Le temps des soupes

De tout temps à jamais, je fais des soupes. Des blanches, des vertes, des oranges et même des rouges. Le plus souvent, ce sont des veloutés. L’année dernière, j’ai cassé mon blender en octobre.

Tout de suite, j’ai dit qu’il fallait que j’en achète un autre. Parce que nous les soupes on ne les aime que moulinées. Je me suis alors perdue dans le rayon soupe d’une grande surface d’électroménager. Des blenders, il y en avait de toutes sortes : des en verre, des en plastique, des jolis et des moches, des chers et des pas chers, des qui cuisaient en même temps, des qui pilaient la glace. J’en suis repartie en n’ayant fait aucun choix. Je suis comme ça. Alors j’ai attendu.

Un an sans soupe c’est assez long, même pour les enfants qui aiment ça autant que moi.

J’ai donc racheté un blender (cet été) et recommencé mes mixtures de sorcières sitôt les brumes revenues. En voici quelques-une (nos préférées à n’en pas douter) :

Les classiques :

La soupe patate douce/coco: une patate douce pelée et coupée en morceaux + un demi oignon émincé + un bouillon cube + une petite brique de lait de coco (attention avec Yuka) + (et c’est là le secret de mes veloutés) une petite poignée de riz rond + de l’eau (recouvrir d’un doigt le niveau des légumes). Parfois je rajoute un blanc de poulet coupé en lamelles et poché (et du coup je vire le bouillon cube puisque j’utilise cette eau pour cuire les légumes). Laissez cuire jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Passez au blender.

La cresson du dimanche soir quand nous rentrons d’Agen : une botte de cresson (s’il est de Garonne et du jour c’est mieux) + un demi oignon + bouillon cube + Riz rond + eau. Vroum.  Miam

le butternut/cumin : la préférée de mon beau-frère : un butternut (ou un potiron) coupé en morceau + comme les précédentes + cumin (c’est le secret du chef en vrai). Vroum Miam. « Mam y’en a encore ? » Parfois je vire le cumin et dessus, au moment de servir je rajoute  des graines de courge séchées, des cubes de féta ou de la coriandre ciselée.

les rock and roll:

panais / lardons : Toujours la même préparation (je suis constante dans mes recettes quand elles fonctionnent) sur laquelle je dépose des lardons ou de la ventrèche grillée joliment déposée. Mister T mange son assiette mais ne reprend pas de celle-là

Chou-fleur/pommes : On coupe la pomme en dés, le chou-fleur en fleurettes et zou, un demi oignon (oui je suis chiante avec mes demi-oignons mais si j’en mets plus on n’aime pas et si on n’en met pas c’est fade) on met tout à la casserole. On ajoute le bouillon de légumes (cube) et on laisse bouillir 15 minutes. Vroum. Pour adoucir l’ensemble on ajoute un peu de crème, on peut aussi décorer avec des croutons ou du lard (mais bon, Yuka n’aime pas trop) on sert bien chaud. Miam !

Endives/roquefort: toujours la même chose : on coupe les endives qu’on fait rissoler au beurre avec ? le demi oignon (bravo vous avez compris) + une poignée de riz rond + un bouillon cube légumes + le vieux roquefort qui traine dans le frigo (ou du jeune ou de la crème de roquefort). On cuit. On vroume. On miam après avoir décoré le sommet avec des cubes de roquefort.

la courgette/cumin/concassée de tomates : une courgette en morceaux + le demi oignon émincé + bouillon + riz rond + cumin. On cuit. On vroume. On prépare la concassée de tomates (une tomate coupée en cubes) pour décorer la préparation. Celle-ci se mange aussi bien chaude que froide (et c’est un régal quand il fait chaud)

Bien sûr il faut saler et poivrer mais comme j’ai tendance à avoir la main lourde je ne l’ai pas signalé (et comme ça, je vois si vous lisez mes posts en entier.)

Dans un autre registre, j’ai jeté il y a six mois la cocotte minute dont la poignée avait lâché alors qu’elle était remplie (la cocotte pas la poignée). Lundi soir j’avais des copines à la maison. Je fais mes courses et décide de faire une blanquette. Je rentre à la maison. Je prépare mes ingrédients et cherche ma cocotte partout. Bien sûr j’ai râlé sur ChériChéri « et ousqu’il a mis ma cocotte ? » Finalement, la mémoire m’est revenue et je suis repartie pour en acheter une nouvelle, quand on n’a pas de tête, il faut avoir des jambes (en l’occurrence une auto).

Je suis d’accord j’aurais très bien pu faire la blanquette sans cocotte mais ça aurait été trop long. Pourquoi j’avais tant tardé à en racheter une ? Peut-être parce que j’imaginais acheter cet ustensile dont je me demande s’il est vraiment utile, intéressant ou pas depuis cinq ans. Scoop : Je ne l’ai pas acheté.

pic by Nathalie Jolie on unsplash

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