Plan vigipirate anti page blanche

À la fin de mon roman « Parce que la vie ne suffit pas », il y a un encart anti page blanche dans lequel j’ai compilé tout ce que j’ai appris pour avancer et aller au-delà des 100 pages fatidiques.

Ce plan Vigipirate n’est à ouvrir qu’en cas d’absolue nécessité.

Commencez par savoir ce que vous voulez dire (c’est mieux) et créez des personnages. Soignez-les, c’est d’eux dont on se souviendra. Ils doivent avoir : Un nom et un prénom, un passé, un présent, un futur, un âge, des défauts, des tics, des hobbies, des qualités.

Vous devez tout savoir d’eux, même si vous ne dites pas tout dans votre livre. Ils doivent commettre des erreurs et faire de mauvais choix (c’est plus rigolo que des gens qui ne se trompent jamais). Bref, ils ne sont pas parfaits (comme vous et moi en somme) et retirent une leçon de ce qui leur arrive.
Ensuite il faut leur trouver une mission : arriver au bout de ses rêves en ce qui concerne Marie, se réconcilier avec son père pour le livre de Baptiste Beaulieu que je suis en train de lire, faire rêver ses enfants, changer le monde de l’art (Gabriële de Claire et Anne Berest que j’ai lu pour le club des Liseuses), se construire (pour beaucoup d’autres). Je suis sûre que vous aurez d’autres idées.
Maintenant qu’il a une mission, il faut trouver un conflit, une tension: il veut devenir acteur mais il a les mots timides, elle veut écrire un livre mais n’écrit que des quatrièmes de couverture. C’est le conflit qui crée l’histoire.
Moi, j’ai fait un plan, parce que j’ai besoin de savoir où je vais, sinon, je ne vais nulle part (c’est une histoire de phares dans la nuit), mais toi tu peux y aller à l’instinct, il parait que ça marche aussi.

Vous pouvez écrire d’une traite, sans vous relire, ou corriger au fur et à mesure. Vous pouvez ne rien corriger parce que réécrire en cours de route est peut-être une excuse pour ne pas avancer. Balancez tout, retravaillez le lendemain ou trois mois après. Laissez reposer le texte. Élaguez. Enlevez, taillez.

En fait, faites comme vous voulez, mais surtout arrêtez de compter vos mots, vos phrases et vos chapitres et AVANCEZ !Écrivez une page après l’autre (un mot après l’autre).

Le plus important pour moi ? Oublier le résultat final, le livre broché posé sur une étagère de librairie que l’on s’arrache. Se dire que terminer un livre et le publier c’est déjà pas si mal.
Bref, j’ai ouvert l’encart ce matin.

« Parce que la vie suffit pas » est en vente libre sur amazon.

Pic by Chrystel

Publicités