Qinqua Power #12 : l’âge des rêves réalisés

À 50 ans, on a acquis un solide bagage. On a pris des râteaux, on a vécu des kifs XXL, on sait parfaitement où se logent nos forces, et on connait aussi nos faiblesses. On a toujours une énergie débordante, surtout avant 18h30. Au niveau professionnel, on croit à tort que les jeux sont faits (tant qu’il n’y a pas marqué « Fin », je vous rappelle que ce n’est pas terminé) D’ailleurs, pour ce qui est de la compétition avec la nouvelle, si elle veut le job, la nouvelle, qu’elle s’accroche, on ne va quand même pas lui laisser la place (est-ce que quelqu’un nous l’a donnée à nous, la place?) Même si le point culminant de notre carrière a été atteint il y a cinq à dix ans, on n’est pas non plus à jeter aux oubliettes. Nous connaissons les rouages du métier sur le bout des doigts. Ok, parfois, nos doigts, ils tressaillent, ils s’impatientent, ils veulent de l’ailleurs.

Ça tombe bien, on a cinquante ans et je crois réellement que c’est l’âge des rêves à réaliser puisque l’ordinaire est fait.

Les grandes routes de notre vie ont été tracées, soit on a emprunté des autoroutes, soit on a pris des départementales bourrées de nids de poule, parfois on s’est attardé sur des aires de repos mais en ce qui concerne les rêves, il y a une bonne nouvelle : ils n’ont pas de date de péremption.

On a réalisé ceux qu’on avait à 20 ans, à 30 et à 40 ans. Il reste maintenant tous les autres. Ce ne sont pas nécessairement des rêves grandioses, mais il est temps de penser à réaliser ce qui nous passionne réellement, voire de se réaliser soi-même, d’être celle qu’on a toujours voulu être ( en cela, Marie, l’héroïne de « Parce que la vie ne suffit pas  » est un bel exemple à suivre)

On a tendance à se dire que tout ce qu’on voulait, on l’a fait. Ce n’est pas tout à fait faux. Mais, ce métier l’avez-vous fait réellement par choix ou (rayer la mention inutile) parce que papa et maman vous ont démontré par a + b qu’il était parfait (c’était le leur ou ils avaient rêvé de le faire)/ par flemme de faire autre chose (rapport aux maths qui n’étaient pas ton fort au lycée)/ à cause du vent qui soufflait (s’il souffle à gauche je serais et si c’est à droite ce sera)/pourquoi pas celui-là (oui, pourquoi pas , parce qu’il y a tellement de possibilités qu’à un moment, il faut choisir, alors on a choisi).

50 ans, c’est le bon moment de la vie où nous n’avons plus besoin de faire ce que nos parents attendaient de nous. C’est le temps de faire ce que nous, nous voulons faire!

Mais t’es rigolote, ce n’est pas toujours facile de savoir ce qui nous passionne réellement et quel est le rêve auquel on tient le plus !

C’est vrai, ce n’est pas aisé. Parfois on l’ a oublié quelque part, ce rêve, sans savoir vraiment où. En haut de l’escalier qui grimpe au grenier sombre ? Dans l’humidité de la cave ? Sur le bord de la route ? Sur un trottoir glissant ? Parfois on l’a tellement regardé pour ne pas le perdre des yeux qu’on a simplement oublié qu’un rêve est fait pour être réalisé et pas seulement couvé des yeux.

Alors voici ma technique : un bon moyen pour te rappeler de ce que tu rêvais d’être est  de retrouver celui de tes dix ans, quand tu croyais que tout était possible. Ça y est, tu l’as ? Et bien fonce! Tes rêves ne sont pas morts, ils ont simplement attendu leur heure…

C’est quoi le rêve de tes dix ans ?

Pic by Filip Mroz

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