{ En vrac et pas dans l’ordre #7}

En ce moment j’adore faire des listes plutôt que des articles. Je ne sais pas pourquoi. Je ne crois pas que ce soit une histoire de flemme. Peut-être parce que je ne sais plus organiser un article. Ou parce que je veux que ça aille vite ?

Alors une autre liste de trucs en vrac et pas dans l’ordre. Attention, merci de vous munir de kleenex ou de refermer cette page si vous êtes maquillée/devez partir au travail sans repasser par la salle de bains, chialance en vue, ou ne regardez pas la pub Monop’ (ah bon ? Ça ne vous fait pas pleurer?)

  1. La pub monoprix. J’adore les jolies histoires et pour le coup celle-ci est très belle (et pas longue: 4 minutes c’est parfait pour vous mettre de bonne humeur)
  2. Les nouvelles nouvelles d’Anna Gavalda : Fendre l’armure. Pas encore lu, mais Anna G., c’est elle qui m’a donné envie, le premier jour, de me lancer. C’est fou hein? Ça aurait pu être tout un tas d’autres, mais non. Le premier texte écrit et publié sur le blog Vent fort mère agitée commençait par « Ce n’est pas parce qu’Anna Gavalda l’écrit, que c’est forcément vrai. » Je n’ai pas tout aimé de Anna G. Je n’ai pas aimé « Billy/La vie en mieux par exemple » ni la pirouette qui a consisté à publier la nouvelle sous deux titres différents, mais j’aime sa fidélité à son éditeur (Le Dilettante) et ce qu’elle en dit, sa discrétion aussi. Je me dis que, si je pouvais choisir à qui je ressemblerais, un jour. Après. Elle, ce serait pas mal. Ou Delphine De Vigan. Ou Grégoire Delacourt. Ce recueil, je ne sais pas trop si je vais l’aimer, mais je vais aller la voir. Le 24 juin elle vient à Bayonne.
  3. Vous ne saviez pas ? Et bien maintenant, vous savez.
  4. Si vous venez sur Bayonne, faites comme Anne-Laure et testez le Pitaya. Pas encore testé de notre côté, parce que toujours blindé quand on veut y aller.
  5. J’en ai marre des gens qui disent que pour grandir il faut sortir de sa zone de confort. Moi j’ai envie d’être confortable!
  6. J’en ai marre aussi des manuels de phrases à dire quand (cocher la case qui convient) un enfant fait une erreur/ un enfant fait un caprice/ un enfant est en colère. J’aimerais bien qu’on nous foute la paix et qu’on arrête de nous culpabiliser parce qu’on a répondu « Mais c’est pas possible, tu le fais exprès ou quoi d’avoir péter tes lunettes pour la 172ème fois! » plutôt que  » je comprends ce puissant désir de création qui monte en toi, néanmoins serait-il possible que tu utilises de la pâte à modeler ? » Qu’on nous laisse être les parents imparfaits des enfants génialement imparfaits que nous avons engendrés.
  7. J’en ai marre (aussi) de tous ces gens qui prônent le bonheur continuel. Laissez-nous ne pas être heureux tout le temps, le bonheur, c’est fatiguant et pour qu’il existe vraiment, il faut avoir tester l’autre revers de la médaille.
  8. Cet article a été écrit samedi matin entre 7h et 10 heures et j’ai rencontré quelqu’un qui a dit à peu près la même chose dans l’après-midi du même jour, aux rencontres littéraires des Belles Pages à Guéthary: Jean-Louis Fournier qui nous parlait de Bonheur à gogos! son dernier roman. Ça m’a bien amusé (je m’excuse d’avance de dire ça auprès de celles qui aimerait y parvenir. J’aime bien ne pas être consensuelle)(de temps en temps)
  9. J’ai bien aimé le post instagram de Baptiste Beaulieu sur Cyril Hanouna et son courage. Il y a des choses que j’ai du mal à comprendre. Le CSA est capable de faire retirer l’autorisation d’émettre à la chaîne Numéro 23, mais ne coupe pas la parole à Cyril Hanouna et Vincent Bolloré. Il y a des trucs qui me dépassent. À moins que ce soit une question d’argent ? Oui, il y a des trucs qui me donnent envie de vomir.

