Le manuel de l’écrivain anonyme

Alors, voilà, nous sommes à J-2 de ma première grande dédicace pour Parce que la vie ne suffit pas, et ?

Je suis malade. Complètement malade.

De toute façon je ne m’attendais pas à mieux. Ma belle soeur dit que ce qui me sauve, c’est que je somatise. Je ne sais pas tout à fait si c’est bien de somatiser, ni de quoi ça me sauve, ni ce que cela veut dire réellement de moi, si ce n’est que somatiser c’est rendre physiologique un trouble psychique. J’aurais pu avoir une crise d’arthrite empêchant mes doigts de produire de jolies phrases déliées, j’aurais pu avoir mal aux pieds me rendant incapable d’avancer ou une diarrhée violente qui aurait au moins eu comme effet de me faire perdre deux kilos en quelques jours. Mais non, rien de tout ça, j’ai tout simplement la crève. Mon nez se prend pour le robinet de la douche ou le Grand Canyon, les yeux oscillent entre ceux d’un boxeur à deux minutes de la fin du match ou ceux d’un lapin atteint de myxomatose. Et j’éternue. Environ 120 fois par jour. Ceux qui connaissent le niveau sonore de mes éternuements comprendront la problématique.

J’ai dans un petit carnet, offert par l’une d’entre vous, des tas d’exemples de dédicaces. Des longues, des courtes, des basiques des rigolotes. Des écrites des dizaines de fois et des jamais lues avant. J’ai aussi fait un choix quant à mon stylo fétiche du jour J. Il est noir et particulièrement fidèle : il a passé le plus clair de son temps à me regarder taper sur mon clavier sans en prendre ombrage ni se demander à quel moment j’allais m’apercevoir de son existence.

J’ai préparé quelques exemplaires de « Vent fort, mère agitée » (on ne sait jamais) (et puis ça fait toujours mieux d’avoir deux livres sur le bureau) (voir plus bas). J’ai acheté des nounours au chocolat. Je crois que je suis prête.

J’ai alerté les amis et la famille et chacun a son emploi du temps calculé à la minute près pour ne pas que je reste seule à la librairie.

Mais comme je suis novice en dédicace et si j’ai oublié une chose importante n’hésitez pas à me le signaler (et je mangerai un nounours au chocolat pour vous).

J’ai reçu un joli encouragement de la part d’Olivier Liron (« Einstein, le sexe et moi » chez Alma Editeur) qui a lu mon livre et l’a aimé. Je mets ici un fragment de notre discussion pour la retrouver quand j’en aurais besoin (et aussi parce que je colle ce que je veux sur les murs, puisque je suis chez moi). Je dois dire qu’un billet d’Olivier Liron rapporte beaucoup plus en terme de visibilité et de ventes qu’un commentaire sur Amazon. Merci Olivier.

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Un très joli commentaire aussi sur le site FB de la libraire Martin Delbert à Agen (où je fais ma dédicace) :

« La librairie vous invite à rencontrer Nathalie Longevial qui viendra présenter son roman « Parce que la vie ne suffit pas » le samedi 27 octobre de 14h30 à 18h.

Dans ce roman elle nous raconte le dilemme de beaucoup de jeunes écrivains lorsqu’ils sont confrontés à la page blanche : Arriverais-je à écrire ? Mon histoire est-elle intéressante ? Est-ce que j’ai du talent? Puis-je devenir écrivain ? Puis-je changer de vie ?

Nathalie Longevial est une amoureuse des mots, de la lecture et de l’écriture. Elle écrit et lit de tout, n’importe où, n’importe quand pour rêver, pleurer, apprendre s’énerver ou rire. Elle a enfin osé franchir le pas pour écrire ce merveilleux roman. » Esker Milak ❤

Récemment une jeune femme qui écrit et avec qui je papote de temps en temps demandait sur Fb comment nous nous qualifions quand nous parlions de nous. Auteur / Auteure / Autrice / Écrivain / Écrivaine. Vaste sujet n’est-ce pas. Certains ont dit être des romanciers mais beaucoup prétendaient être des écrivains. Je ne savais pas pour quelles raisons mais vraiment je ne me sentais pas légitime dans cette appellation. Moi je dis Auteure parce que je n’aime pas le mot autrice qui sonne moins bien à l’oreille. Je dis auteure parce que je trouve bien de féminiser le mot sans pour autant le stigmatiser. Je ne peux pas  dire romancière, parce qu’il faut bien avouer que j’écris beaucoup et pas que des romans. Quelqu’un a répondu qu’on était considéré comme auteur par la confrérie des écrivains  (ou un truc dans le genre) à partir du moment où l’on avait publié deux livres en maison d’édition. Don’t act. Certains ont dû aller se rhabiller. Je me suis drapée dans mon peignoir en satin du matin et ma dignité sauvée.

Je sais pertinemment que la question la plus importante est : que vas-tu porter samedi ? Et, bien, je crois que j’ai trouvé la tenue idéale. Mais comme il se peut que je change d’avis je ne vous en parlerai que la semaine prochaine.

Sur ce je vais éternuer un bon coup! Bisous

Pic by Raw Pixel on Unsplash

 

 

 

 

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