Keep cool and breathe

Alors que le temps court, je vais tenter de courir avec lui. De le clouer au sol, le ligoter, l’empaqueter, le mettre en pots de confiture, le sniffer, l’étiqueter, pour m’en rappeler plus tard quand il aura pris la couleur  un peu passée de mes souvenirs. La couleur que je préfère.

Tous les articles que vous lirez la semaine prochaine ont été écrits avant. Hier, la semaine dernière ou lundi dernier.

Ils vous parleront (beaucoup) de Quinqua Power, parce que je n’ai jamais été aussi prêt de plonger dedans. Mais maintenant que j’ai pris le parti d’en rire avec vous, que parfois je déclenche chez vous des envies d’avoir cet âge canonique, je ne vais pas me boucher le nez, ni mettre un bonnet de bain. Peut-être même que je vais plonger dedans dans le tenue d’Eve ou bien, je vais y aller avec mes Repetto et ma robe qui tourne.

Parce qu’on n’a pas tous les jours 50 ans, je voudrais en profiter pleinement une semaine entière (je suis de celles qui posent leurs vacances au moment de leur anniversaire)(tant pis pour les autres). Il me faudra bien tout ce temps. J’ai appris que mes 50 ans seront ce que je veux qu’ils soient et que c’est à moi de jouer. C’est peut-être une des grandes choses que j’ai apprise : ne pas demander aux autres plus que ce qu’ils peuvent offrir. Just do it! qu’ils disaient. It’up to me que je répète inlassablement.

Et aussi parce j’ai la chance inestimable que mes enfants, même grands (voire très grands) et même déjà insérés dans la vie active choisissent encore de passer une semaine de vacances d’été en ma compagnie (et du coup, pour celles que ça intéresse, j’ai fait en sorte que ma chambre ne pue plus) parce que j’ai envie de profiter d’eux sans penser qu’il s’agit peut-être de la dernière fois (comme depuis cinq ans). De voir ma troupe marcher devant moi sur la plage de galets à la tombée de la nuit ou faire des bombes juste pour m’agacer. Parce que les voir émerger pour le petit déjeuner chacun à leur rythme nous permettant de retricoter notre complicité n’a pas de prix. Ou si, justement, celui de mes 50 ans.

Parce que c’est l’été et même si je ne pars pas très loin de mon bureau et qu’il sera toujours en bas de l’escalier à droite,  je vais en fermer la porte sans bruit, parce que je voudrais ne checker aucune statistique, ne pas savoir où j’en suis des ventes ni des commentaires et me satisfaire du chemin qui a déjà été parcouru.

Parce que tout ça, tout ça, quoi. Je vous dis à la semaine prochaine pour du direct live, les amies, et pour ce qui est des commentaires que vous laisserez, je passerai le soir, une fois la nuit tombée, après avoir froissé les draps et serré nos doigts, alors que nos oiseaux se seront envolés vers les pistes de danse en plein air, les spots magiques face à la mer pour refaire le monde ou dans des cafés bondés.

Pic by me  en 2017 (vous remarquerez la mise en scène extraordinaire du tuyau d’arrosage . Mais la lumière, c’est très exactement celle-là qui nous réveille le matin quand elle passe au travers des petits trous des volets en PVC. )

Note à moi même : penser à arrêter le réveil.

 

 

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