Pic by Samuel Zeller

Vendredi confession #3

Donc. Les rencontres littéraires des Belles pages à Guéthary. C’est passé: I did it!

Et comme je suis très gentille, je vous dis tout. (On dirait que pour de faux on est vendredi. Parce que vendredi, ce sera dimanche ou quelque chose dans le genre avec cette semaine de trois jours!)

Tout a commencé Vendredi 19 mai. Sans doute avant, mais l’histoire ne le dit pas.

22h34 : Moi à PetiteChérie : Dis chérie, tu aurais un marqueur genre Posca?/ Oui (Déballage des marqueurs) C’est pourquoi? C’est pour demain, pour qu’Il dédicace un carnet Moleskine. (Il = Grégoire Delacourt)

22h40 : J’essaie des couleurs sur la couverture d’un carnet (=foutu car moche, je vais le jeter, je n’aime pas les choses moches)

22h45: Je vais prendre le blanc. Blanc sur noir, ça va claquer!

22h47: Je vais aussi prendre orange. Orange c’est dynamique ou rose? T’en penses quoi de rose ? Non rose, pour un mec je ne suis pas sûre. Il ne va pas apprécier d’écrire en rose (mon père détesterait ça je pense) (il a quel âge, au fait Grégoire D?)

23h35: Aller-retour sur mon matelas: bleu c’était pas mal ou vert espoir. Vert espoir ce serait peut-être mieux.

Dans la nuit : J’ai rêvé que je nageais à Guéthary. Est-ce que c’est un signe ? Si oui, ça veut dire quoi ?

Samedi 20 mai

8h48 : J’ai la diarrhée. Super! Qui a dit que je n’avais plus de stress et que ma vie était d’une simplicité effarante? Pas mon mari en tout cas. Il commence à en avoir assez de jouer les psy au petit déjeuner.

8h54: Je ne suis pas obligée d’y aller en même temps.

8h55: Je peux toujours faire celle qui a oublié en disant à 17h30 « Merde, j’ai oublié d’aller à Guéthary! »

10h30 : J’essaie tous les hauts (noirs) et tous les pantalons/jupe (noirs) que je trouve dans mon dressing. J’hésite entre plusieurs noirs, celui-ci ou celui-là ? Bon, et bien ce sera noir.

13h45 : Il est temps que j’y aille. Je devrais peut-être me changer (des fois que noir quand même), des fois que j’aurais froid (le stress me donne froid), m’habiller moins cool (des fois qu’il m’adresserait la parole), m’habiller moins chic (des fois qu’il serait en jeans), prendre un cours de répartie accéléré avec Kiki (des fois que)

14h30: Là, il faut vraiment y aller. Je vais être en retard. « Quoi mon cœur, tu veux que je t’aide à faire tes devoirs? Mais oui, donne-moi ton livre ».

14h45: « Non, mais qu’est-ce que tu fous, maman, t’es encore là? Allez, file! Tout de suite! »

14h55: « Maman, t’as oublié tes posca! »

15h02: « Et tes carnets! »

15h03: La mort dans l’âme PetiteChérie me demande « tu veux que je t’accompagne? »

15h03: « Non, ma chérie c’est gentil. » (ça c’est ce qu’elle entend)(ce qu’elle n’entend pas : oui, ma chérie, viens donc avec moi, tu me tiendras la main, je ne suis qu’une toute petite fille, en vrai de vrai, tant pis si tu te fais chier tout l’après-midi) / « Bon, bé alors vas-y! »

15h07: Oh hé, ça va ! C’est dingue quand même, on n’est même plus libre de se mettre en retard comme on le souhaite !

15h10: Putain, je vais être en retard! Y aura pas de place pour se garer.

