Dans ma Kindle #10

Il y avait bien longtemps que je ne vous avais pas emmenés avec moi, dans les méandres de ma kindle. Comme je le disais la dernière fois que je suis venue vous en parler je ne sais toujours pas comment parler des livres qui m’ont déçus : c’est un exercice assez difficile, parce que derrière un texte, il y a un homme ou une femme, des heures de travail (le plus souvent), des ratures, des doutes, de la peur, de l’espoir et un peu de magie aussi et la critique, aussi bien construite soit-elle, peut-être lapidaire. Et je sais de quoi je parle. Un mot de travers et tout s’effondre, le fragile édifice que l’on s’est construit se trouve détruit.

Comment dire que  la magie n’a pas opéré sur moi mais qu’elle opèrera peut-être sur toi, que mon avis n’est pas catégorique et n’est surtout pas le meilleur qui soit. Cette année, je crois bien que je vais devoir me résoudre  à subir de nombreuses déceptions en ce qui concerne mes lectures. Je ne sais pas à quoi ça tient. Suis-je devenue plus exigeante ?  Ou alors est-ce de la jalousie mal déguisée ? Pourquoi est-ce que je n’aime pas les livres que les autres ont adoré ?

Dans ma Kindle en ce mois de vacances, de nombreux titres on fait le chemin jusqu’à ma bibliothèque et j’ai tenté de poursuivre la lecture de certains autres :  « Comment papa est devenu danseuse étoile » Gavin’s Clemente Ruiz, « En cas de forte chaleur » Maggie O’Farrel (le premier d’elle que je n’arrive pas à lire), « Lorsque je t’ai trouvé » de Catherine Ryan Hyde, « Le parfum de l’avenir » Julie Giordano (Auteure auto éditée)

  • Ceux que j’ai adoré (je vous en avais parlé en substance dans un en vrac et pas dans l’ordre): J’ai dégusté les deux livres de Valérie PERRIN : « Changer l’eau des fleurs » et « Les oubliés du dimanche ». Vous cherchez des feel-good book? Passez votre chemin, ces livres n’en sont pas. Ou du moins n’en ont pas les codes. On peut d’ailleurs se demander qui a fait le choix des couvertures de ces romans qui ne les servent pas du tout (à mon avis). Il est vrai qu’on en ressort comme adouci, comme si on avait été enduit d’une sorte de crème polissante parce que ce sont des romans où les sentiments sont très bien écrits.  Le suspens qui nous saisit aux deux tiers, rend impossible l’abandon de la lecture. Je suis d’accord avec celles qui diront qu’il y a quelques longueurs et des passages inutiles (et notamment dans le premier, la liste de enterrements et leur description qui ne servent en rien à l’histoire), des tournoiements un peu trop longs. Cependant, ne vous arrêtez pas. La plume est fluide, poétique, musicale. Un joli coup de coeur pour cette auteure.

changer l'eau des fleurs

les oubliés

  • Julien Sandrel « la chambre des merveilles ». J’avais lu tellement de bonnes critiques sur ce roman que j’ai cédé à son achat. Bon. Là nous sommes dans un feel-good pur jus dont j’ai aimé le premier chapitre. Le reste un peu moins. Oui, c’est dommage. Je crois que finalement je ne suis pas vraiment portée sur les feel-good book. J’ai eu du mal à me prendre au jeu et à espérer que le prochain défi serait encore plus amusant que le précédent. Ça m’a un peu trop fait penser à une succession de challenges convenus et les réactions de la mère, que j’ai parfois trouvée pathétique, me paraissent impensables quelques jours seulement après l’accident (moi je n’aurais jamais bougé de la chambre de mon fils sachant qu’elle est maman solo et que le père ne peut pas prendre le relai). Du coup, certaines invraisemblances m’ont un peu agacée.

chambre

  • « L’autre fils » Nick Alexander. Roman sombre, basé sur un dysfonctionnement familial et la violence conjugale que subit une femme de 70 ans. J’ai aimé, et en même temps je n’ai pas aimé. Sentiment assez bizarre. J’ai eu du mal à poursuivre la lecture et failli le lâcher dix fois : la lenteur du début a failli avoir raison de moi. Le ronronnement et l’inaction m’ont fait me demander quel était l’intérêt du livre. Où le romancier voulait en venir. J’ai persévéré et, finalement j’ai aimé la leçon de positivisme.

l'autre fils

Lectures à suivre en Aout :

  • « Le langage de la solitude » de Jan Philippe Sendker (dont j’avais adoré « l’art d’écouter les battements de cœur »)
  • « De battre la chamade » de Sophie Tal Men (dont je n’ai jamais rien lu)
  • « L’aile des vierges » de Laurence Peyrin. Acheté parce que j’ai adoré Miss Cyclone. J’ai vraiment mis du temps à faire entrer celui-ci dans ma liseuse parce que je n’ai pas accroché ni avec le titre ni avec la couv. De l’importance du choix de ces deux paramètres.
  • « Donne moi la main pour traverser » de Marion Ruggieri.

Avez-vous des titres à me conseiller ?

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