c’était pas la semaine mais qui sont venus quand même, des timides, des qui scrutaient les branches des platanes, et les feuilles qui bruissaient joyeusement dans le soleil retrouvé, des pas à l’aise, des qui bavardaient, des qui essuyaient une larme au coin de leur œil, des qui relevaient les enfants aux genoux écorchés, des qui les regardaient tomber, des qui riaient fort, des qui ne voulaient rien manquer du tout, j’ai vu des parents de famille nombreuse et d’autre dont la richesse tenait à un seul prénom, des qui regardaient la vie à travers l’écran de leur portable, j’ai vu des parents fiers du chemin parcouru, des inquiets de ce qui les attend à la rentrée, des qui mesuraient le temps passé à coup de centimètres, j’ai vu des frères et soeurs saoulés d’être là et d’autres ravis aussi, des qui voulaient s’asseoir et n’avoir personne devant eux, j’ai vu des parents qui cherchaient une main à laquelle s’accrocher quand ça tanguait trop fort, j’ai vu des parents fatigués, d’autres qui fixaient la grille grande ouverte pour qu’elle ne laisse échapper aucun enfant, j’ai vu des lunettes de soleil, des chapeaux en tous genre, des casquettes et des tongs par centaine,  j’ai vu des parents qui applaudissent, qui encouragent, des qui tournent la tête quand un enfant se trompent, des qui sermonnent, des qui ont chanté avec les classes, des qui tenaient des stands, j’ai vu des pistolets à eau. J’ai vu des instits ravis. J’ai vu des parents. Des enfants. J’ai vu du bonheur. Et encore une fois, j’ai adoré être là. Sous les feuilles des platanes. Comme avalée par l’ombre.

Si tu te reconnais, dis-moi laquelle tu es.

Pic by Samuel Zeller

 

 

 

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