15h11 : Je pourrais faire demi-tour et dire que je n’ai pas pu me garer. Guéthary c’est minuscule. Ou leur dire que j’ai pas trouvé le fronton (non, ce mensonge ne tiendrait pas, ils savent parfaitement que je sais où il est)

15h30 : Ah dis-donc y en a une juste là! Bon, c’est un signe vous croyez ? (Un signe de quoi?)

15h35: Je suis tout de même en retard. Je vais peut-être avoir chaud après avoir couru comme ça. Et je vais me péter une cheville avec mes talons. C’est bien ma veine! Ah non, en fait, j’ai enfilé mes converses roses. Elles sont magiques.

15h40 : J’y suis! Y a pas beaucoup de monde. Je m’approche du barnum. À l’entrée il y a une dame (Isabelle = je vous en parlerai plus tard = le monde est tout petit) qui fait dédicacer un livre.

15h41 : Putain, putain putain, respire Nathalie, ne fais pas comme si t’en avais rien à foutre, ça nous changera. Respire je te dis, c’est. LUI!

15h42 : Donc c’est lui. Grégoire Delacourt. En fait, il est grand, elles sont rigolotes ses lunettes, il a des converses (=c’est un signe, non?), il est super couvert, il va crever de chaud. Ou pas. Peut-être que le trac ça lui donne froid. Un pont commun ?

15h43 : Je lui sors ma tirade « Bonjour, j’ai tous mes livres, enfin vos livres » (là, je décide de retirer mes lunettes de soleil) (ça l’amuse) (il lui en faut peu)(va falloir que je reprenne, j’en étais où au fait?) « J’ai tous vos livres dans ma Kindle est-ce que vous pourriez signer sur mon carnet? » « Non, je ne signe que sur le corps! » (lard ou cochon? Je suis sensée faire quoi = je vais rire (putain que je suis conne, pourquoi je ris?) « Bien sûr » me répond-il (il sort son bic) (je dégaine mon Posca) « Ah! oui, vous êtes équipée! » (non, ne ris pas) « équipée, et pas toujours folle vous savez » (sourire)(ça l’amuse)(ouf parce que quand même, qu’est-ce que je suis allée lui sortir?)(il y avait un sous-entendu là dessous?)  « C’est sur la couverture que j’aimerais que vous écriviez. » « Mais il est neuf, il sera foutu après! » « Mais non il ne sera pas foutu. Je pourrais vous donner celui-là, mais lui, il est vraiment moche » (je sors un carnet tout rempli de la vie de Marie et de notes) (il feuillète) (je répète : il feuillète) (putain, pourvu qu’il n’y ait pas de fautes) (il lit : « écrire, c’est une façon de dompter la fureur qui est en moi ») (regard appuyé) (putain, pourquoi le marque page était-il placé à cet endroit?)(Alerte rouge, il faut changer de sujet) « sur celui là, j’écrirais ce que vous direz tout à l’heure, à la conférence » (et là, j’ai vu très nettement l’inspiration arriver) (malgré ce que dit Musso, l’inspiration c’est pas des conneries) (ça a une couleur) (bleue, en ce qui le concerne) (#appelezmoidanieltammet) (là, il écrit) (c’est un peu long en fait) il me rend mon carnet et me dit « je tiendrai ma promesse » (je fais une moue dubitative, je fais très bien les moues dubitatives) « si, si. Vous me l’envoyez (il me donne son adresse mail) et je vous le préfacerai! ». Il me demande ma carte (bé, j’en ai pas) « la première chose que vous ferez en rentrant ce soir, c’est commander des cartes » il me fait la bise. Me dit « à tout à l’heure » et je m’éloigne.

15hjenesaispascombien ou peut-être quatreheuresmoinsquelquechose: Putain, je vais tomber, c’est malin, mais je ne sais pas marcher sur des nuages! Attendez, il faut que je trouve un endroit où m’asseoir. Les marches du fronton ça sera parfait. Le problème c’est qu’il va falloir que je me relève pour aller me rasseoir dans la salle de conférence. J’aurais bien besoin d’un cours accéléré de conduite sur nuages.

