En vrac et pas dans l’ordre #27

Vous trouvez qu’ils reviennent vite mes petits billets de feignasse en ce moment ? Moi aussi…

S’ils reviennent aussi vite c’est surtout parce que j’ai des tas de petits trucs à vous dire et aucun ne tiendrait la longueur d’un article. Je manque un peu de visibilité à long terme. Alors plutôt que de passer mon tour, je vous les livre, histoire de tout noter pour me souvenir. Un jour. Si j’en ai besoin (mais pourquoi aurait-on besoin de se souvenir de ce genre de choses ?)

  1. Je suis en passe de tenir l’objectif que je m’étais fixé au 1er janvier. Un livre par semaine, j’avais dit. Aujourd’hui j’en suis à 49 (et en plus je ne compte pas ceux que j’ai lus plusieurs fois, ni les romans graphiques). Il y en a que j’ai adorés quand les lecteurs les boudaient, d’autres qui m’ont extrêmement déçus alors qu’ils étaient encensés par la critique. Il y en a dont je vous ai parlé et d’autres pas du tout, parce qu’écrire sur chaque livre est très compliqué pour moi (et long aussi). Je suis en train de lire le Goncourt 2018 : « Leurs enfants après eux » de Nicolas Mathieu après avoir lu celui des lycéens « Frères d’âme » de David Diop. Je ne pense pas recommencer ce challenge l’année prochaine. Je ne sais pas pour quelle raison ça me stresse autant d’avoir à le tenir. Comme si le louper engageait quelque chose d’ultra important (alors, qu’en vrai on en a rien à foutre que j’y arrive ou pas. Ça ne changera rien à la marche du monde).
  2. Notre fameux calendrier de l’Avent :  a commencé, mais il n’est visible que sur Instagram. Surtout pour une raison de praticité et d’instantanéité je dois bien l’avouer et pour vous permettre de jouer si le cœur vous en dit en m’envoyant vos vidéos ou photos. Je trouve qu’en cette période un peu mouvementée, un peu morose aussi, il est bon de s’amuser et de rappeler que les mamans sont des enfants comme les autres. J’ai adoré les photos  que l’on m’a envoyé hier  puisque 15 personnes ont joué le jeu et c’est formidable. Pour exemple jour 2 : faire une photo en extérieur.
  3. Mes dix ans de bloguerie :  Le 5 décembre 2008, j’écrivais mon premier article. C’était le jour où nous recevions notre sésame pour entrer en Adoptie. C’était un drôle de jour dont je me souviens avec une acuité incroyable. je me souviens de la main de ChériChéri dans la mienne au milieu des tours de la cité où se trouvait le bureau de l’assistante sociale, des flaques d’eau où les bouts de ciel se reflétaient, du vent qui faisait pleurer nos yeux. Je me souviens de la photo qui accompagnait l’article : une grande roue floue. Ce chemin allait nous mener vers Mister T puis vers des aventures incroyables et notamment celle de l’écriture. Ils ont été top, ces dix ans. Mais je n’ai rien prévu pour les fêter. Je me suis laissée prendre au jeu du temps qui passe trop vite. Vous avez des idées ?
  4. Gilles et John : on m’a envoyé un mail via le blog en me demandant de faire un article sur les gilets jaunes. Malheureusement cela sort de ma ligne éditoriale et je dois bien avouer que je n’ai pas grand-chose à dire et d’ailleurs, je ne saurais quoi dire, si ce n’est que je suis triste et inquiète quand je vois les images. Que j’ai un peu honte aussi, de voir que certains dégradent le bien public et historique, que j’ai envie de leur dire qu’ils se trompent de cible assurément. Que je suis ébahie quand j’entends un type en train de casser un salon de coiffure dire à l’un des salariés « t’inquiète y a les assurances ». Il semblerait que ce type ne sache pas que sa propre prime d’assurance (et la nôtre aussi) va augmenter à cause de lui l’année prochaine (parce que malheureusement pour nous tous, les assureurs ne sont pas des philanthropes et répercutent toujours leurs pertes sur leurs assurés l’année d’après), que l’argent qui va être utilisé pour réparer les dégâts ne pourra pas être mis ailleurs. Que j’ai le coeur serré quand je vois cette dame dire qu’elle porte un gilet jaune mais que « tout ça », ce n’est pas ce qu’elle voulait et que ses larmes se mettent à couler. Que je ne comprends pas qu’un ancien président puisse encourager les gens à continuer avant de se rétracter 3 jours après. Que je comprends la détresse et les difficultés, que les taxes me saoulent moi aussi et que je sais parfaitement que nous sommes rackettés. Comme toujours les français se trompent de cible, les Gilles et John bayonnais en revanche ne bloquent pas de ronds-points, n’empêchent personne de bosser. Il n’y a seulement plus un seul (plus un seul) radar (pompe à rackett) en usage. Ils ont tous été mis hors d’état de nuire.
  5. Si vous cherchez des idées cadeaux, je ne saurai trop vous conseiller de lire « Parce que la vie ne suffit pas » dont le prix en format numérique est en baisse (0,99 euros), il peut aussi être emprunté gratuitement. C’est presque Noël il faut continuer à rappeler que les rêves n’ont pas de date de péremption, il faut y croire et ne pas les lâcher des yeux.

Pic by Jessica Fadel on Unsplash

Comment ça, je suis à la bourre ?

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