En vrac et pas dans l’ordre # 21

Je ne pensais pas faire un nouvel article « En vrac et pas dans l’ordre » de sitôt. Et puis je suis tombée sur une vidéo. Alors, voilà. (avant je disais souvent « alors, voilà » et puis je me suis censurée parce que c’était devenu les deux mots les plus représentatifs d’un autre blog. Maintenant permettez que je le dise à nouveau, au moins de temps en temps). 6 petites choses en vrac.

1 – Photo de famille

Ce film, je voulais le voir. D’abord à cause du titre. Les photos de famille chez nous sont très importantes. Longtemps on les a prises dans la piscine, les enfants suspendus au rebord, puis sur la jetée de Capbreton, celles de noël dans le salon. Les enfants grandissant c’est devenu de plus en plus compliqué. Dans le clan des ados, il y en a toujours un qui rechigne ou fait la tête. Cette année, il n’y en a pas eu. Enfin, pas avec la famille au complet. Il manque toujours quelqu’un. Celle de la famille complète, je crois qu’on l’a tout bonnement oubliée. Bref, pour ce qui est du film la deuxième raison pour laquelle je voulais le voir c’est la présence de Camille Cottin au générique. Je l’adore (comme la plupart des gens je pense) et là encore elle est d’une grande justesse. Il y a aussi Vanessa Paradis (magnifique également) et un Bacri pas mal du tout. Mais. Ah, ce mais. J’avais lu tellement de choses au sujet de ce film que je m’en trouve légèrement déçue. Il est parfait, n’en doutez pas. D’une justesse incroyable en ce qui concerne les familles recomposées des années 80, rempli de questionnements que nous nous sommes posés nous aussi quand il s’agissait de prendre en charge Maminette. Mais. J’avais lu qu’il fallait avoir un paquet de kleenex à portée de main tant il était lacrimal (et moi j’aime bien pleurer au cinéma) mais. Trois fois rien. À croire que je connaissais déjà l’histoire.

NB : Ça reste un film à voir.

2 – Vrac en vrac 

Je ne sais pas pourquoi je tombe toujours à plat. Même quand j’essaie de faire de l’humour, d’être bienveillante ou gentille. Même quand je joue la conne de service. Pourquoi elle polémique à chaque fois. Pourquoi j’en garde un goût amer. Pourquoi ses messages sont toujours froids et que ça me cause encore du chagrin. Je devrais être habituée. Maintenant.

3 – Dans la série des signes

J’ai donc commencé R2 (15 chapitres) (+3 la semaine dernière)(R2 qui pour l’instant n’a pas de titre définitif) (ça veut dire qu’il en a trois qui ne me conviennent pas) (je me demande si ça veut dire quelque chose) et dans chaque film que je regarde, dans chaque article ou livre ou roman que je lis je trouve des bouts de signes : une phrase qui trouverait parfaitement sa place dans le livre, un prénom qui fait partie de l’un que j’ai choisi, une péripétie, une silhouette qui est très exactement celle d’un de mes personnages ou la fin. J’en reste toujours étonnée. Comme si le monde me donnait son assentiment (non, je ne suis pas totalement folle) Message subliminal à qui le comprendra : je laisse ta partie en blanc et je t’enverrai le tout à la fin pour que tu combles les manques. Normalement 3 ou 4 pas plus (si ça tient toujours)

4 – 11 septembre 2001

Il s’agit d’une vidéo restaurée qui a affolé les internets et que nous pouvons visionner en haute déf. Au-delà de l’histoire que nous connaissons tous, il y  a une chose qui m’a frappée. C’est le bruit. Au début il y a la vie, l’affolement, le bruit des chaussures à semelles en cuir qui frappent le bitume. Au fur et à mesure que le cameraman se rapproche des tours, le paysage change devient lunaire et soudain la deuxième tour s’effondre. Et puis le silence total. Vraiment total. À part sa propre respiration. Personne avant de nombreux pas. Et à nouveau les bruits humains. D’abord des cliquetis, des sirènes et puis des paroles. Encore quelques mètres et c’est la vie normale. Les badauds sont canalisés et évacués. La vie quoi. (28 minutes en tout. Vous pouvez regarder les 5 premières, filer à la 18 et regarder les 10 dernières si vous avez un truc sur le feu)

5 – Comme par magie d’Elizabeth Gilbert

J’avais ce bouquin dans ma Kindle depuis de longs mois. Je me suis décidée à le commencer un jour où mon moral n’était pas au top et mes doutes un peu trop présents. C’était un jour de rien (et comme je le dis toujours : méfiez-vous des jours de rien, c’est souvent là que tout arrive) et whaow. Voilà. Il s’agit d’un livre de développement personnel sur la créativité. L’auteure dit que tout un chacun est créatif ( ce que je prétendais aussi dans ma précédente vie), même s’il est comptable (c’est son exemple), qu’il suffit de vouloir changer quelque chose dans sa vie pour l’être et que la plupart des gens ne s’en rendent pas compte. Je pense qu’il peut convenir à tout le monde pour peu que vous vouliez un peu de magie dans votre monde. Elizabeth Gilbert est aussi l’auteure de « Mange, prie, aime ».

6 – Un livre autopublié sur Amazon est sélectionné pour le prix Renaudot

Ok c’est le seizième livre de Marco Koskas, et c’est la deuxième fois que l’auteur figure en lice pour ce prix. « Pour rappel, le libraire en ligne (ndlr : Amazon) a mis en place il y a quelques années déjà un service permettant aux auteurs de publier directement leurs ouvrages dans sa boutique en ligne, en échange d’un pourcentage sur les ventes assez conséquent — plus de 50 % du prix de vente du livre. L’édition traditionnelle — comprendre, à compte d’éditeur — n’a pas vu cette proposition d’un bon œil, tout en y voyant un simple succédané pour les livres rejetés par le système éditorial. L’autopublication, ou autoédition, ne représente pas une menace pour le métier, car il s’agit de deux systèmes différents, assuraient les professionnels. Ce raisonnement vient de prendre un sérieux coup avec l’apparition d’un ouvrage autopublié dans la liste du Renaudot : on ne rappellera pas la valeur symbolique des sélections des prix littéraires, qui adoubent les éditeurs qui comptent dans le petit milieu germanopratin. D’ailleurs, Marco Koskas et Patrick Besson, le juré qui a visiblement soutenu le livre, selon l’AFP, s’en amusent : Galligrassud rassemble Gallimard, Grasset et Actes Sud, trois maisons habituées des prix.(…) À voir si le souffle du roman et de son auteur sera suffisant pour perdurer dans les prochaines sélections du Prix Renaudot, malgré la pression du milieu de l’édition… » (source Actualitté)

Pic by Kio Azuma on Unsplasch

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