16h : J’ai réussi. J’ai réussi. Je suis assise au premier rang (c’est pas ma faute, c’est les nuages) ET j’ai un autographe de Grégoire Delacourt! Tu crois que ça se voit. Je souris niaisement. Je pense que les gens autour doivent me prendre pour une demeurée. Je m’en fous, je les reverrai jamais.

16h03 : Ah et bien si en fait. Isabelle est à côté. « Bonjour » / »Bonjour »

16h05 : Entrée de Jean-Louis Fournier ET Grégoire Delacourt (je les mets dans ce sens pour ne pas en faire trop)

16h05 : Maintenant arrête de sourire

16h05 : Tu peux faire semblant que t’en n’as rien à foutre

16h05 : putain c’est trop dur!

16h05: Et bien souris (pauvre fille) (c’est fou, tout ce à quoi on pense en une minute)

16h05 : hochement de tête dans ma direction (non, arrête, ne te retourne pas pour vérifier que c’est pas à celle qui est derrière toi) (putain, pourquoi tu t’es retournée?)

16h42 : fin de la conférence. Est-ce que tout le monde a l’impression qu’il leur a parlé en personne?

16h42 : Il a dit deux ou trois phrases dont je jurerais qu’elles m’étaient adressées. Ok, on va dire qu’elles m’étaient adressées. Et puis franchement il m’a parlé. C’est sûr.

16h45 : C’est con, j’avais prévu de demander à Foenkinos une dédicace. Mais là je ne me sens pas d’y aller. Grégoire D m’a fait un tel cadeau que j’ose pas y aller. Tant pis j’y vais pas. De toute façon j’étais pas venue pour lui.Vous avez besoin que je répète que j’étais juste venue pour Grégoire D ? Non, vous avez compris.

16h47 : Je vais rester pour la conférence de Foenkinos.Ce sera toujours ça de pris.

16h48 : C’est normal que j’ai envie de dire « J’ai assisté à la conférence de Grégoire. Je vais assister à celle de Foenkinos » (trouvez l’erreur)

16h50 : « Bonjour, je peux vous demander ce que vous faites dans la vie ? Vous connaissez Grégoire D ? » Putain et pourquoi mon cœur a-t-il décidé de sortir de ma cage thoracique? Je hoche la tête alors que je voulais dire non « j’en étais sûre! »…

(suite à un prochain épisode)

PS 1: Photo prise by myself, Vous les voyez mes petits nuages ?

PS 2 : Étoile, c’est parce que j’avais une étoile autour du cou et pas du tout parce que je le regardais avec des étoiles dans les yeux (ne vous inquiétez pas ChériChéri n’est pas jaloux. Enfin, pas encore) (mais ça pourrait venir)

PS 3: Beaucoup de putain dans cette histoire, mais il faut ce qu’il faut! Les « putains » sont comme une respiration. En fait.

 

 

La correction des devoirs d’Anne-Laure

  1. Quel est votre plus vieil ami ? Je suis partie sur un ami que je côtoie encore parce que sinon, j’aurais pu vous parler de Dominique qui m’offrait des pâquerettes quand nous avions 5 ans et que je croise de temps en temps. j’ai choisi David, rencontré quand j’avais quinze ans. Hier en somme. En ce moment, on fait un peu la grève du téléphone parce que je suis partie habiter trop loin de sa campagne et qu’il considère que je l’ai abandonné. Du coup je vais l’appeler aujourd’hui!
  2. Quel est votre animal totem ? Le lion (mon dieu, mais quelle originalité)
  3. Dit-on souvent de vous quelque chose qui est totalement faux ? Que je suis froide et inaccessible. Mais PAS DU TOUT, je suis simplement timide.
  4. Quel est le rêve de la semaine qui vous a le plus marqué ? Je nageais à Cénitz, c’était super chouette.
  5. Vous pouvez lire dans les pensées de : à peu près tous mes enfants, souvent je termine les phrases des gens et je tourne les talons une seconde avant qu’on dise un truc qui me déplairait, mais je ne sais pas si on peut considérer que c’est la même chose.

