En vrac et pas dans l’ordre #22

Tout d’abord, il faut que je vous dise que j’ai adoré glisser ma main dans vos paquets de madeleines. Et puis j’ai beaucoup aimé aussi vos encouragements et vos coups de pieds aux fesses quand je pleurnichais. Je crois que c’est ce que je préfère ici : quand le site devient participatif et que vous vous répondez, que vous sortez du bois et que je découvre de nouveaux prénoms s’afficher ou que certaines refont surface. Alors, merci d’être là et merci de vos partages!!

Mais dans l’immédiat, c’est parti pour un nouveau « en vrac et pas dans l’ordre ».

La série : La fabuleuse Mrs Maisel. Au détour d’un mail dimanche matin et en raison de ma qualité d’acheteuse compulsive de livres sur Amazon (n’oublions pas que je lis sur Kindle) (n’oublions pas non plus que grâce au numérique les auteurs indépendants peuvent exister, s’il n’y avait que les libraires, personne ne nous lirait) (je sais, ce n’est pas politiquement correct, mais que voulez-vous, chacun voit le soleil qu’il veut à sa fenêtre). Bref (ne nous égarons pas) j’ai eu accès à Amazon Prime Vidéo et j’ai regardé la série (8 épisodes d’une heure) en deux jours. Autant vous dire que je n’ai pas fait grand-chose d’autre. Par contre j’ai pris beaucoup de notes. C’est donc l’histoire de Miriam Midge Maisel dans le New York de 1958. Elle a tout ce dont elle peut rêver : un mari parfait, 2 enfants et un appartement élégant dans l’Upper West Side. Mais sa petite vie parfaite prend un virage inattendu lorsqu’elle se découvre un talent pour le stand-up et accessoirement que son mari la quitte. Série primée aux Emmy Awards cette année, je vous la recommande chaudement.

Le livre : Rubiel e(s)t moi de Vincent Lahouze. Je suis Vincent depuis ses tout débuts pour deux raisons : il est né en Colombie en 1987 mais n’a commencé à vivre qu’en 1991 à Figeac et il écrit sur les réseaux sociaux depuis longtemps. Alors, bien sûr, ce roman n’en n’est pas vraiment un, c’est davantage de l’auto fiction avec des bouts de réalité dedans.  » Si je devais me souvenir d’une chose, d’une seule chose, ce serait la vision des murs gris de l’Orphelinat du Bienestar de Medellin et des portes qui claquaient lorsque nous courions dans les couloirs, le bruit sourd de mes pieds nus sur le parquet de bois délavé et poussiéreux. Oui, d’aussi loin que je me souvienne, la couleur n’existait pas. » Maman d’un petit garçon né loin de mon ventre, né une deuxième fois dans nos bras à l’âge de 4 ans, je me demande souvent quels seront ses souvenirs de sa vie d’avant nous ou à quel moment surgira l’autre Mister T, celui qui là-bas s’appelait Tien Thanh ? Qui serait Mister T si Tien Thanh n’avait pas existé ? Et les questions sur ses souvenirs : S’agira t-il de véritables souvenirs ou de souvenirs reconstitués par les photos ? Je n’ai pas de réponse à la question, mais vous qui avez fait le voyage en Adoptie, je ne peux que vous recommander ce livre.

Ma garde robe : Je ne sais absolument pas ce qu’il se passe mais je crois que cet hiver sera placé sous le signe des jupes et des robes. Trois nouvelles ont fait leur entrée dans mon dressing. Je me demande si c’est grave ou si c’est révélateur de la cinquantaine…

La Master Class : Si vous êtes sur Facebook vous avez surement remarqué une publicité pour une Master Class dirigée par Eric-Emmanuel Scmitt. Et bien comme je vous le disais précédemment, je trouve assez compliqué de ne pas échanger, de ne pas apprendre alors voilà, je m’y suis inscrite. Quand d’autres ont déjà fait la totalité des exercices et suivi les 21 leçons, je prends mon temps. Je déguste. Je profite. Je n’ai fait que les trois premières. Une par semaine. Voilà le premier exercice (qui va peut-être avoir un goût de déjà lu si vous suivez ce blog avec assiduité ou si vous avez lu Parce que la vie ne suffit pas) : Pourquoi écrivez-vous ?

« Les dents, un pipi et au lit ». Maman ne rajoutait pas que nous avions droit à un quart d’heure de lecture. Elle n’avait pas besoin, sitôt couchées nous avions déjà ouvert un livre. À la lumière de l’ampoule suspendue au plafond, j’ai trainé sur des milliers de pages du « petit lion astronaute » à « la petite maison dans la prairie », de « La petite Fadette » aux « Semailles et les moissons » de « Fantômette » à « Pleure ô Pays bien aimé ». Certains matins, j’aurais pu jurer avoir parcouru le grand nord avec « le dernier Chasseur » ou appris à faire du feu avec « Les enfants de la terre ». Chaque livre me donnait immanquablement une réponse : peut-on se contenter d’être heureux ? Qu’est ce que c’est qu’aimer ? Comment survivre à l’injustice, en quoi les gens qui se dépassent sont-ils différents ou comment trouver un sens au monde ? Avec la lecture, je voulais comprendre. Je voulais être elle ou même lui.

Il y eut un jour où je ne trouvai pas les réponses que je cherchais. J’avais beau multiplier les lectures, aller d’un genre à l’autre, rien. Le néant. Le temps passait affreusement lentement alors que j’aurais voulu qu’il aille vite, qu’il bouillonne qu’il tempête. J’ai commencé à inventer mes propres réponses, bien à l’abri derrière mon front. Des personnages s’en sont saisis. Ils étaient tous un peu bancals et m’ont emportée dans des endroits dont je ne savais rien. Ils se sont mis à dire des choses que je ne pensais pas pour mieux m’obliger à donner mon avis. Il y en eut vite beaucoup trop, il fallut donc les déposer quelque part. Un grand carnet noir à la couverture souple et douce a fait l’affaire.

Depuis, j’écris parce qu’on n’a besoin que d’un crayon entre les doigts pour que tout devienne possible. Parce que l’écrivain devant sa feuille, c’est Dieu, s’il dit que c’est possible, alors ça l’est ! J’écris pour partager et comprendre. Et aimer aussi. Parce qu’écrire, c’est aimer.

Igor Le Chat : n’est pas mon chat. C’est celui de Petite Chérie. Nous l’avons recueilli alors qu’il n’avait que 3 semaines et qu’il avait été pris dans les balais de la machine qui nettoie les voiries (nom inconnu). Depuis que Petite Chérie vit à Toulouse Igor le chat squatte mon oreiller, toute la journée et parfois même la nuit et il faut que je me batte avec lui pour qu’il daigne descendre de là. Quand il n’est pas sur mon lit il est sur ma chaise de bureau, et me sert de ceinture dorsale chauffante. C’est chouette mais il reste peu de place pour mon fessier. Vivement demain qu’elle rentre !

Pic by Khara Woods on Unsplash

 

 

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