Quinqua Power #14 : Le sport

Comme nous l’avons déjà vu à de multiples reprises, il n’y a que peu de solutions pour enrayer la prise de poids et la peau qui perd de sa tonicité à l’aube de la cinquantaine, et l’une d’elles est le sport.

Jusque-là, j’arborais des tee-shirt mensongers du type « j’peux pas j’ai piscine » alors que je n’allais jamais à la piscine (sauf quand j’ai eu 40 ans et que je me suis baignée tous les jours pendant plus de six mois dans la piscine à la maison) (ça n’a pas duré). À 48 ans et demi, j’ai découvert que je n’avais plus vraiment le choix, le sport, il fallait que je m’y mette. Au moins un minimum (et la piscine familiale était trop petite pour que je récidive). C’était une histoire de muscles qui empêchent le mal de dos, de rythme qui conserve un coeur de jeune fille, de sable que je virais de mes articulations et de bonne conscience qui me donnait bonne mine. C’était pas une mince affaire, parce que le seul sport que j’avais fait depuis mes vingt ans c’était élever 4 enfants, les conduire à leurs propres séances de sport, lever et poser mes doigts en cadence sur un violoncelle et bosser.

C’est donc lors de cette remise en question que j’ai découvert qu’il y a des sports de jeunes et des sports de moins jeunes. Par exemple, j’ai essayé le Sh’Bam. Mais c’était sans compter sur ma volonté et ma motivation qui étaient aux abonnés absents ni sur mon incapacité  chronique à compter tout en faisant des pas de danse et qui me faisait m’emmêler les pinceaux. J’ai laissé tomber. J’ai cherché des sports qu’il était possible de commencer à 50 ans. Et d’abord, j’ai recensé ceux à éviter :

  • Les sports de combat : en général générateurs de blessures et de stress et nécessitent souvent des pics d’énergie trop importants qui empêchent de poursuivre une activité normale pour le reste de la soirée (danger collatéral majeur: s’endormir bouche ouverte devant le 20 heures)
  • Les sports exposant à un risque important de chute : parce qu’à partir de 50 ans, il faut bien reconnaitre qu’on casse plus facilement. Bien sûr beaucoup de sport comportent des risques de chute collatérales (le Sh’bam par exemple) mais ce n’est pas de ceux-là dont il faut se méfier.
  • Les sports qui nécessitent l’acquisition de gestes techniques complexes (les enchainements sont plus difficiles à mettre en place, je ne sais pas à quoi ça tient)
  • Les sports collectifs qui nécessitent un piétinement sur de longues périodes (et accessoirement te pètent les doigts ou les chevilles)
  • Les sports nautiques comme la planche à voile ou la plongée sous-marine ne sont pas recommandés pour les débuter après 50 ans : tu risques une DMLA ou des malaises, voire des crises d’angoisse. Laisse tomber.

Dans le même ordre d’idée j’ai renoncé à la Zumba, mais j’adore le Body Balance, toutefois, comme on n’a pas toutes la même cinquantaine, je n’y vais plus car il y en a une, pour qui l’activité n’est pas conseillée.

Désolée, je ne cours pas non plus. Je ne l’ai jamais fait et ce n’est pas maintenant que je vais commencer, en revanche je marche vite. Très vite. Le dimanche matin à 8h en bord de mer. Et j’adore ça. D’ailleurs j’ai lu qu’il valait mieux marcher vite avec un pas long que courir. Moi, ça me va.

Je hais le vélo sauf s’il est bleu-vert, qu’il a des pneus blancs et un petit panier en fil de fer pour y déposer mes courses et que personne ne m’oblige à l’enfourcher quand il pleut ou quand il y a une côte.

Je yogate le jeudi soir, mais pour cette activité, il est bien difficile de trouver le bon prof quand on en a eu une super, dans une autre vie. Difficile de trouver celui qui ne croit pas que yoga rime avec performances physiques ou dépassement de soi ou celui qui ne va pas te faire détester ton corps parce que ce con n’arrive pas à ce que tu touches le sol avec ton nez ni te souler en parlant sans arrêt.

En ce qui te concerne, je ne saurais que trop t’encourager à t’y mettre si comme moi ça ne faisait pas partie de ton patrimoine génétique. Plus tôt tu commences, moins c’est compliqué. Tu as l’embarras du choix et il te faut avant tout choisir un sport qui te convient, y aller mollo pour commencer mais de façon régulière et, alterner entre plusieurs activités, serait formidable.

Pour ma part, au point où j’en suis question sport, je ne suis pas à l’abri de commencer le pole dance et je peux te dire que si j’y suis arrivée, tu peux le faire aussi.

Pic by Edgard Chaparro from Unsplash

 

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