Et voici donc ce que je garde de vos réponses : la réponse 3 de Nolwenn (il parait que c’est caractéristique des bretons  :), de Karine son animal totem (moi, je crois que c’est l’antilope), les rêves de Jodie, la réponse 5 d’Inès, de ChristelleA je garde la 3 (si, si je t’assure <3), la 5 de Peeka/Emilie, de Kiki je garde Alain dont j’entends régulièrement parler mais que je n’ai jamais rencontré (et sa réponse 4 aussi. Je me demande bien ce que ça peut vouloir dire ), la 2 de Christelle02, le rêve d’Anne-Laure <3, le plus vieil ami de So, et celui de 4 de Caroline, et celui de marieal et les plus vieilles amies d’Aurore.

Bonne semaine à toutes, portez-vous bien!

Les devoirs d’Anne-Laure

  1. Quel est votre plus vieil ami ?
  2. Quel est votre animal totem ?
  3. Dit-on souvent de vous quelque chose qui est totalement faux ?
  4. Quel est le rêve de la semaine qui vous a le plus marqué ?
  5. Vous pouvez lire dans les pensées de :

Merci à Anne-Laure, qui à l’épisode 28 avait des tas d’idées.  Si vous aussi avez envie de poser une question la semaine prochaine, n’hésitez pas. Plus on est de fous, plus on rit!

Joyeux week-end!

Pic by Yoori-Co

Vendredi confession, c’est reparti!

Cette année, je découvre certains petits bonheurs  liés à mon activité professionnelle. Et ça pique un peu.

