En dédicace

Voilà, voilà. Hier soir je suis rentrée à la maison. Sur le chemin (avec Cabrel à fond qui me chantait la sérénade) j’admirais la couleur des arbres le long de la route. J’ai bien eu le temps de les admirer parce que rouler à 80, c’est comme porter des lunettes progressives, t’as l’impression que la route s’est allongée de plusieurs kilomètres (Poke to Nana63, dont les jambes mesurent deux mètres quand elle porte ses lunettes). En roulant la fenêtre ouverte, je me disais que c’était une bien belle région (en plus qu’il y fait toujours chaud). Je faisais ma rebelle qui se moquait éperdument des moustiques (j’aurais pas dû)

Hier soir, je suis rentrée dans Ma Librairie. La mienne, parfaitement. Il faut dire que mon premier appartement se trouvait au 4ème étage (au dessus de la librairie) et que les propriétaires habitaient au 5ème. Ils avaient un fils qui adorait le skate (qu’est-ce qu’il a pu me saouler à en faire sur la terrasse au-dessus de ma tête!), maintenant à la tête de la librairie. Quand je me penchais depuis la fenêtre du salon je voyais les enfants déambuler au rayon jeunesse. Quand je partais, je croisais les acheteurs et quand je rentrais je croisais les parents de Frédéric les bras chargés de livre. Je crois qu’à cette époque il y avait déjà Christine qui officiait au rayon littérature (capable de lire les 70 livres incontournables de la rentrée littéraire).

Hier soir, j’ai rencontré mon ami Olivier Liron qui était en dédicace pour son livre « Einstein, le sexe et moi » (Alma Editeur). Il est autiste Asperger. Diagnostiqué tardivement il a subi  violence, incompréhension, exclusions, moqueries et j’en passe. Dans son livre il raconte une journée de sa vie : celle où il a participé et gagné (il a bien insisté) à Questions pour un Champion. C’était une question de vie ou de mort, il y a des moments où tout peut basculer, et c’est ce qu’il raconte, le tout entrecoupé de moments de sa vie qui ont fait celui qu’il est maintenant. On y découvre l’envers du décor des émissions, tout ce qui est coupé, le off et la violence et l’âpreté du combat.

J’avais proposé à quelques personnes qui me l’avait demandé de me rejoindre pour que je leur dédicace « Parce que la vie ne suffit pas ». On m’a débarrassé un coin de bureau, et prêté un crayon. J’ai aussi fait la super VRP pour mon livre : « Ho, super, vous allez passer la soirée avec Agnès (Martin Lugand) / Oui, c’est facile / Oui ça ne peut pas faire de mal, c’est comme faire une machine à 30°, ça fait le job / C’est parfois un peu simpliste mais bon/ Et sinon, vous pouvez aussi acheter le mien!/ Le vôtre Nathalie, mais je ne savais pas (hop elle l’a acheté). J’ai reproduit mon petit numéro deux fois. Il faut dire qu’il y avait mon futur metteur en scène pour mon Stand’Up, je ne voulais pas le décevoir! Bref.

Je suis donc très heureuse de vous annoncer que je dédicacerai « Parce que la vie ne suffit pas » Samedi 27 octobre à la librairie Martin-Delbert à Agen (47).

Il faut maintenant que je leur fasse parvenir une photo de moi. Frédéric a bien insisté sur le fait qu’il fallait que ce soit un portrait. Je me demande ce qu’il imaginait. Que j’allais lui envoyer une photo de mes vacances avec mon maillot de bain orange et du sable dans les cheveux, ou alors une photo où je me prépare à partir en Terre Inconnue ?

Il faut aussi que j’apprenne à dessiner quelque chose qui ait un rapport avec la mer : Olivier m’a offert les vagues de Bora Bora et Baptiste Beaulieu une baleine. Je suis à deux doigts de penser qu’il s’agit d’un signe.

Il faut que je trouve quelque chose à me mettre ce qui ne va pas être une mince affaire. Non que j’ai l’armoire vide (non, pas cette année) mais la tenue doit : être pratique, me permettre d’aller aux toilettes sans que quelqu’un soit obligé d’actionner la fermeture éclair ( je ne mettrai donc pas ma combi pantalon), que je puisse asseoir nonchalamment un bout de ma fesse sur la petite table et que je me sente bien (ce qui n’a rien à voir avec le premier item).

Il faut aussi que je trouve suffisamment de choses à écrire en dédicace (je déteste quand les auteurs écrivent la même chose plusieurs fois) (oui, je sais les gens n’en savent rien la plupart du temps, mais n’empêche)

Il faut que je le rappelle très souvent (et même à ceux qui ne lisent pas le blog) (beaucoup plus nombreux je crois bien), histoire que je ne me retrouve pas toute seule. J’aurais sans doute des choses à raconter mais mon côté Caliméro en prendrait un sacré coup.

Alors, tu viens ?

Je  serai aussi le 24 Novembre en rencontre dédicace à la Médiathèque de Biarritz. Rencontre autour de l’écriture bien sûr genre « comment passer d’écrivain du dimanche à écrivain de la semaine ». (comptez sur moi pour vous en reparler)

Article écrit à l’arrache ce matin alors que je suis chez my mum et qu’il n’y a pas de café. (non je t’assure maman, je ne bois que du Livanto et tu n’as que du Ristretto). Sans café je ne garantis pas que cet article soit vraiment à la hauteur.

Pic by Devin Avery on Unsplasch

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