  1. Je travaille.
  2. Certains ne comprennent d’ailleurs pas que j’appelle mon activité, un travail. Je cherche à lui trouver un autre nom, mais mes enfants et mon mari m’assurent qu’on s’en fout des autres. J’avoue que j’ai du mal avec ce concept (de s’en foutre des autres). D’ailleurs j’ai du mal avec beaucoup de concepts en ce moment, la cinquantaine, l’amitié, la pluie, l’automne en hiver. Excusez ces digressions.
  3. Donc : je travaille / À la maison.
  4. Certains ne comprennent pas que ces deux petits mots puissent fonctionner ensemble.
  5. Je répète donc : je travaille à la maison.
  6. Si certains ne comprennent pas, mon mari en revanche  a compris ce que ça impliquait :
    • je ne fais pas les courses en dehors des jours que j’accorde à cette activité (le samedi de 11h à 12H), le reste du temps je travaille.
    • je ne repasse pas, si ce n’est au bout de trois semaines quand personne n’a plus rien à se mettre et que je n’ai plus de place pour poser le linge en attente, parce que le reste du temps, je travaille.
    • Quand on veut me joindre, il vaut mieux me laisser un message . Autre solution m’appeler trois fois de suite. Sinon il y a de fortes chances (risques?) que je réponde pas (ou seulement le soir après vingt heures)
    • Mon porte feuille se porte bien, vu que je me tâte pendant trois semaines avant d’aller faire du shopping et que le jour où je suis décidée il pleut/  J’ai pas envie de bouger la voiture/ et puis, j’ai du travail.
    • la salle à manger, le salon et la cuisine sont « mon bureau » et ne peuvent être mis en ordre sans un document signé de ma main en triple exemplaire, parce que toutes ces pages: Ok, vous avez compris : c’est du travail.
    • Quand ChériChéri me demande de faire du public relations (sourire et être une potiche dans un dîner/cocktail/soirée auprès de gens dont les conversations m’ennuient et auxquels je réponds par hochements de tête et des onomatopées), que je fouille dans mon agenda à la recherche d’un autre rendez-vous (mais je n’ai jamais d’autre rendez-vous), bien souvent il renonce à ma présence. Tout seul. Comme un grand. « C’est pas grave dit-il, ce n’est pas important, (je lui avais bien dit!) et puis tu as ton xxx » (remplacez les x par le mot qui convient)
  7. Je refuse d’écouter  toutes les phrases commençant par « est-ce que tu pourrais » non, je ne peux pas plus que toi.
  8. Je n’aime pas trop quand on dit de mon travail que c’est un projet. Non, j’aime pas trop.
  9. Les regards lourds de sous-entendus quand les voisins passent devant la maison et qu’ils me voient sur l’ordinateur. Au choix ils se disent que je suis une geek/ une fainéante/ une mauvaise mère. Peut-être qu’ils ne se disent rien et qu’ils secouent la tête en pensant à Mister T aux prises avec la folle que je suis. Il faut dire que je passe 125 fois ma main dans les cheveux (ne m’appelez-pas MLP), que parfois je ris toute seule. Et même, je pleure. Mais ça, c’est quand je n’arrive à rien ou que Marie (Marie c’est elle) est émue. Du coup je le suis aussi.
  10. Certains me disent « de toute façon, tu ne peux pas travailler 8 heures de rang à cette activité, tu dois avoir plein de temps disponible maintenant » Bien souvent je ne dis rien, mais si tu veux, viens passer une journée avec moi et tu verras si je ne reste pas huit heures (8 heures) assise à ma table. Mes gosses ont testé et finalement ils préfèrent aller à l’école, même quand ils sont malades (mon bureau = le salon = pas de télé)
  11. Du coup quand les gens me voient lire, ils s’écrient « mais là tu ne travailles pas! » Si je travaille, et c’est du temps non encore comptabilisé dans les huit heures, attends, je le rajoute.
  12. J’aime moyen les regards des animateurs qui me voient arriver à l’arrache, les yeux exorbités et les cheveux dressés vers le ciel comme des antennes. La discussion que j’ai eue avec l’une d’elle dans la semaine, au sujet de la cantine (à laquelle Mister T ne veut plus manger) en est un parfait exemple : « de toute façon, si vraiment ça ne s’arrange pas, vous êtes à la maison… » (Tout est dans les points de suspension) Et moi, de me tortiller, de tordre mes doigts (des fois, je me saoule moi -même) « oui, mais enfin, je travaille à la maison » (j’ai bien appuyé sur le mot travaille) et son haussement d’épaules et de sourcils qui s’en sont suivis m’ont  laissé perplexe. Les épaules, j’aurais compris, les sourcils, beaucoup moins.
  13. Et tout ça, Mesdames et Messieurs, pour des clopinettes, parce que ce n’est parce que tu écris, qu’un jour tu seras publiée (mon nouveau mantra) (à se répéter en boucle de six heures à vingt heures)
  14. Ah, oui je vous l’avais dit : ça pique !!

Belle journée en automne!

Un an, presque

Vous approchez des un an de votre vie en vacances et tu dois bien avouer que beaucoup de choses ont changé.

Mister T d’abord. Il a des copains alors qu’avant il n’avait que des copines. Il joue au foot (gardien de but, si, si, si) et connait les mots « corner », « touche » et leur signification,  il fait du tennis (le papa de son meilleur ami est prof de tennis. C’était le truc improbable selon moi, mais « il n’est pas si nul que tu le penses, loin de là »), il fait aussi du basket, il joue à la pelote à main nue (et toi avec, les bleus dans le creux de ta main en attestent), à la pala (avec petite chérie), il danse le mutxiko (pas toi) , a pris 10 centimètres (!) et autant de kilos (non, tu rigoles). Tu attends avec impatience qu’il se mette à chanter dans un choeur basque, la main sur le coeur justement, qu’il demande à jouer au rugby, ou qu’il rentre en te disant « egun on izan nue, ez duzu? ou un truc dans le genre.

En ce qui te concerne, tu as maintenant diverses options quand t’as pas trop le moral : tu vas voir l’eau salée. Tu fermes les yeux et tu entends l’océan rugir, tel un animal contraint de rester à sa place. Tu goûtes les embruns sur tes lèvres et tu collectionnes les larmes de sirène dans le fond de tes poches. Tu vas regarder le soleil se coucher, et accessoirement boire un demi pêche, tu vas courir sur le sable en pleine tempête. Des fois, tu te crois à noël alors que tu es en mai, c’est bien fait pour toi puisqu’à noël tu portais un tee-shirt. Tu vas marcher, ah oui, tu marches beaucoup, d’ailleurs il parait que ça se voit, mais t’en sais rien parce que t’as pas tes yeux au niveau de tes fesses.

Quand il ne fait pas beau, tu te dis que c’est pas grave parce que tu habites en vacances, qu’il fera beau dans une semaine et que tu seras toujours là et comme tu as tes jolies bottes en plastique tu sautes dans les flaques. C’est un peu pathétique quand même. Surtout pour Mister T.

Il t’arrive de sortir de chez toi en espadrille. Pas les espadrilles à la mode avec talon, jolie bride sur la cheville et tout et tout. Non, les véritables espadrilles plates, que tu roules parfois sur le talon parce qu’on t’a dit que ça faisait swag (pour toi, avant, ça faisait mamie). Tu as vraiment du mal à porter des chaussures à talons, parce qu’ici tout le monde est en baskets. Tu t’en fous un peu, voire ça te plait bien, mais ChériChéri pas du tout.

Il y a beaucoup de gens qui viennent te voir et tu trouves ça super chouette qu’ils se préoccupent autant de ton moral.

Le matin, tu dis Egun on et muxus et ça ne te pose plus du tout de problème.

Tu vas au cinéma toute seule. C’est con, mais t’aimes bien ça. Personne ne te voit chialer, surtout que ton problème d’hyper émotivité s’est encore aggravé, vu que maintenant tu pleures devant « Chasseurs d’appart » ou pendant un docu sur ABBA. Par contre il semblerait que le problème que tu rencontrais avec l’école se soit calmé, vu que ton coeur ne se serre pas quand tu déposes ton fils à la grille et que tu ne pleures plus en réunion parent/prof.

Tu vas à la salle. Et depuis quelques jours tu t’en fous complet de lever ton popotin alors qu’il y a du monde. Le monde, tu le vois plus et il parait que ton popotin va bien (merci).

 

 

 

 

 

 

La correction

  1. Votre semaine a été précise/pressée/précieuse ? précise et précieuse. C’était une semaine comme je les aime.
  2. Si vous deviez vous faire faire un tatouage, que choisiriez-vous ? Avant je rêvais d’une étoile sur mon pied, aujourd’hui ce serait un dessin de mon étoile, à l’endroit où elle veut.
  3. Dans quoi allez-vous vous lancer ? Alors donc je me tâte, mais la politique m’attire de plus en plus, et puis le basque (depuis le temps que j’en ai envie) et puis le surf.
  4. Qu’est ce qui vous a choqué cette semaine ? Comment les gens continuent à se moquer de Mme Macron au prétexte de son âge. Samedi nous étions chez des amis, j’ai sorti à une femme de mon âge toute ma théorie. Ça me hérisse les poils.
  5. Si vous habitiez au ciel, que prendriez-vous de haut ? La connerie.

Je garde de Marieal son tatouage (et il n’y a pas d’âge, l’année prochaine serait une bonne date!), la réponse 1 de Karine, le recul de Jodie, les étoiles de ChristelleA, les tatouages de Sophiefromthetrain que je suis ravie de retrouvée, le projet de longue date de Tine (mais le jeu c’était de dire quoi, maintenant ma curiosité est éveillée), la semaine de Corine, la Passacaglia de Claude, le choc de Ma Bretagne et moi qui en a choqué beaucoup, la réponse 3 d’Aurore, les photos pour Anne-Laure, souvent donné en réponse aussi.

Belle semaine à toutes, sous le soleil j’espère, et la chaleur!